Invitée sur le plateau de Quotidien le vendredi 19 décembre, Amel Bent est revenue sur une étape importante de sa carrière : son tout premier rôle au cinéma. Venue présenter le film Ma frère, attendu en salles le 7 janvier 2026, la chanteuse a également surpris le public en révélant un complexe physique qu’elle estime partager avec l’actrice américaine Julia Roberts. Une confidence à la fois légère et révélatrice, qui s’inscrit dans un moment charnière de son parcours artistique.
Connue depuis plus de vingt ans pour sa voix puissante et son authenticité, Amel Bent poursuit ainsi une évolution artistique assumée, entre maturité personnelle, nouveaux défis professionnels et parole libre sur ses fragilités.
Un passage remarqué dans Quotidien pour un tournant de carrière
À la veille des vacances scolaires, Yann Barthès recevait une partie de l’équipe du film Ma frère sur le plateau de Quotidien. Aux côtés de Fanta Kebe et Sherel Nataf, Amel Bent est venue défendre un projet cinématographique singulier, à la frontière du film social et du récit intime.
Réalisé par Romane Gueret et Lise Akoka, le long-métrage raconte l’histoire de deux amies d’enfance ayant grandi entre les tours de la place des Fêtes, dans le 19e arrondissement de Paris. Devenues adultes, elles accompagnent un groupe d’enfants de leur quartier en colonie de vacances dans la Drôme. Ce séjour agit comme un révélateur : confrontées à leurs responsabilités, à leurs désirs et à leurs limites, elles doivent redéfinir leur amitié et envisager leur avenir.
Dans ce récit profondément ancré dans le réel, Amel Bent incarne la directrice de la colonie. Un rôle secondaire en apparence, mais structurant, qui l’a conduite pour la première fois devant une caméra de cinéma.
Un premier rôle au cinéma, loin de l’effet de curiosité
Si Amel Bent n’est pas étrangère aux plateaux de télévision ou aux scènes de concert, le cinéma représente pour elle un territoire inédit. À 39 ans, l’artiste fait le choix d’un premier rôle discret, sans volonté de starification, dans un projet porté par une démarche collective et authentique.
Le casting de Ma frère repose en grande partie sur des liens réels. Fanta Kebe et Sherel Nataf ont effectivement grandi place des Fêtes et se connaissent depuis l’enfance. Les réalisatrices, Romane Gueret et Lise Akoka, partagent elles aussi cette histoire commune avec les actrices principales, renforçant la dimension quasi documentaire du film.
Dans ce contexte, la présence d’Amel Bent ne relève pas d’un simple choix médiatique. Son rôle de directrice de colonie s’inscrit dans une logique de transmission et d’encadrement, faisant écho à son image publique de femme engagée, mère de famille et figure bienveillante.
Ce premier pas au cinéma s’ajoute à une année déjà dense pour l’artiste, marquée par son retour musical avec l’album Minuit une, salué pour son ton introspectif et sa sincérité.
Une confidence inattendue lors de l’interview rafale
Comme souvent dans Quotidien, la séquence promotionnelle s’est conclue par une interview dite « rafale », mêlant humour absurde et questions décalées. C’est dans ce cadre que Yann Barthès a interrogé Amel Bent sur un dilemme volontairement extravagant :
« Tu préfères avoir une troisième narine au milieu du front ou une seule oreille, mais énorme, au sommet du crâne ? »
La réponse de la chanteuse, spontanée et assumée, a déclenché les rires du plateau. Refus catégorique de toucher à son front, qu’elle juge déjà trop présent : « La taille du front, ça y est, c’est bon ! » lâche-t-elle sans détour.
Mais derrière la plaisanterie, Amel Bent révèle un complexe bien réel, formulé avec une autodérision qui lui est familière.
Ce “complexe” physique qu’elle dit partager avec Julia Roberts
Poursuivant sa réponse, Amel Bent explique craindre que son front ne soit trop marqué par une artère visible lorsqu’elle rit :
« Déjà j’ai une artère fémorale, il n’y a rien du tout… Je m’empêche de rire, j’ai peur que mon aorte sorte ! Il n’y a que Julia Roberts qui a la même, mais ça n’est pas pareil. »
La comparaison surprend, amuse, mais touche aussi par sa sincérité. Julia Roberts, régulièrement citée pour son sourire iconique et l’expressivité de son visage, a elle-même souvent été commentée pour ses traits atypiques, longtemps éloignés des canons hollywoodiens classiques.
Yann Barthès tente de relativiser, qualifiant cette inquiétude de « n’importe quoi ». Mais Amel Bent persiste, assumant pleinement cette perception d’elle-même. Finalement, elle opte pour l’option la plus absurde : une seule oreille au sommet du crâne, déclenchant l’hilarité générale.
Ambre Chalumeau conclut la séquence avec humour : « Ça a changé tes interviews », soulignant le ton léger et complice de l’échange.
Quand l’autodérision devient un marqueur de sincérité
Cette anecdote, en apparence anodine, s’inscrit dans une constante du discours d’Amel Bent : parler sans filtre, sans chercher à lisser son image. Depuis ses débuts dans Nouvelle Star, la chanteuse a souvent évoqué son rapport complexe au corps, à la féminité et au regard des autres.
À l’instar de Julia Roberts, longtemps perçue comme « hors norme » avant de devenir une icône mondiale, Amel Bent a construit sa carrière sans jamais se conformer totalement aux standards imposés. Cette comparaison, même formulée sur le ton de la plaisanterie, révèle un rapport lucide à la notoriété et à ses injonctions.
Dans un paysage médiatique où l’image est souvent surcontrôlée, cette liberté de parole participe à renforcer le lien de confiance avec le public, un élément clé de sa longévité artistique.
Un moment charnière entre musique, cinéma et maturité artistique
Entre la sortie de Minuit une et l’arrivée prochaine de Ma frère au cinéma, Amel Bent traverse une période de transition féconde. Sans renier son identité musicale, elle explore de nouveaux territoires, portée par une maturité personnelle et professionnelle affirmée.
Son apparition dans Quotidien illustre cette évolution : une artiste installée, capable de défendre un projet cinématographique exigeant tout en assumant ses fragilités avec humour.
Plus qu’un simple trait commun avec Julia Roberts, cette confidence révèle une manière d’être au monde et au métier : accepter ses singularités, les nommer, et parfois en rire.
Un positionnement rare, qui explique sans doute pourquoi Amel Bent continue de toucher un public large, bien au-delà de sa carrière musicale initiale.
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