Amanda Lear : "J'ai détesté être mannequin, un objet sexualisé"

Amanda Lear : "J'ai détesté être mannequin, un objet sexualisé"

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 09 novembre 2025 à 18:35

À 86 ans, l'icône Amanda Lear ne mâche pas ses mots. Invitée sur Quelle époque le 8 novembre 2025, elle revient avec une amertume palpable sur ses années de mannequinat. Muse de Salvador Dalí, défilés pour Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld... un parcours glamour ? Pas pour elle. Découvrez pourquoi elle qualifie cette période de "cauchemar" et comment elle s'est réinventée en chanteuse, actrice et personnalité incontournable.

 

Amanda Lear, une icône intemporelle à 86 ans

 

Amanda Lear incarne le glamour subversif depuis plus de cinq décennies. Née en 1939 (ou 1946 selon les sources, l'artiste cultive le mystère), elle a traversé les époques avec une élégance provocatrice. De sa relation légendaire avec Salvador Dalí à ses tubes disco comme "Follow Me", elle reste une figure fascinante de la culture pop française et internationale.

Son retour sur le devant de la scène avec l'album Looking Back – une compilation de reprises audacieuses – prouve que l'âge n'altère en rien son charisme. Mais avant la musique, le théâtre et la télévision, Amanda Lear a conquis les podiums. Un chapitre qu'elle referme aujourd'hui avec une franchise désarmante.

 

Les débuts : de la muse de Dalí au mannequinat international

 

La rencontre avec Salvador Dalí en 1965 marque un tournant décisif. Le peintre surréaliste, fasciné par son androgynie et son aura énigmatique, en fait sa muse. Il la photographie, la peint, et l'introduit dans les cercles artistiques parisiens. C'est le tremplin vers une carrière de mannequin explosive dans les années 1970.

Elle défile pour les géants de la mode : Paco Rabanne avec ses robes en métal futuristes, Thierry Mugler et ses silhouettes dramatiques, Pierre Cardin et ses designs géométriques. Ses couvertures de Vogue Italia, Elle et Harper's Bazaar immortalisent une beauté magnétique.

 

Pourquoi Amanda Lear a-t-elle détesté être mannequin ?

 

Sur le plateau de Quelle époque animé par Léa Salamé, Amanda Lear lâche une bombe : "J'ai détesté être mannequin, parce qu'on est un objet sexualisé." Un constat partagé par Inès de La Fressange, présente aux côtés d'elle : "Moi, on m'appelait le mannequin qui parle. Je parlais trop et on n'est pas supposé parler."

Cette objectification systématique transforme les femmes en simples portemanteaux vivants. Silence imposé, poses figées, regards scrutateurs... Amanda Lear décrit un univers où l'intelligence et la personnalité sont étouffées au profit d'une beauté stéréotypée.

 

La sexualisation : un fardeau quotidien

 

Être mannequin dans les années 70, c'est accepter d'être réduite à un corps. Amanda Lear évoque les séances photo interminables, les essayages déshumanisants, et les commentaires déplacés. "On est un objet", résume-t-elle. Ce n'est pas seulement physique : c'est une négation de l'individualité.

Comparée à d'autres icônes comme Twiggy ou Veruschka, Amanda Lear se distingue par sa rébellion intérieure. Elle refuse de se conformer totalement, ce qui la rend d'autant plus fascinante... et marginalisée dans l'industrie.

Aspect du mannequinat Témoignage d'Amanda Lear Impact psychologique
Silence imposé "On n'est pas supposé parler" Frustration, sentiment d'invisibilité
Sexualisation "Un objet sexualisé" Perte d'estime de soi, colère refoulée
Pressions physiques Défilés épuisants, régimes draconiens Épuisement, troubles alimentaires
Absurdités couture Robe en métal de Chanel Ridiculisation, perte de sens

 

La séquence lunaire de Quelle époque, la robe en métal de Chanel

 

Léa Salamé diffuse une archive hilarante : Amanda Lear dans une robe en métal signée Coco Chanel. Un couturier déclare avec sérieux : "Je crois que l’homme moderne aime beaucoup le métal (...) c’est pour ça que j’aime habiller les femmes en métal."

