Djimo mis en examen pour viol : les échanges révélés avec Elise Vigné

Djimo mis en examen pour viol : les échanges révélés avec Elise Vigné

Auteur : Julien Baudry

Date : 24 janvier 2026 à 20:56

Une affaire judiciaire secoue le monde du stand-up français. Le 23 janvier, Mediapart a révélé que l’humoriste Djimo a été mis en examen pour viol le 15 janvier 2026, suite à une plainte déposée en 2023 par la comédienne de doublage Elise Vigné. Les faits allégués remontent à 2015. À ce stade, la présomption d’innocence demeure pleinement applicable.

Une procédure judiciaire en cours

Une information judiciaire pour « viol » avait été ouverte début 2024, concernant Djimo ainsi que l’humoriste Lenny M’Bunga. Initialement placés sous le statut de témoins assistés — Djimo pour « viol commis en réunion » et Lenny M’Bunga pour « complicité » — la qualification des faits pour Djimo a été requalifiée en viol selon Mediapart. Lenny M’Bunga reste témoin assisté dans ce dossier.

Les faits présumés, une soirée en 2015

Les événements allégués se seraient déroulés lors d’une soirée alcoolisée en septembre 2015. À l’époque, Elise Vigné travaillait comme régisseuse au Paname Comedy Club. Selon son récit transmis à Mediapart, elle aurait invité Djimo et Lenny M’Bunga chez elle après la soirée. Elle affirme avoir eu un rapport sexuel consenti avec Lenny M’Bunga, avant que Djimo n’entre dans sa chambre alors qu’elle était « allongée sur le ventre » et « en train de s’endormir ». Elle accuse Djimo de l’avoir pénétrée sans son consentement.

Elise Vigné indique avoir demandé à Djimo d’arrêter. Celui-ci aurait quitté la pièce « tout de suite » et « en courant », sans qu’elle ne voie son visage. Le même jour, elle aurait confié l’incident à l’humoriste Akim Omiri, qui relate qu’un sketch de Lenny M’Bunga aurait évoqué cet épisode. L’avocat de Lenny M’Bunga, Romain Dieudonné, conteste cette version, niant l’existence de tels propos.

Des échanges privés révélateurs

Le lendemain des faits présumés, Elise Vigné aurait confronté Djimo par messages. Selon Mediapart, Djimo aurait répondu : « Tu n’as pas couché avec moi arrête de me soûler » et « Si tu n’assumes pas d’avoir couché avec Lenny ce n’est pas mon problème ». Elise Vigné décrit un sentiment d’humiliation, affirmant que « tout le monde savait » au Paname Comedy Club.

Parmi les autres échanges cités par le média, un message de Lenny M’Bunga, daté du 2 octobre 2015, indiquerait : « Je ne savais pas qu’il ne dirait pas que c’est lui et qu’il se ferait passer pour moi. » Plus troublant encore, un message attribué à Djimo en octobre 2025 contiendrait : « J’ai vraiment cru au début [que] tu pensais que c’était moi. Dès que t’as commencé à m’appeler Lenny, c’est là où je suis sorti de la chambre. Franchement, je me sentais mal. » Il aurait également écrit : « Je suis responsable. »

Un impact sur le monde du stand-up

Cette mise en examen met en lumière des problématiques sensibles dans le milieu du stand-up français, où les relations professionnelles et personnelles s’entremêlent parfois. Les réactions dans le milieu restent pour l’heure prudentes, les acteurs du secteur insistant sur l’importance de respecter la procédure judiciaire et la présomption d’innocence.

L’affaire soulève également des questions sur la responsabilité et la prévention des violences sexuelles dans le cadre professionnel. Les échanges numériques entre victimes et présumés auteurs sont désormais au cœur des enquêtes, contribuant à documenter les faits et à éclairer les juges sur le contexte et la chronologie des événements.

Enjeux médiatiques et judiciaires

La médiatisation de cette affaire par Mediapart s’inscrit dans un contexte où la transparence sur les violences sexuelles dans le spectacle vivant est de plus en plus revendiquée. L’ouverture de l’information judiciaire et la requalification des faits témoignent d’un traitement judiciaire attentif et structuré, permettant de distinguer les différents niveaux de responsabilité et de vérifier les faits avant toute décision de justice.

Les professionnels du secteur appellent à un dialogue structuré sur la prévention, la formation et l’accompagnement des artistes et techniciens face aux risques d’agression et de harcèlement. Cette affaire pourrait avoir un effet de catalyseur, incitant les structures à renforcer les protocoles internes et les dispositifs de signalement.

L’affaire Djimo – Elise Vigné illustre la complexité des enquêtes sur des faits présumés anciens, mêlant témoignages directs, échanges numériques et témoignages secondaires. Si la procédure judiciaire suit son cours, elle offre également une opportunité de réflexion pour le secteur du stand-up et du spectacle vivant sur la prévention et la responsabilité individuelle.

Les prochaines étapes judiciaires seront déterminantes pour établir les faits et permettre un jugement éclairé. La médiatisation et la documentation des échanges privés montrent à quel point les preuves numériques jouent un rôle central dans les affaires de violences sexuelles, surtout lorsqu’elles remontent à plusieurs années.

Articles similaires

Djimo mis en examen pour viol : l'affaire révélée par Mediapart

Djimo mis en examen pour viol : l'affaire révélée par Mediapart

Le monde de l’humour français est secoué par une affaire judiciaire majeure. L’humoriste Djimo,...

Prince Andrew dans la tourmente : Nouveaux échanges avec Jeffrey Epstein révélés

Prince Andrew dans la tourmente : Nouveaux échanges avec Jeffrey Epstein révélés

Le scandale entourant le prince Andrew et ses liens présumés avec Jeffrey Epstein continue de...

Sarah Ferguson : les nouveaux échanges avec Jeffrey Epstein révélés | Enjoy Station

Sarah Ferguson : les nouveaux échanges avec Jeffrey Epstein révélés | Enjoy Station

Sarah Ferguson : les nouveaux échanges avec Jeffrey Epstein révélés | Enjoy Station Une nouvelle...

Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article !