Depuis juin 2025, les logos historiques de France 2, France 3, France 4 et France 5 ont disparu de l’écran pour laisser place à une bannière unique : france.tv. Cette transformation marque une étape majeure dans la stratégie de modernisation des chaînes publiques. Dans cet article complet, découvrez le bilan dressé par Delphine Ernotte, les réactions des téléspectateurs, les objectifs de cette mutation et l’impact du numérique sur l’avenir de France Télévisions.
Une transformation historique pour France Télévisions
La décision d’unifier l’identité visuelle sous une bannière unique a été annoncée par Delphine Ernotte le 25 mars 2025, avant son entrée en vigueur le 6 juin de la même année. Concrètement, le logo « .2 » de France 2 ou « .3 » de France 3 a été remplacé par le simple affichage de france.tv, symbole d’une marque média consolidée.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre du regroupement des chaînes publiques décidé par l’Arcom en janvier 2025. Désormais, les antennes occupent de manière cohérente les canaux 2 à 5, tandis que Franceinfo reste sur le canal 16.
Comment les téléspectateurs ont réagi à la disparition des logos ?
Selon Delphine Ernotte, la transition a été accueillie sans difficulté majeure. Au Festival de la fiction de La Rochelle, elle a souligné que « les téléspectateurs savent très bien où ils sont » et que ce changement n’a provoqué aucune confusion notable.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : seulement 180 réclamations ont été enregistrées les premières semaines, contre plus de 800 en moyenne lorsqu’un programme populaire comme Un si grand soleil est déprogrammé.
| Situation | Nombre de réclamations |
|---|---|
| Disparition des logos | 180 |
| Déprogrammation "Un si grand soleil" | 800 |
Ces données montrent que l’attachement aux logos historiques était bien moins fort que ce que certains pouvaient craindre.
france.tv, une marque unique au cœur de la stratégie
Pour la présidente du groupe, cette unification va au-delà d’une simple modernisation graphique. Elle constitue le socle de la stratégie numérique de France Télévisions. Aujourd’hui, la plateforme france.tv est devenue l’antenne principale, regroupant replay, avant-premières et contenus exclusifs.
Delphine Ernotte affirme que cette orientation est indispensable pour répondre aux nouvelles habitudes de consommation audiovisuelle, de plus en plus tournées vers le délinéaire et le streaming.
Des audiences numériques en pleine croissance
Avec 46 millions de visiteurs mensuels en août 2025, france.tv s’impose comme la première plateforme de streaming gratuite en France. Ce chiffre dépasse même les records atteints lors des Jeux olympiques de Paris, preuve d’une progression constante.
Les fictions, en particulier, jouent un rôle déterminant dans ce succès. Des séries comme Rivages ou Surface ont séduit plusieurs millions de spectateurs, en grande partie grâce à leur diffusion sur la plateforme.
| Série | Audience moyenne (J+8) | Part des vues via france.tv |
|---|---|---|
| Rivages | 4,2 millions | Élevée grâce au replay et preview |
| Surface | 5,56 millions | Près de 50% |
Une mutation inévitable face aux nouveaux usages
Il y a dix ans, une série comme Disparue rassemblait l’essentiel de son public en direct sur France 2. Aujourd’hui, les modes de consommation ont radicalement changé. Le succès d’une fiction se mesure autant sur la plateforme numérique que lors de la diffusion télévisée classique.
C’est pour cette raison que France Télévisions mise désormais sur une marque unique forte et lisible : france.tv. Moins de dispersion, plus de clarté pour le public, et une meilleure visibilité face aux géants du streaming.
La disparition des logos historiques des chaînes publiques marque un tournant symbolique mais surtout stratégique. Loin d’avoir perturbé les téléspectateurs, ce changement illustre la volonté de France Télévisions de s’adapter aux nouveaux usages et de renforcer sa compétitivité à l’ère du numérique.
Avec des audiences en hausse et une plateforme gratuite qui séduit des millions de Français, france.tv s’impose comme l’un des piliers de l’audiovisuel public de demain. Pour Delphine Ernotte, cette « petite révolution » est avant tout une grande réussite.
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