Ce dimanche 30 novembre 2025, l’émission Face à Face sur CNews a pris une tournure inattendue. Alors qu’il animait comme chaque semaine son débat à 19 heures, le journaliste Eliot Deval a publiquement annoncé avoir saisi la justice contre le chroniqueur Gilles-William Goldnadel pour des propos jugés dénigrants. Retour détaillé sur cet échange électrique qui a passionné plus de 500 000 téléspectateurs.
Face à Face, un duo Goldnadel – Naulleau qui cartonne toujours
Depuis le 16 novembre 2025, Éric Naulleau remplace temporairement Julien Dray, habituel adversaire de Gilles-William Goldnadel dans l’émission dominicale. Ce changement n’a absolument pas freiné l’élan de Face à Face. Au contraire, les audiences restent excellentes.
Le dimanche 23 novembre 2025, le programme a rassemblé 521 000 téléspectateurs, soit 3,1 % de part d’audience sur les 4 ans et plus. Un score qui a permis à CNews de dominer une nouvelle fois le classement des chaînes info, aussi bien sur l’ensemble du public que sur la cible stratégique des 25-49 ans.
| Date | Téléspectateurs | PDA 4+ | Classement chaînes info |
|---|---|---|---|
| 23 novembre 2025 | 521 000 | 3,1 % | 1ère |
| 30 novembre 2025 (estimation) | En cours de consolidation | Prévision > 3 % | Probable 1ère |
Le tweet de trop, quand Goldnadel écrit volontairement « Eliot Duval »
Comme chaque semaine, Gilles-William Goldnadel a publié un tweet quelques heures avant l’émission pour annoncer sa présence. Problème : pour la deuxième fois consécutive, il a écrit « Eliot Duval » au lieu de Deval. Une erreur que le principal intéressé considère comme volontaire et méprisante.
Le message exact diffusé à l’antenne était le suivant :
« Ce soir le Chevalier Blanc sera comme toujours seul face à deux larrons ligués : Le marquis de Naulleau, transfuge de l’odieux visuel public et son sbire l’ignoble Eliot Duval. Aidez-le, il est pauvre et affamé. (chèques acceptés) ».
Le terme « sbire ignoble » associé à la faute répétée sur son nom a fait déborder le vase pour Eliot Deval.
La réplique cinglante d’Eliot Deval en direct
Dès le début de l’émission, le journaliste a affiché le tweet à l’écran et a lancé, avec un ton mi-sérieux mi-ironique :
« Allô l’Arcom ! Aidez-moi ! »
Puis, face à Gilles-William Goldnadel présent sur le plateau, il a ajouté :
« J’ai saisi l’Arcom et j’ai saisi la justice pour dénigrement. »
Cette annonce, faite devant des centaines de milliers de téléspectateurs, marque un tournant dans les relations déjà tendues entre les deux hommes.
Contexte, des tensions qui duraient depuis plusieurs semaines
Début novembre 2025, Eliot Deval avait déjà publiquement reproché à Gilles-William Goldnadel de « cracher sur son nom » en écrivant systématiquement « Duval ». L’avocat avait répondu qu’il s’agissait d’une simple erreur de frappe, mais la répétition de l’incident a convaincu le journaliste du caractère intentionnel.
À cela s’ajoutent des qualificatifs de plus en plus virulents dans les tweets de promotion de l’émission (« sbire », « ignoble », etc.), créant un climat délétère en coulisses.
Quelles suites judiciaires possibles ?
Le dénigrement et l’injure publique sont passibles en France de :
- Jusqu’à 12 000 € d’amende pour injure non publique
- Jusqu’à 45 000 € d’amende et 1 an de prison pour injure publique à caractère racial, religieux ou autre (non applicable ici)
- Dommages et intérêts civils
L’affaire sera probablement jugée sur le terrain de l’injure publique simple ou du dénigrement, selon les termes exacts retenus par la justice.
Réactions sur les réseaux sociaux
Le hashtag #DevalGoldnadel a rapidement grimpé dans les tendances Twitter/X le soir même. Les avis sont très partagés :
- Une partie des internautes soutient Eliot Deval et parle de « harcèlement »
- L’autre défend la liberté d’expression de Gilles-William Goldnadel et voit dans la plainte une atteinte à la satire
Loin de faire baisser l’audience, cette guerre ouverte entre le présentateur et son chroniqueur star semble au contraire doper l’intérêt du public. Rendez-vous le dimanche 7 décembre 2025 pour savoir si la tension sera retombée… ou si de nouvelles révélations viendront alimenter la polémique.
Face à Face, tous les dimanches à 19h sur CNews.
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