Ce vendredi matin, l’entreprise Losange à Besançon a été le théâtre d’un braquage d’une violence exceptionnelle. Les auteurs, lourdement armés, ont ouvert le feu sur un véhicule de police lors de leur fuite, sans faire de victimes parmi les forces de l’ordre.
Un commando armé et organisé
Peu avant 7h30, trois individus vêtus de noir et cagoulés ont pénétré dans les locaux de l’entreprise Losange, où se trouvaient seize employés. Selon les premières informations, ils ont utilisé des explosifs pour accéder aux locaux et ont menacé le personnel avant de se diriger vers les coffres. Les images de vidéosurveillance montrent des braqueurs calmes et méthodiques, maîtrisant parfaitement la situation.
Lors de cette opération, les malfaiteurs ont dérobé des métaux précieux avant de prendre la fuite, déclenchant immédiatement une intervention policière sur les lieux.
Des tirs dirigés contre la police
Alors qu’ils quittaient l’entreprise, les braqueurs ont fait face à un véhicule de police arrivant sur le parking. Armés d’une kalachnikov, ils ont ouvert le feu en direction des fonctionnaires. Deux impacts ont été relevés : l’un sur la carrosserie et l’autre pénétrant dans l’habitacle. Par chance, les policiers étaient en train de s’équiper à l’extérieur du véhicule, évitant ainsi tout blessé.
Un étui de kalachnikov a été retrouvé à proximité des lieux, confirmant l’usage d’une arme longue de type militaire. Les forces de l’ordre ont immédiatement déclenché un dispositif de recherche afin de localiser les suspects et récupérer le butin.
Un contexte de récidive
Ce braquage n’est pas un incident isolé pour l’entreprise Losange. En juin 2025, des individus cagoulés et armés avaient tenté de pénétrer dans l’enceinte de l’entreprise. À cette occasion, neuf personnes âgées de 19 à 24 ans avaient été interpellées après saisie d’un pistolet Glock 9 mm, d’explosifs et d’une kalachnikov chargée. La vice-procureure Margaret Parietti avait alors souligné la structure organisée de cette équipe et la gravité des faits.
Des conséquences spectaculaires sur la scène locale
Les rafales tirées par les braqueurs ont projeté certaines munitions sur plusieurs centaines de mètres. Une ogive a été retrouvée dans le frigo d’un appartement situé à 600 mètres de l’entreprise, ce qui illustre la dangerosité extrême de l’opération et la menace immédiate pour les habitants environnants.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé sur X « cette violence débridée et criminelle », soulignant la détermination des forces de l’ordre à retrouver les auteurs : « Nous ne déplorons heureusement aucun blessé parmi les forces de l’ordre. Nous retrouverons les auteurs et ils répondront de leurs actes. »
Un impact émotionnel majeur sur le personnel
Les employés de Losange, invités à rester devant les locaux après l’incident, ont été profondément marqués par l’attaque. Le braquage à l’explosif, conjugué à la violence des tirs, a suscité un choc intense au sein de la société, mettant en évidence les risques élevés auxquels sont confrontés les salariés lors d’opérations criminelles ciblant les entreprises de valeur.
Ce braquage à Besançon illustre la dangerosité des opérations criminelles contemporaines, combinant planification, armes de guerre et audace extrême. Si aucun policier n’a été blessé, l’incident souligne l’importance de renforcer la sécurité des entreprises et la vigilance des forces de l’ordre face à des criminels lourdement armés et déterminés.
Les enquêtes sont en cours et les autorités locales poursuivent les recherches pour appréhender les suspects et sécuriser les biens dérobés.
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