Le chanteur Slimane a récemment été condamné à 10 000 euros d’amende, dont 3 000 avec sursis, par le tribunal judiciaire de Saint-Étienne. Cette condamnation fait suite à une plainte déposée pour harcèlement sexuel après un concert donné en décembre 2023.
Les faits à l'origine de la condamnation
Les faits reprochés à Slimane se sont déroulés le 17 décembre 2023 lors d’un concert au Zénith de Saint-Étienne. Le chanteur aurait envoyé plusieurs dizaines de messages et vidéos à caractère pornographique à un technicien, sans le consentement de ce dernier.
La première plainte a été déposée en octobre 2024, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire. Quelques semaines plus tard, un second technicien a porté plainte pour agression sexuelle, affirmant avoir été plaqué contre un mur et sollicité pour un rapport sexuel après le spectacle.
Les suites de l’enquête judiciaire
L’enquête menée par la police judiciaire a permis de confirmer uniquement les faits de harcèlement sexuel liés aux messages et vidéos envoyés sans consentement. Les autres plaintes, y compris celle du second technicien, ont été classées sans suite, comme l’a précisé la procureure de Saint-Étienne, Anne Gache.
Slimane entendu par la justice
Le chanteur, père d’Esmeralda, a été convoqué une seconde fois cet été dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte en novembre 2024. Selon Me Anne-Sophie Charrieras, avocate des plaignants, les faits se seraient déroulés en présence de témoins, certains ayant filmé la scène avec leur smartphone.
La procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)
La condamnation a été prononcée dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Cette procédure permet de sanctionner rapidement des délits sans passer par un procès classique. La condamnation de Slimane concerne uniquement le harcèlement sexuel aggravé par l’usage d’un support numérique.
Résumé de la condamnation
| Chanteur | Montant de l’amende | Amende avec sursis | Faits retenus | Faits non retenus |
|---|---|---|---|---|
| Slimane | 10 000 € | 3 000 € | Harcèlement sexuel par messages et vidéos | Agression sexuelle |
Impact médiatique et réputation
En raison de la notoriété de Slimane, l’affaire a été largement relayée par les médias et suscite un vif intérêt dans le public. Cependant, le tribunal a limité le jugement aux faits strictement établis dans la procédure, à savoir l’envoi de messages et vidéos sans consentement.
Analyse juridique de l’affaire
Le cas de Slimane illustre plusieurs aspects du droit pénal français :
- Harcèlement sexuel aggravé : l’usage d’un support numérique constitue une circonstance aggravante.
- Procédure CRPC : permet une reconnaissance rapide de culpabilité avec réduction de peine possible.
- Classement sans suite : seules les preuves établissant les faits de harcèlement ont conduit à une condamnation.
Éléments clés de la procédure
| Élément | Détails |
|---|---|
| Date des faits | 17 décembre 2023 |
| Date de la première plainte | Octobre 2024 |
| Date de la condamnation | 16 septembre 2025 |
| Tribunal | Tribunal judiciaire de Saint-Étienne |
| Montant de l’amende | 10 000 € (dont 3 000 € avec sursis) |
| Type de procédure | CRPC |
Conséquences pour l’artiste
Cette condamnation pourrait avoir un impact sur la carrière de Slimane, notamment en termes d’image publique et d’opportunités professionnelles. Les artistes reconnus coupables de harcèlement sexuel subissent souvent des restrictions dans leurs engagements médiatiques et contractuels.
Le verdict rendu par le tribunal judiciaire de Saint-Étienne marque une étape importante dans la lutte contre le harcèlement sexuel dans le milieu du spectacle. Bien que Slimane ait été reconnu coupable uniquement pour l’envoi de messages et vidéos sans consentement, cette affaire souligne l’importance de la prévention et de la responsabilité dans les interactions numériques.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article !