Vendredi 23 janvier 2026, Cyril Hanouna animait en direct une nouvelle édition de Tout beau, tout n9uf (TBT9) sur W9. Une émission globalement performante en termes d’audience, mais surtout marquée par une séquence verbale qui n’a pas tardé à faire réagir. En révélant, sans détour, le nom de l’invitée qu’il considère comme la « pire » de sa carrière, l’animateur a cité une actrice américaine de renommée mondiale : Charlize Theron. Une déclaration brute, assumée, qui interroge autant sur la liberté de ton revendiquée par l’animateur que sur les codes contemporains du talk-show télévisé.
Une émission sous le signe de la performance et de la continuité
Diffusé en access prime time, Tout beau, tout n9uf poursuit sa trajectoire solide sur W9. Ce vendredi 23 janvier 2026, l’émission était programmée en plusieurs segments, une mécanique désormais bien rodée qui permet à la chaîne de maximiser la rétention d’audience tout au long de la soirée.
Les deux premières parties de Cyril et la famille, diffusées entre 18h44 et 19h39, ont rassemblé respectivement 562 000 et 691 000 téléspectateurs, correspondant à 4,2 % et 4,6 % de part d’audience sur l’ensemble du public. Des scores stables sur une semaine, confirmant l’ancrage progressif du programme dans les habitudes des téléspectateurs.
Le cœur du talk-show, TBT9, diffusé entre 19h46 et 21h03, a franchi un cap symbolique. Les deux segments ont attiré 1 million puis 1,14 million de fidèles, soit 6,1 % et 6,5 % de part de marché. Une progression notable de +0,9 point sur la première partie, tandis que la seconde se maintient à un niveau élevé.
Enfin, la dernière tranche, proposée entre 21h03 et 21h15, a culminé à 1,55 million de téléspectateurs, représentant 8,5 % de part d’audience sur les quatre ans et plus. Malgré un léger recul hebdomadaire de 0,4 point, l’émission s’est classée leader face aux autres talks concurrents diffusés simultanément.
Une dynamique éditoriale toujours fondée sur la liberté de ton
Si les performances d’audience confirment la solidité du programme, l’ADN de Cyril Hanouna demeure inchangé : une parole spontanée, parfois abrasive, assumant la prise de risque permanente. C’est précisément cette posture qui a donné lieu à la séquence la plus commentée de la soirée.
Interrogé sur les invités qui l’ont le plus marqué au cours de sa carrière, l’animateur n’a pas hésité à désigner celle qu’il a qualifiée de « plus reloue ». Une formulation volontairement familière, immédiatement renforcée par une déclaration sans nuance : « Quelle plaie celle-là ! ».
Le nom révélé a surpris par son aura internationale : Charlize Theron, actrice oscarisée, était invitée sur le plateau de Touche pas à mon poste en 2019, à l’époque de la diffusion sur C8.
Charlize Theron, un souvenir manifestement amer pour l’animateur
Selon Cyril Hanouna, la venue de l’actrice américaine ne lui a laissé aucun souvenir positif. Il affirme avoir trouvé son attitude particulièrement difficile à gérer, évoquant un manque de complicité et une distance incompatible, selon lui, avec l’esprit du programme.
L’animateur est allé plus loin en exprimant un regret précis : ne pas avoir réalisé l’un de ses gags emblématiques de l’époque, le fameux « chocolat », consistant à asperger les chroniqueurs ou invités dans un registre volontairement potache. Une idée finalement abandonnée à la demande de ses équipes, soucieuses du contexte et du prestige de l’invitée.
Avec le recul, Cyril Hanouna affirme regretter cette retenue, rappelant qu’il s’agissait d’une période où il revendiquait un humour plus frontal et transgressif. Une époque qu’il résume lui-même comme celle où il « chocolatait tout le monde », sans distinction.
Une déclaration révélatrice d’un style télévisuel clivant
Cette séquence illustre une nouvelle fois la singularité du positionnement de Cyril Hanouna dans le paysage audiovisuel français. Là où de nombreux animateurs privilégient aujourd’hui la diplomatie et le consensus, il continue de revendiquer une parole libre, quitte à froisser.
Ce choix éditorial participe incontestablement à la fidélité de son public, mais il soulève également des interrogations sur la frontière entre sincérité assumée et respect des personnalités invitées, en particulier lorsque celles-ci ne sont pas présentes pour répondre.
Dans un contexte médiatique marqué par une vigilance accrue sur les propos tenus à l’antenne, la sortie de l’animateur s’inscrit dans une logique de continuité, mais aussi de provocation maîtrisée, parfaitement intégrée à son image.
Mike Tyson, autre regret… mais un souvenir mythique
Au cours de la même séquence, Cyril Hanouna a évoqué un second regret, cette fois teinté d’ironie. Lors de la venue de Mike Tyson sur le plateau, il confie avoir envisagé de lui donner une « grosse gifle » afin de créer, selon ses termes, un « buzz mondial ».
Une idée immédiatement écartée par ses équipes, conscientes des risques évidents, tant sur le plan physique que médiatique. L’animateur reconnaît aujourd’hui le bien-fondé de cette décision, tout en qualifiant la venue de la légende de la boxe comme l’un de ses plus beaux souvenirs de télévision.
Cette anecdote, racontée sur le ton de la confidence, illustre la tension permanente entre instinct spectaculaire et cadre professionnel qui structure la mécanique de ses émissions.
Eva Longoria, contrepoint d’une invitée idéale
En contraste avec ces souvenirs plus conflictuels, Cyril Hanouna a tenu à saluer une invitée qu’il considère comme la plus agréable qu’il ait reçue : Eva Longoria.
L’actrice et productrice américaine est décrite comme accessible, souriante et parfaitement en phase avec l’esprit du programme. Une référence positive qui vient nuancer le propos et rappeler que les relations entre l’animateur et les stars internationales ne sont pas systématiquement tendues.
Ce contraste renforce la portée de ses déclarations, en soulignant que son jugement ne relève pas d’une posture anti-stars, mais bien d’une expérience personnelle revendiquée.
Un programme en mutation, mais un animateur fidèle à son ADN
Tout beau, tout n9uf s’apprête à connaître plusieurs évolutions dans les semaines à venir, notamment avec un changement majeur annoncé dans l’organisation de l’émission et une pause temporaire de Cyril Hanouna à l’animation.
Pour autant, cette séquence démontre que l’animateur reste fidèle à ce qui a fait son succès : une parole directe, un rapport décomplexé à l’antenne et une capacité à transformer chaque anecdote en moment de télévision commenté.
À l’heure où les talk-shows cherchent à se réinventer pour capter l’attention sur mobile et sur les plateformes sociales, ce type de déclaration, factuelle mais émotionnelle, s’inscrit pleinement dans une logique de viralité maîtrisée.
Un équilibre délicat entre engagement et responsabilité
En qualifiant publiquement une actrice de renommée mondiale de « plaie », Cyril Hanouna prend une position qui ne laisse pas indifférent. Si ses propos relèvent de l’opinion personnelle et du registre de l’anecdote, ils rappellent aussi la responsabilité qui accompagne une exposition médiatique de cette ampleur.
Entre liberté d’expression, narration télévisuelle et respect des personnalités publiques, l’animateur continue d’évoluer sur une ligne de crête, consciente et assumée.
Un positionnement qui, au-delà de la polémique ponctuelle, confirme la place singulière de Cyril Hanouna dans le paysage audiovisuel français, à la croisée du divertissement populaire et du commentaire médiatique.
Tout beau, tout n9uf est diffusé du lundi au vendredi à partir de 18h45 sur W9.