Dans le paysage politique français en pleine effervescence à l'approche de 2027, Éric Zemmour, figure emblématique de la droite souverainiste, continue de faire parler de lui. Le 7 décembre 2025, lors d'une interview musclée sur BFMTV dans l'émission BFM Dimanche soir animée par Marc Fauvelle, le président du parti Reconquête a lâché une phrase qui a instantanément enflammé les réseaux sociaux et les débats : "Sarah Knafo, c’est moi !". Cette sortie, prononcée avec le ton incisif qui le caractérise, n'était pas seulement une boutade. Elle révèle les dynamiques internes de Reconquête, la montée en puissance de Sarah Knafo et les enjeux des primaires à droite. Cet article décrypte en profondeur cet événement, en explorant son contexte, ses implications et les perspectives pour la droite française. Avec plus de 1500 mots, nous vous offrons une analyse complète, enrichie de tableaux pour une meilleure lisibilité.
Pourquoi cette déclaration résonne-t-elle autant ? Parce qu'elle symbolise l'union fusionnelle entre Zemmour et sa collaboratrice de longue date, tout en soulignant la percée fulgurante de Knafo sur la scène nationale. Alors que Zemmour promouvait son dernier ouvrage, La messe n’est pas dite, publié en octobre 2025 aux éditions Fayard, l'échange a rapidement dérapé vers des terrains plus personnels et stratégiques. Plongeons dans les détails de cette soirée qui pourrait bien marquer un tournant dans la recomposition de la droite.
Le contexte de l'interview, Promotion d'un livre et actualité brûlante
L'émission BFM Dimanche soir, diffusée chaque semaine à 18 heures sur BFMTV, est devenue un rendez-vous incontournable pour les acteurs politiques. Le 7 décembre 2025, Marc Fauvelle, journaliste aguerri, accueillait Éric Zemmour non seulement en tant que leader de Reconquête, mais aussi en tant qu'auteur à succès. Son nouveau livre, La messe n’est pas dite : Pour un sursaut judéo-chrétien, sorti le 22 octobre 2025, s'inscrit dans la lignée de ses best-sellers comme Le Suicide français et Le Destin français. Dans cet ouvrage de plus de 300 pages, Zemmour appelle à un renouveau spirituel et culturel de l'Europe, ancré dans ses racines chrétiennes. Il y diagnostique une crise identitaire profonde et propose un "sursaut" pour contrer la décadence perçue de l'Occident.
La promotion de ce livre n'était pas anodine. Depuis sa sortie, La messe n’est pas dite a connu un succès retentissant, se classant en tête des ventes sur Amazon et dans les librairies parisiennes. Lors de séances de dédicaces, comme celle organisée à l'hôtel Alfred Sommier le 22 octobre, Zemmour a attiré des centaines de fidèles, mêlant intellectuels conservateurs et militants de base. Mais l'interview sur BFMTV visait un public plus large : les indécis de droite, en pleine réflexion sur les primaires de 2027.
Les thèmes abordés étaient variés : de l'immigration à l'économie, en passant par les relations avec l'Union européenne. Zemmour, récemment impliqué dans une altercation médiatique avec Raphaël Glucksmann sur CNews, est arrivé avec son habituelle assurance. Pourtant, c'est sur le terrain des alliances à droite que la conversation a pris une tournure explosive. Laurent Wauquiez, chef des députés Les Républicains (LR), avait récemment relancé le débat sur une primaire ouverte, allant "de Gérald Darmanin à Sarah Knafo". Zemmour, exclu de cette équation, n'allait pas laisser passer l'occasion de réaffirmer sa place.
Pour mieux visualiser l'impact du livre, voici un tableau comparatif des ventes estimées de ses principaux ouvrages :
| Ouvrage | Année de sortie | Ventes estimées (premier mois) | Thème principal |
|---|---|---|---|
| Le Suicide français | 2014 | 150 000 exemplaires | Déclin de la France |
| Destin français | 2021 | 200 000 exemplaires | Histoire et identité |
| La messe n’est pas dite | 2025 | 250 000 exemplaires | Sursaut chrétien |
Ce succès éditorial renforce la stature de Zemmour comme penseur influent, mais c'est son intervention télévisée qui a capté l'attention du grand public.
