Chez Enjoy Station, on observe depuis plusieurs années une montée en puissance des récits immersifs sur les réseaux sociaux. L’affaire Cyril Schreiner en est une illustration brutale : un scénario fictionnel présenté comme réel, capable de mobiliser émotionnellement une communauté entière.
L’influenceur a reconnu avoir inventé l’enlèvement de son chien Albert pour redynamiser son contenu. Un aveu qui ne relève pas seulement de l’erreur individuelle, mais qui met en lumière une mécanique plus large de l’économie de l’attention.
La tentation du feuilleton permanent
Depuis les débuts de YouTube et d’Instagram, les créateurs les plus suivis ont compris une chose : l’engagement naît du récit. Suspense, rebondissements, indices disséminés… Le faux enlèvement d’Albert reprend tous les codes des séries interactives que l’on voit fleurir sur les plateformes.
À la différence près que le public n’était pas face à une fiction annoncée comme telle. En brouillant volontairement la frontière entre réel et mise en scène, Cyril Schreiner a enclenché une implication émotionnelle profonde, notamment chez les propriétaires d’animaux, touchés par la peur du vol ou de la disparition.
Un capital confiance fragilisé
Dans sa vidéo d’excuses, l’influenceur insiste sur l’absence de gain financier et sur les partenariats perdus. Cet argument révèle une réalité clé du secteur : la crédibilité est la première monnaie de l’influence.
Une communauté accepte la mise en scène tant qu’elle se sent respectée. En découvrant que chaque indice, chaque négociation et chaque appel à l’aide relevaient d’un script, une partie du public se sent instrumentalisée.
Un précédent dangereux pour l’écosystème
Ce type de canular n’est pas isolé. Historiquement, d’autres créateurs ont déjà mis en scène des drames personnels avant de les révéler comme faux, souvent pour relancer des audiences en baisse.
Le risque est clair : banaliser la manipulation émotionnelle comme levier éditorial. À terme, ce sont l’ensemble des créateurs sincères qui pâtissent d’une défiance généralisée.
Responsabilité éditoriale à l’ère des créateurs
Contrairement aux médias traditionnels, les influenceurs ne disposent pas de chartes déontologiques formalisées. Pourtant, leur impact est parfois équivalent, voire supérieur, à celui de certaines rédactions.
L’affaire Schreiner rappelle une évidence que l’on défend chez Enjoy Station : plus l’audience est large, plus la responsabilité éditoriale est forte.
Continuer à divertir sans tromper, raconter sans manipuler, engager sans mentir : voilà le véritable défi des créateurs en 2026.
Source officielle : Compte Instagram de Cyril Schreiner | Relais de la déclaration sur X