L’absence de Tadej Pogacar sur la Vuelta 2025 soulève de nombreuses questions au sein de la formation UAE Team Emirates. Alors que le Slovène a préféré récupérer après son triomphe au Tour de France, ses coéquipiers semblent traverser une période délicate. Joao Almeida, propulsé en leader, se heurte au manque de soutien de son compatriote espagnol Juan Ayuso, suscitant des spéculations sur une fracture interne dans l’équipe.
Une Vuelta sans Pogacar, un choix stratégique ou une faille dans l’équilibre de l’équipe ?
Décider de laisser Pogacar au repos après un Tour de France exigeant était une décision logique. Toutefois, cette absence change considérablement la hiérarchie. Joao Almeida s’impose naturellement comme chef de file, mais son rôle de leader est fragilisé par les performances irrégulières de ses coéquipiers, en particulier Juan Ayuso.
Joao Almeida face à un soutien insuffisant
Lors de l’étape de Valdezcaray, Almeida s’est retrouvé isolé au moment clé. Malgré une tentative d’assistance de Jay Vine, il a dû affronter seul l’offensive de Jonas Vingegaard. Dans ses déclarations post-course, il a laissé entendre qu’un manque de solidarité pesait sur ses chances de victoire. Cette situation interroge sur la cohésion réelle de l’équipe.
Juan Ayuso, talent ou individualisme ?
Ayuso, présenté comme un futur grand du cyclisme espagnol, peine à s’adapter au rôle d’équipier modèle. Sa performance en dents de scie — capable de remporter une étape mais absent dans les moments décisifs — alimente les doutes. Son attitude rappelle les tensions déjà perceptibles lors du Tour de France précédent, où il avait refusé de se mettre au service de Pogacar.
Les déclarations qui alimentent la polémique
Dans un entretien relayé par L’Équipe, Almeida a souligné avec diplomatie mais fermeté son isolement : « J’ai peut-être manqué un peu d’aide de mes équipiers ». Bien que non cité directement, Juan Ayuso semble être la cible implicite de ce reproche. De son côté, le directeur sportif Joxean Matxin-Fernandez a préféré minimiser la situation, attribuant la défaite à la supériorité de Vingegaard.
Comparatif des performances UAE Team Emirates sur la Vuelta
| Coureur | Rôle Attendu | Performance Observée | Impact sur l’équipe |
|---|---|---|---|
| Joao Almeida | Leader pour le général | Solide mais isolé | Affaibli sans soutien collectif |
| Juan Ayuso | Lieutenant / Grimpeur | Étape gagnée mais irrégulier | Frustration des coéquipiers |
| Jay Vine | Équipier en montagne | Soutien ponctuel | Insuffisant face aux leaders rivaux |
Une fracture interne ou simple malentendu ?
L’histoire du cyclisme est jalonnée de tensions entre leaders et coéquipiers. Cependant, il est encore prématuré de conclure à une véritable crise au sein de l’UAE. Ces divergences pourraient être temporaires, liées à la fatigue, à la pression médiatique ou à des objectifs personnels mal alignés.
L’avenir de UAE Team Emirates sans Pogacar
La grande question demeure : l’équipe est-elle trop dépendante de Pogacar ? Les récentes étapes semblent démontrer que sans son leader charismatique et polyvalent, la structure de l’équipe se fragilise. Pour viser la victoire sur les grands tours, UAE devra clarifier la hiérarchie et redéfinir les rôles de ses jeunes talents.
La Vuelta 2025 met en lumière les défis internes de UAE Team Emirates. L’absence de Pogacar, combinée aux ambitions individuelles de ses coéquipiers, révèle une fragilité organisationnelle. Pour espérer rivaliser avec des formations comme Jumbo-Visma ou Ineos, UAE devra travailler sur sa cohésion d’équipe et sa stratégie collective. Les prochains grands rendez-vous seront décisifs pour savoir si cette formation saura transformer ces tensions en force, ou si elles deviendront un obstacle majeur à ses ambitions.
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