La déclaration choc, "Sarah Knafo, c’est moi !" décryptée
Le moment pivotal de l'interview survient lorsque Marc Fauvelle interroge Zemmour sur les primaires proposées par Laurent Wauquiez. Ce dernier évoque régulièrement une compétition "de Darmanin à Knafo", omettant ostensiblement Zemmour. "Pourquoi ne vous cite-t-il jamais ?", lance le journaliste. Zemmour réplique avec humour : "Je ne sais pas, peut-être qu'il est intimidé." Mais Fauvelle insiste : "Il cite pourtant Sarah Knafo." C'est là que Zemmour lâche sa bombe : "Mais Sarah Knafo, c’est moi et moi, je suis Sarah Knafo. C’est la même chose."
La réaction de Fauvelle est immédiate : yeux écarquillés, il balbutie : "Non, vous n’êtes pas Sarah Knafo !" L'assistance en studio retient son souffle, et les téléspectateurs assistent à un rare moment de vulnérabilité chez le polémiste. Cette phrase n'est pas gratuite. Elle souligne l'interdépendance entre Zemmour et Knafo, duo inséparable depuis la campagne présidentielle de 2022. Sarah Knafo, 31 ans, n'est plus seulement la compagne et conseillère de Zemmour ; elle est devenue une actrice politique à part entière.
Élue députée européenne en juin 2024 sur la liste Reconquête, Knafo a réalisé une percée remarquée en 2025. Selon un sondage Ifop de février 2025, elle figure déjà parmi les personnalités préférées des Français, avec 9 % d'opinions "excellentes", surpassant des figures comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal. Sa candidature potentielle à la mairie de Paris en 2026 fait saliver les stratèges de droite. Zemmour, admiratif, développe : "Je suis admiratif d'une telle percée en moins d'un an. Avec un seul député, on ne parle que d'elle ! Ce qui est bon pour elle est bon pour moi."
Cette fusion symbolique n'est pas sans précédent. Dès 2022, Zemmour avait officialisé leur relation en déclarant sur BFMTV : "Sarah Knafo est ma collaboratrice, ma compagne." Mais en 2025, cela prend une dimension stratégique. Dans un parti où Zemmour reste la figure de proue, Knafo incarne le renouveau : jeune, éduquée à Sciences Po, et dotée d'un discours affûté sur l'immigration et l'identité. Sur X (anciennement Twitter), la déclaration a généré plus de 50 000 interactions en 24 heures, avec des hashtags comme #ZemmourKnafo et #DroiteUnie.
Pour illustrer la popularité croissante de Knafo, examinons ce tableau des sondages récents :
| Personnalité | Opinions excellentes (% - Février 2025) | Évolution depuis 2024 | Positionnement politique |
|---|---|---|---|
| Jordan Bardella | 14% | +4% | RN |
| Marine Le Pen | 13% | Stable | RN |
| Sarah Knafo | 9% | +10% | Reconquête |
| Édouard Philippe | 6% | -5% | Horizons |
Cette ascension n'est pas fortuite : Knafo a multiplié les interventions médiatiques, défendant une "alliance des droites" sans absorption par le RN. Sa proximité avec Zemmour renforce Reconquête, crédité de 3,5 à 5 % dans les sondages pour les législatives anticipées.
Les primaires de droite, Zemmour pour une compétition ouverte, mais sans RN
Au cœur de l'échange, Zemmour réaffirme son soutien à une primaire ouverte à droite, une idée chère à Wauquiez. "Je suis favorable, mais sans le Rassemblement national", déclare-t-il. Cette position, posée lors d'un déjeuner avec Wauquiez en novembre 2025, exclut explicitement le RN de Jordan Bardella. Pour Zemmour, la primaire doit être "ouverte à tous les électeurs qui se sentent de droite" et surtout "pas organisée par LR", parti qu'il accuse de partialité – rappelant l'élection controversée de Valérie Pécresse en 2021.
