Élodie Gossuin et les polémiques Miss France : Pourquoi « c’était mieux avant » résonne encore en 2025

Élodie Gossuin et les polémiques Miss France : Pourquoi « c’était mieux avant » résonne encore en 2025

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 16 décembre 2025 à 13:55

En décembre 2025, l’élection de Miss France 2026 a été marquée par un scandale inattendu : la destitution de deux candidates régionales, Miss Provence et Miss Aquitaine, suite à des propos injurieux tenus en coulisses. Élodie Gossuin, sacrée Miss France 2001 et figure emblématique du concours, n’a pas hésité à partager son ressenti. Dans une interview accordée à Purepeople, elle confie une certaine nostalgie : « Quand tu vois les polémiques pendant ou après, j’ai envie de dire que c’était mieux avant. » Cette phrase, loin d’être anodine, reflète un débat plus large sur l’évolution du concours de beauté le plus suivi en France.

Cet article explore les déclarations d’Élodie Gossuin, contextualise la récente polémique et analyse les transformations profondes de Miss France au fil des décennies. Il vise à comprendre pourquoi ces incidents secouent l’institution et comment le concours s’adapte à une société hyperconnectée.

 

Le scandale de Miss France 2026 : une polémique qui a fait destituer deux miss

 

Le 6 décembre 2025, au Zénith d’Amiens, Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, est couronnée Miss France 2026. La soirée, riche en émotions, est rapidement éclipsée par une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Filmées en loges après leur élimination, Julie Zitouni (Miss Provence 2025) et Aïnhoa Lahitete (Miss Aquitaine 2025) critiquent vivement le Top 12 sélectionné. Les propos, jugés insultants – incluant l’expression « grosses putes » pour désigner les demi-finalistes –, choquent l’opinion publique.

Malgré des excuses publiques rapides des deux jeunes femmes, les comités régionaux Provence-Côte d’Azur et Aquitaine, soutenus par la Société Miss France, prononcent leur destitution le 9 décembre. Dans un communiqué conjoint, ils expliquent que ces « paroles et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs » défendues par l’organisation : respect, sérieux et responsabilité, surtout vis-à-vis des jeunes qui s’identifient aux miss.

Ce n’est pas la première fois que des dérapages verbaux entraînent des sanctions drastiques. Ces incidents soulignent la pression immense pesant sur les candidates, amplifiée par l’instantanéité des réseaux sociaux. Une simple vidéo privée peut devenir virale et détruire une réputation en quelques heures.

 

Élodie Gossuin face au fossé générationnel : « Elles pourraient être mes filles »

 

Invitée à l’élection de Miss France 2026, Élodie Gossuin, aujourd’hui âgée de 44 ans, mesure pleinement l’écoulement du temps. « Il y a encore trois ans, je disais qu’elles pouvaient toutes être mes petites sœurs. Et là, ça a basculé plutôt en mode mes filles », confie-t-elle. Beaucoup de candidates actuelles sont nées en 2001, l’année de son propre sacre.

Cette proximité passée avec les participantes se mue en une forme de distance affective. Pourtant, Élodie Gossuin reste profondément attachée au concours. Animatrice radio et télévision accomplie, mère de quatre enfants, elle observe avec bienveillance ces jeunes femmes qui lui rappellent sa propre jeunesse sur scène, aux côtés de Geneviève de Fontenay.

Sa nostalgie est palpable lorsqu’elle évoque la « dame au chapeau » : « Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à elle samedi dernier, et elle était avec moi. » Pour elle, ce changement générationnel marque « la fin d’une époque », une mélancolie liée à la perte de repères familiers.

 

« C’était mieux avant » : les réseaux sociaux, un paradoxe ambivalent

 

Élodie Gossuin ne rejette pas la modernité. Au contraire, elle défend ardemment les réseaux sociaux, outils puissants pour les miss actuelles. Pourtant, elle pointe leur double tranchant : « C’est très paradoxal parce que justement, moi je défends à fond les réseaux. »

À son époque, les critiques existaient, mais restaient confinées à la presse écrite ou aux murmures. Aujourd’hui, une story Snapchat ou une vidéo privée peut déclencher un harcèlement massif. Élodie Gossuin déplore ces « dérapages qui peuvent devenir disproportionnés », citant les cyberattaques subies par les miss impliquées dans la polémique, mais aussi par d’autres comme Ève Gilles ou Angélique Angarni-Filopon.

Elle se remémore un environnement « ultra familial », où les candidates vivaient presque en vase clos, protégées par Geneviève de Fontenay. Pas de viralité toxique, mais une sororité préservée.

 

L’évolution de Miss France : de l’ère Geneviève de Fontenay à l’ère numérique

 

Pour comprendre la nostalgie d’Élodie Gossuin, il faut remonter à l’histoire du concours. Geneviève de Fontenay, présidente de 1981 à 2010, a imposé une rigueur légendaire : règles strictes sur l’apparence, le comportement, l’absence de vie familiale publique. Le concours était un rituel codifié, presque sacré, avec un esprit de famille.

Depuis le départ de la « dame au chapeau » et l’arrivée d’Endemol, puis de nouvelles directions, Miss France s’est modernisé. Ouverture aux femmes mariées ou mères (depuis 2022), valorisation de la diversité, emphasis sur la créativité (comme les costumes régionaux osés). Le costume d’huître de Miss Aquitaine, critiqué par certains mais défendu par Élodie Gossuin comme « osé, mais super », illustre cette évolution vers plus d’audace.

Cette modernisation apporte de la visibilité, mais aussi des vulnérabilités. Les réseaux sociaux démocratisent l’accès, mais exposent à la haine en ligne. Le concours doit naviguer entre tradition et contemporanéité, en renforçant ses valeurs tout en s’adaptant.

Voici un tableau synthétique des principales évolutions :

Ère Geneviève de Fontenay (1981-2010) Miss France aujourd’hui (post-2010)
Règles strictes (célibat, pas d’enfants, élégance classique) Ouverture progressive (diversité corporelle, inclusivité)
Environnement familial et protecteur Exposition massive via réseaux sociaux
Critiques limitées à la presse traditionnelle Polémiques virales et cyberharcèlement
Focus sur l’élégance intemporelle Mise en avant de la créativité et de l’engagement sociétal

 

Quel avenir pour Miss France face aux polémiques récurrentes ?

 

Les déclarations d’Élodie Gossuin invitent à une réflexion équilibrée. Le concours n’est plus celui des années 2000, mais il gagne en représentativité et en modernité. Les sanctions rapides, comme celles de décembre 2025, montrent une volonté de préserver les valeurs fondamentales : respect et exemplarité.

Pour survivre, Miss France doit continuer à former ses candidates à la gestion de l’image numérique, tout en protégeant leur santé mentale. Élodie Gossuin, en défendant les réseaux tout en regrettant leur excès, incarne cette transition : un pont entre hier et demain.

En fin de compte, « c’était mieux avant » n’est pas une critique absolue, mais un appel à préserver l’essence du concours : un rêve collectif, porté par des jeunes femmes ambitieuses, dans un cadre bienveillant. Miss France 2026, avec ses joies et ses tempêtes, prouve que l’institution reste vivante et résiliente.

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