Le concours Miss France 2026 n’en finit plus de faire parler de lui. Quelques jours seulement après l’élection d’Hinaupoko Devèze comme Miss France 2026, un scandale d’une rare violence a éclaté autour de deux candidates régionales : Julie Zitouni (Miss Provence 2025) et Aïnhoa Lahitete (Miss Aquitaine 2025). Destituées en quelques heures après la diffusion d’une vidéo privée, les deux jeunes femmes sont au cœur d’une tempête médiatique et numérique. Si Aïnhoa Lahitete a choisi la discrétion, Julie Zitouni, elle, contre-attaque judiciairement.
Retour sur la soirée électorale et la vidéo qui a tout fait basculer
Le samedi 14 décembre 2025, le Zénith de Dijon couronnait Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, comme Miss France 2026. Dans les coulisses, l’ambiance était pourtant loin d’être à la fête pour certaines candidates éliminées dès le Top 12.
Une vidéo tournée à leur insu, diffusée par le compte Instagram très suivi Aqababe (plus de 600 000 abonnés), a capturé un échange privé entre Miss Aquitaine et Miss Provence. On y entend clairement Aïnhoa Lahitete s’étonner du Top 12 (« C’est quoi ce top 12 s’il vous plaît ? ») avant que Julie Zitouni ne réplique : « Il n’y a que des grosses putes ».
En quelques heures, la séquence devient virale. La polémique enfle, les réseaux sociaux s’enflamment et les comités régionaux réagissent immédiatement.
Destitution express, les comités Miss Provence et Miss Aquitaine frappent fort
Le dimanche 15 décembre 2025, moins de 24 heures après la finale, les comités Miss Provence et Miss Aquitaine publient un communiqué commun :
« Suite aux propos tenus par Julie Zitouni, Miss Provence 2025, et Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine 2025, dans une vidéo diffusée sans leur consentement, les comités ont décidé de prononcer leur destitution immédiate. Ces propos sont contraires aux valeurs de respect et de bienveillance portées par l’organisation Miss France. »
| Candidate | Région | Date de destitution | Motif officiel |
|---|---|---|---|
| Julie Zitouni | Miss Provence 2025 | 15 décembre 2025 | Propos injurieux envers d’autres candidates |
| Aïnhoa Lahitete | Miss Aquitaine 2025 | 15 décembre 2025 | Propos contraires aux valeurs Miss France |
Les excuses publiques des deux ex-Miss, trop tard ?
Conscientes de la gravité de la situation, les deux jeunes femmes tentent immédiatement de limiter la casse sur Instagram :
- Julie Zitouni : « Mes propos maladroits ne reflètent absolument pas ce que je pense des candidates. Je m’excuse sincèrement auprès d’elles, de leurs familles et de tous ceux que j’ai pu blesser. »
- Aïnhoa Lahitete : « Sous le coup de l’émotion et du déroulement de la cérémonie, je n’ai pas mesuré la gravité de ce qui se passait. Je regrette profondément mes mots. »
Malgré ces excuses, la vague de cyberharcèlement est déjà lancée.
Cyberharcèlement massif, Julie Zitouni au bord du gouffre
Dès la diffusion de la vidéo, les comptes Instagram, TikTok et X (ex-Twitter) de Julie Zitouni sont submergés d’insultes, de menaces et de messages haineux. Certains internautes vont jusqu’à publier son adresse personnelle ou des photomontages humiliants.
Son avocat, Maître Xavier Pizarro, parle d’une « campagne de harcèlement en ligne coordonnée et de propos manifestement diffamatoires ».
Parmi les accusations les plus graves relayées massivement :
- Des prétendues anciennes vidéos ou photos compromettantes (jamais prouvées)
- Des rumeurs de racisme ou de xénophobie (alors qu’elle a toujours défendu la diversité)
- Des appels au boycott de son futur employeur ou de sa famille
Deux plaintes déposées, contre Aqababe et contre X
Le 18 décembre 2025, Maître Xavier Pizarro confirme à La Provence que deux plaintes seront déposées dans les prochains jours :
| Plainte n°1 | Plainte n°2 |
|---|---|
| Contre le blogueur Aqababe Chef : Diffamation publique et atteinte à la vie privée par la diffusion d’une vidéo privée sans consentement |
Contre X (la plateforme) Chef : Cyberharcèlement aggravé et non-modération de contenus haineux malgré signalements répétés |
L’avocat précise : « Ma cliente usera de toutes les voies de droit nécessaires pour mettre un terme à ces agissements et réparer les préjudices causés, tant sur le plan moral que professionnel. »
Les précédents judiciaires d’Aqababe, un compte déjà dans le viseur
Aqababe n’en est pas à son premier scandale. Le compte, connu pour ses « scoops » sur la télé-réalité et les concours de beauté, a déjà été condamné ou mis en examen à plusieurs reprises :
- 2023 : Condamnation pour diffamation contre une candidate The Voice
- 2024 : Mise en examen pour harcèlement envers une influenceuse
- 2025 : Enquête préliminaire pour diffusion non consentie d’images intimes (affaire en cours)
Que dit la loi sur le cyberharcèlement et la diffamation en France ?
En France, les sanctions peuvent être lourdes :
- Diffamation publique : jusqu’à 12 000 € d’amende
- Diffamation à caractère raciste, sexiste ou homophobe : jusqu’à 45 000 € et 1 an de prison
- Cyberharcèlement en bande organisée : jusqu’à 5 ans de prison et 150 000 € d’amende
L’affaire Julie Zitouni pourrait créer une jurisprudence importante sur la responsabilité des influenceurs et des plateformes face au cyberharcèlement. Alors que le concours Miss France tente de se moderniser et de promouvoir des valeurs d’inclusion, ce scandale met en lumière la violence des réseaux sociaux et le prix parfois exorbitant de la notoriété.
Julie Zitouni, aujourd’hui sans écharpe mais déterminée, a décidé de ne pas se taire. Affaire à suivre.
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