Un transfert marqué et une rentrée sous les projecteurs
Le départ d'Anne-Sophie Lapix du « 20 Heures » a été commenté dans les médias : une page se tourne et une autre s'ouvre. Son arrivée au sein du groupe M6, d'abord à la radio puis à la télévision, représente un repositionnement stratégique — à la fois personnel et professionnel. Choisir la radio après une carrière télévisuelle de premier plan permet d'explorer d'autres registres d'expression, une proximité différente avec l'auditeur et des formats moins contraints par l'image.
Pourquoi la radio ? Liberté, rythme et proximité
Anne-Sophie le dit elle-même : la radio autorise davantage de spontanéité. Sans la contrainte de l'image, la parole gagne en naturel. La radio impose un rythme particulier — balises publicitaires, teasers, relances — mais offre surtout une immédiateté. C'est un média d'oralité où la voix installe le lien avec l'auditeur. Pour une journaliste habituée à des formats cadrés, passer à la radio ouvre la possibilité de débats plus souples et d'interviews plus fréquentes.
Différences concrètes entre radio et télévision
| Critère | Radio (RTL) | Télévision (20 Heures / M6) |
|---|---|---|
| Contrainte d'image | Absente — priorité à la voix et au contenu oral | Essentielle — posture, plateau, décor |
| Spontanéité | Élevée — échanges plus libres | Modérée — plus d'angles préparés |
| Rythme | Cadencé par pubs et teasers | Structuré par séquences visuelles |
| Format d'interview | Plus fréquent et souvent plus long | Plus court et très scénarisé |
| Relation public | Proximité vocale, fidélité à l'antenne | Impact visuel fort, audience télévisuelle large |
Les défis de l'adaptation, rythme, réflexes et équipe
Anne-Sophie souligne l'importance d'acquérir de nouveaux réflexes : rappeler les invités, teaser les séquences, gérer les transitions publicitaires. Ce sont des détails techniques mais essentiels au bon déroulé d'une tranche radio. L'accompagnement par la rédaction et la direction de l'information facilite la montée en compétence. Le dialogue avec les techniciens et les chroniqueurs (comme Florian Gazan dans sa tranche) permet aussi de trouver le ton juste, mêlant information et moments de détente.
Le format M6, interview hebdomadaire et débrief sur M6+
Sur M6, Anne-Sophie proposera une interview événement chaque dimanche — 10 minutes face à une personnalité marquante, suivies d'un débrief sur M6+. Ce double dispositif mêle format serré (pour la grille) et échange informel (pour le débrief), ce qui peut favoriser une lecture plus exhaustive de l'actualité hebdomadaire. L'approche est pensée pour garder la concentration du téléspectateur tout en offrant une suite pour qui veut approfondir.
Quel ton pour les interviews politiques et médiatiques ?
Anne-Sophie parle d'un ton moins formel pour le débrief, mais attentif : l'interview demandera souvent rigueur et réactivité, notamment quand l'actualité politique s'emballe (nomination, crise, annonce majeure). L'alternance entre interview enregistrée et direct sera choisie au cas par cas : la directivité reste indispensable si une actualité évolue très vite. Ce choix éditorial traduit la volonté de garder de la valeur rédactionnelle tout en offrant de la flexibilité.
Réception et enjeux d'audience, à quoi s'attendre ?
Le public suit souvent les personnalités médiatiques au-delà du média : la notoriété d'Anne-Sophie peut attirer une audience curieuse de voir comment elle s'exprime sans les codes du JT. La radio peut fidéliser des auditeurs quotidiens, tandis que l'interview télévisée hebdomadaire peut générer des pics d'audience le dimanche. L'enjeu pour M6 et RTL : transformer la curiosité en fidélité en proposant une ligne éditoriale claire, des invités pertinents et des formats accessibles.
Le rôle de l'équipe, bienveillance, coaching et construction d'un ton
La transition est collective : rédaction, producteurs, techniciens et chroniqueurs jouent un rôle central. Anne-Sophie mentionne des échanges constants avec Hervé Béroud et Franck Moulin, ce qui montre que l'intégration se fait par la pratique et par le coaching. Ces appuis permettent d'oser, d'affiner un style, et d'expérimenter sans rompre la qualité de l'information.
Impact sur la pratique journalistique, plus de rencontres, plus d'interviews
L'un des changements majeurs pour Anne-Sophie est le volume d'interviews : elle en réalisera désormais beaucoup plus qu'avant. Cela demande une adaptation du travail de préparation (angles, documentation, questions pivot) mais offre aussi l'occasion d'approfondir la connaissance des invités et de multiplier les formats — longs, courts, en direct ou enregistrés.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article !