Mercredi dans Estelle Midi sur RMC Story, l’animatrice a littéralement explosé contre la nouvelle mode des pourboires suggérés automatiquement sur les terminaux de paiement. Un ras-le-bol partagé par des millions de Français qui se sentent piégés à chaque addition.
Estelle Denis vide son sac, « C’est de la vente forcée ! »
Lors de l’émission Estelle Midi du mercredi, entourée de ses chroniqueurs habituels – Périco Légasse, Yaël Mellul et Benjamin Amar –, Estelle Denis n’a pas mâché ses mots. Très vite, le sujet des pourboires sur les terminaux de paiement électronique (TPE) est arrivé sur la table. L’animatrice a alors lâché une tirade devenue virale en quelques heures :
« Moi j’ai un gros coup de gueule contre les pourboires en TPE ! Avant, il y avait la petite coupelle, tu laissais ce que tu voulais ou rien du tout, et personne ne te jugeait. Aujourd’hui, le serveur te met le TPE sous le nez et là… ce n’est même pas “Souhaitez-vous laisser un pourboire ?”, c’est directement “Combien souhaitez-vous laisser ?” Avec parfois 10 €, 15 € ou 20 € pré-remplis ! »
Le moment de malaise que tous les Français connaissent
Ce qui exaspère le plus Estelle Denis – et des milliers de téléspectateurs avec elle – c’est cette pression sociale insupportable créée par le serveur qui reste planté devant vous, sourire figé, en attendant votre choix. Elle poursuit, mi-amusée mi-furieuse :
« Tu es là, le serveur te regarde avec son grand sourire… Et toi tu te dis : “Pour peu qu’il m’ait reconnue, je vais pas passer pour une radine !” Alors tu cliques sur 5 ou 10 € alors que parfois… tu n’as tout simplement pas envie ! »
Un sentiment partagé massivement sur les réseaux sociaux depuis la diffusion de l’émission.
Pourquoi ce système de pourboire automatique agace autant les Français
Depuis l’explosion des paiements sans contact et des TPE nouvelle génération, les pourboires suggérés avec des montants prédéfinis (5 €, 10 €, 15 € ou un pourcentage) se sont généralisés dans les restaurants, cafés, salons de coiffure et même certains commerces.
| Situation | Avant (coupelle ou espèces) | Aujourd’hui (TPE) |
|---|---|---|
| Choix du montant | Libre et discret | Montants imposés à l’écran |
| Regard du serveur | Aucun (vous laissiez après son départ) | Présent pendant tout le choix |
| Pression sociale | Faible | Très forte |
| Possibilité de refuser | Facile et anonyme | Gênante (« Non, 0 € » devant tout le monde) |
Quand même les dons caritatifs deviennent intrusifs
Estelle Denis va plus loin et dénonce une généralisation inquiétante : on vous demande désormais de donner pour tout et n’importe quoi au moment de payer.
« Tu achètes un sandwich, on te demande si tu veux donner 1 € pour les orphelins du Népal. Évidemment que tu veux donner… mais pas devant tout le monde avec le caissier qui attend ! Alors tu dis oui pour ne pas passer pour un monstre. »
Un phénomène que les sociologues appellent la culpabilisation numérique : la technologie transforme un geste généreux en obligation sociale.
Les réactions explosives des internautes après le coup de gueule
À peine l’émission terminée, les réseaux sociaux se sont enflammés :
- « Enfin quelqu’un qui ose le dire ! Je déteste ce moment TPE »
- « Estelle Denis = porte-parole du peuple ce midi »
- « J’ai vécu exactement la même scène hier… 18 € de pourboire suggéré sur une addition de 42 €, la honte »
- « On devrait pouvoir cocher “Non merci” sans que le serveur nous regarde »
Un débat de société plus large, la liberté de donner
Au-delà de l’anecdote, le coup de gueule d’Estelle Denis met le doigt sur une évolution profonde des mœurs : - Le pourboire était historiquement un geste gratuit et spontané en remerciement d’un service exceptionnel. - Il devient aujourd’hui une taxe sociale déguisée, parfois même avant que le service ne soit terminé. Certains pays comme le Japon ou l’Australie fonctionnent très bien sans pourboire du tout, preuve que ce n’est pas une fatalité. En quelques minutes de télévision, Estelle Denis a réussi à cristalliser un ras-le-bol partagé par des millions de Français. Son franc-parler et son authenticité ont une nouvelle fois fait mouche. Preuve que, parfois, il suffit d’une animatrice en colère pour que tout un pays se reconnaisse dans une situation du quotidien.
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