Ellen DeGeneres, célèbre animatrice de talk-show américaine, a récemment fait une apparition remarquée aux côtés de son épouse Portia de Rossi lors de l’inauguration de la nouvelle galerie parisienne RH. Malgré sa discrète mise en retrait médiatique, Ellen reste une figure emblématique de la télévision, connue pour avoir fait son coming out lesbien en direct à la télévision, bien avant que d’autres célébrités ne s’y risquent.
Cette apparition, pourtant anodine, a suscité une vague de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, illustrant une fois de plus que la notoriété ne protège pas contre la lesbophobie et l’âgisme.
L’âgisme et la lesbophobie, des réactions virulentes en ligne
La réaction du public a été immédiate et souvent cruelle. Parmi les commentaires les plus fréquents, on retrouve :
| Commentaire | Type d'attaque |
|---|---|
| Elle est si vieille | Âgisme |
| C'est triste à voir | Âgisme |
| Je la déteste | Lesbophobie / haine personnelle |
| Ellen ressemble de plus en plus à un mec | Lesbophobie et sexisme |
| Cette coupe de cheveux est horrible | Critique esthétique liée à l'âgisme |
Ces réactions mettent en lumière une double discrimination : l’âgisme qui frappe toute femme vieillissante sous le regard public, et la lesbophobie qui stigmatise les femmes affirmant leur orientation sexuelle.
Ellen DeGeneres, symbole de l’émancipation
Malgré ces attaques, Ellen DeGeneres continue de s’afficher fièrement avec Portia de Rossi, rappelant que l’émancipation et la visibilité LGBT sont des combats encore nécessaires. Sa carrière exemplaire illustre son rôle de pionnière dans l’animation américaine et dans la défense des droits des femmes et des lesbiennes.
Être une femme qui assume son orientation sexuelle dans le domaine public attire malheureusement encore les critiques les plus absurdes et les plus violentes, souvent alimentées par des stéréotypes de genre profondément enracinés.
Analyse sociologique, les racines de la haine
Selon Alice Coffin dans Le génie lesbien, la lesbophobie repose sur le refus de reconnaître la légitimité et la féminité des femmes qui aiment d’autres femmes. Les commentaires tels que "ce n’est pas une femme, c’est un homme" témoignent de ce mécanisme : dénier la valeur d’une femme pour mieux la discréditer.
De même, Monique Wittig soulignait que la société tend à définir les femmes en fonction de leur disponibilité pour les hommes. Toute femme émancipée et lesbienne devient alors un objet de critique, car elle échappe à cette norme.
Les chiffres et la visibilité LGBT
Les études montrent que la visibilité des célébrités LGBT joue un rôle crucial dans l’acceptation sociale :
| Année | Pourcentage d'acceptation des lesbiennes | Source |
|---|---|---|
| 2000 | 56% | Pew Research |
| 2010 | 63% | Pew Research |
| 2020 | 71% | Pew Research |
Ces chiffres montrent une amélioration de la tolérance au fil des années, mais la persistance de commentaires haineux envers Ellen DeGeneres prouve que le chemin est encore long.
Ellen DeGeneres incarne la résilience face aux attaques personnelles, à l’âgisme et à la lesbophobie. Son engagement, sa visibilité et son courage sont essentiels pour continuer à faire évoluer les mentalités et à sensibiliser le public aux discriminations encore présentes.
Il est essentiel de rappeler que le respect de chaque individu, quelle que soit son orientation sexuelle ou son âge, reste un principe fondamental de notre société. Ellen DeGeneres le montre au quotidien en restant fidèle à elle-même et à son couple.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article !