Les rires fusent sur le plateau. Amanda Lear et Inès de La Fressange s'esclaffent devant l'absurdité. Cette séquence résume l'excentricité parfois grotesque de la haute couture des années 70. Paco Rabanne, avec ses tenues en plaques métalliques, incarnait cette folie futuriste.

Pour Amanda Lear, ces expériences renforcent son rejet du milieu. "C'était lunaire", commente-t-elle. Un mot qui capture l'irréalité d'un monde où l'esthétique prime sur le confort et la dignité.

 

Comparaison avec d'autres mannequins rebelles

 

  • Grace Jones : Refus de la sexualisation passive, imposition de sa personnalité.
  • Veruschka : Abandon du mannequinat pour l'art, lassée de l'objectification.
  • Naomi Campbell : Combats pour la diversité, mais critiques sur les conditions de travail.
  • Amanda Lear : Transition vers la musique et le théâtre pour reprendre le contrôle.

 

La renaissance d'Amanda Lear, de mannequin à artiste pluridisciplinaire

 

Refusant de rester un "objet", Amanda Lear pivote vers la chanson en 1977 avec Tomorrow, produit par David Bowie. Suivent des tubes comme Queen of Chinatown et Follow Me. Sa voix grave, son style androgyne et ses textes provocateurs séduisent l'Europe.

Elle s'illustre aussi au théâtre (Le Bourgeois gentilhomme), à la télévision (présentatrice star en Italie) et au cinéma (Les 101 nuits de Simon Cinéma). Chaque domaine lui permet d'exprimer sa personnalité exubérante, loin des podiums silencieux.

 

Son nouvel album Looking Back : un regard en arrière sans regrets

 

À 86 ans, Looking Back est un projet nostalgique mais audacieux. Reprises de classiques disco et rock, arrangements modernes... Amanda Lear prouve qu'elle n'a pas fini de surprendre. "Je regarde en arrière, mais je vais de l'avant", déclare-t-elle.

Cet album referme la boucle : d'une muse passive à une créatrice active. Un message puissant pour les jeunes générations de mannequins qui luttent contre les mêmes démons.

 

Amanda Lear et l'héritage féministe dans la mode

 

Le témoignage d'Amanda Lear résonne dans le contexte #MeToo et body positivity. Elle incarne une forme de féminisme précurseur : refuser l'objectification sans renier sa sensualité. Son androgynie défiant les normes de genre inspire encore les créateurs queer et inclusifs.

Aujourd'hui, des mannequins comme Bella Hadid ou Adut Akech parlent ouvertement de santé mentale. Amanda Lear a ouvert la voie, prouvant que la beauté n'exclut pas l'intelligence ni la parole.

Années Carrière Réalisation marquante Impact culturel
1965-1970 Muse de Dalí Peintures et photos surréalistes Lancement international
1970-1975 Mannequinat Défilés YSL, Lagerfeld Icône mode androgyne
1977-1980 Chanson Album I Am a Photograph Disco queen européenne
1990-2025 TV, théâtre, musique Présentatrice, one-woman shows Personnalité culte

 

En qualifiant ses années de mannequinat d'"objet sexualisé", Amanda Lear délivre un message intemporel : la vraie beauté réside dans l'authenticité. À 86 ans, avec Looking Back et son franc-parler sur Quelle époque, elle reste une icône rebelle. Une inspiration pour toutes celles qui refusent le silence imposé.

Suivez son actualité, écoutez son album, et rappelez-vous : derrière chaque image glamour se cache souvent une histoire de lutte. Amanda Lear l'a vécue, et elle en sort plus forte que jamais.

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