Sur le papier, tout est limpide : les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina s’imposent à la grille de France Télévisions, reléguant temporairement les rendez-vous quotidiens au second plan. Dans les faits, la disparition provisoire de Faustine Bollaert interroge davantage qu’elle ne surprend.
Les JO, alibi classique mais révélateur
Chaque cycle olympique produit les mêmes effets mécaniques : déprogrammations, grilles étirées, incarnations mises en retrait. Cette année ne fait pas exception. Ça commence aujourd’hui et Les Enfants de la télé cèdent la place à une couverture sportive massive, assumée comme prioritaire par le service public.
Ce choix s’inscrit dans une tradition historique : les JO sont l’un des rares moments où la télévision linéaire redevient fédératrice. France 2 capitalise sur cet effet vitrine, quitte à suspendre des marques installées.
Une animatrice solidement installée, donc “sacrifiable” ?
Faustine Bollaert n’est pas fragilisée pour autant. Au contraire. Son absence confirme son statut. Les chaînes n’écartent durablement que les formats jugés remplaçables. Or, Ça commence aujourd’hui demeure l’un des piliers de l’après-midi, tant en audience qu’en image éditoriale.
Le retour annoncé dès le 23 février, avec une thématique émotionnelle forte, relève d’une mécanique éprouvée : disparition courte, relance incarnée, fidélisation immédiate.
Un enjeu d’image plus large pour France 2
En mettant temporairement hors champ plusieurs visages familiers — Faustine Bollaert, Julia Vignali, Cyril Féraud — France 2 envoie un message clair : l’événement prime sur l’incarnation. Une posture cohérente avec la mission de service public, mais toujours délicate à manier.
À moyen terme, cette stratégie renforce paradoxalement les animateurs. Leur retour devient un événement en soi, recontextualisé, presque scénarisé. L’absence crée ici de la valeur narrative, autant pour l’antenne que pour la communication.
Ce que cette pause dit vraiment
Chez Enjoy Station, on lit cette séquence comme un rappel stratégique : France 2 protège ses marques fortes en les mettant à l’abri lors des temps longs olympiques, plutôt que de les exposer à une concurrence interne écrasante. Faustine Bollaert ne disparaît pas ; elle est mise en réserve.
Rendez-vous fin février pour mesurer l’effet rebond. Historiquement, ce type de retour post-JO bénéficie d’un regain d’attention, à condition que la promesse éditoriale soit tenue. Sur ce terrain-là, Faustine Bollaert avance avec une longueur d’avance.