Les négociations entre Zemmour et Wauquiez, entamées mi-novembre à l'Assemblée nationale, illustrent la recomposition en cours. LR, affaibli par les divisions internes, voit dans cette primaire un moyen d'unifier les forces : de Darmanin (modéré) à Knafo (souverainiste). Zemmour y voit un "retour aux sources" pour Reconquête, stagnant à 3 % dans les intentions de vote présidentielles. Sans le RN, cela permettrait à Reconquête de se positionner comme l'alternative dure à la droite traditionnelle.
Les enjeux sont colossaux pour 2027. Une primaire réussie pourrait propulser un candidat unique au second tour, évitant la dispersion des voix. Mais les tensions persistent : le RN, leader avec 30 % des intentions, rejette toute alliance. Zemmour, interrogé sur Bardella et son jeune âge potentiel à la présidence, esquive avec panache : "Si je dis oui, vous me traiterez de vieux con. Je n’ai pas envie de répondre."
Voici un tableau récapitulant les positions clés sur les primaires :
| Acteur | Position sur la primaire | Conditions | Intention de vote (2027) |
|---|---|---|---|
| Laurent Wauquiez (LR) | Favorable | De Darmanin à Knafo | 12% |
| Éric Zemmour (Reconquête) | Favorable | Sans RN, pas par LR | 3-5% |
| Jordan Bardella (RN) | Opposé | Préférence pour investiture interne | 30% |
| Gérald Darmanin | Ouvert | Modéré | 8% |
Cette cartographie montre les fractures : une droite plurielle en quête d'unité, mais minée par les ego.
Autres moments marquants, De la boulette de Fauvelle à l'éloge de Bardella
L'interview n'a pas manqué de pépites. Zemmour, connu pour ses clashes – comme celui avec Apolline de Malherbe sur Europe 1 en novembre 2025 –, a cette fois multiplié les éloges. Sur Knafo, il insiste : "Son succès est le mien." Sur Bardella, il tempère : refusant de critiquer son âge (29 ans), il préfère souligner les convergences sur l'immigration.
La fin d'émission offre un instant léger : Fauvelle, concluant, lâche par erreur "Merci beaucoup, Robert Ménard !" avant de se corriger. Zemmour éclate de rire, humanisant l'échange. Ce moment viral sur YouTube a cumulé 2 millions de vues en 48 heures, boostant l'audience de BFMTV.
Ces anecdotes révèlent un Zemmour plus détendu, contrastant avec ses récentes controverses, comme l'accusation de "légitime défense" lors d'un incident à Ajaccio en mai 2024, défendue par Knafo.
Implications pour Reconquête et la droite française en 2027
Cette interview arrive à un moment charnière pour Reconquête. Après un score modeste aux européennes 2024 (5,5 % pour la liste Maréchal-Knafo), le parti stagne. Mais la percée de Knafo – vice-présidente et potentielle candidate parisienne – redonne du souffle. Zemmour mise sur les primaires pour "retrouver les couleurs de la droite", comme il l'a confié au Figaro fin novembre 2025.
Plus largement, cela questionne l'avenir de la droite : unification ou balkanisation ? Avec le RN dominant, LR en crise et Reconquête comme outsider, 2027 s'annonce disputé. Zemmour, dans son livre, appelle à un "sursaut judéo-chrétien" pour unir les conservateurs. Mais des critiques, comme le collectif Lutte et Contemplation, dénoncent une instrumentalisation du christianisme.
Sur les réseaux, les réactions fusent. Stanislas Rigault, fondateur de Nexus, tweetait le 7 décembre : "Plus personne ne considère Zemmour ou Knafo comme fascistes, sauf les bobos de la République." Avec 3 800 likes, cela illustre le soutien croissant.
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