Le dimanche 23 novembre 2025, l'émission Le 20.10 sur M6, animée par la journaliste chevronnée Anne-Sophie Lapix, accueillait un invité de marque : l'ancien président de la République François Hollande. Diffusée juste après le journal de 19h45, cette interview de dix minutes promettait des échanges intenses sur les enjeux actuels. Pourtant, les chiffres d'audience révèlent une déception inattendue. Pourquoi François Hollande a-t-il fait chuter les téléspectateurs ? Dans cet article détaillé, nous décortiquons l'interview, ses thèmes phares – du narcotrafic à Marseille au risque de guerre en Europe et au plan de paix controversé pour l'Ukraine – et comparons les performances de l'émission. Une analyse SEO-optimisée pour comprendre les coulisses de la télévision politique en 2025.
Anne-Sophie Lapix, transfuge récente de France 2 où elle présentait le 20 heures pendant huit ans, a su imposer son style incisif sur M6 depuis la rentrée. Son rendez-vous dominical, format court et percutant, vise un public jeune et actif, avec des invités d'actualité variés. Mais ce soir-là, l'apparition de François Hollande, député de Corrèze et figure historique de la gauche française, n'a pas suscité l'engouement escompté. Explorons les raisons de cette contre-performance et les points forts de l'échange.
Le Contexte de l'Émission Le 20.10, Un Format Innovant sur M6
Depuis septembre 2025, Le 20.10 s'est imposé comme un pilier de la grille dominicale de M6. Diffusé de 20h13 à 20h23, ce créneau de dix minutes suit le 19.45 d'Ashley Chevalier et précède les programmes phares comme 66 Minutes. Anne-Sophie Lapix, connue pour son ton direct et ses questions pièges, y reçoit des personnalités politiques, culturelles ou sociétales. Le concept ? Un entretien enregistré en conditions de direct, suivi d'un débrief exclusif sur M6+ Max, où les téléspectateurs peuvent interagir.
Ce format hybride cible les 25-49 ans, un public friand de contenus courts et impactants. En moyenne, l'émission attire 1,8 million de téléspectateurs depuis son lancement, avec des pics chez les femmes responsables des achats (FRA) de moins de 50 ans. Mais comment se positionne-t-elle face à la concurrence ? Sur France 2, le magazine 20h30 le dimanche de Laurent Delahousse domine souvent avec plus de 4 millions d'habitués. Sur TF1, les audiences dominicales tournent autour des divertissements familiaux. M6 mise sur l'actualité brûlante pour se démarquer, un pari qui a fonctionné jusqu'ici... sauf ce dimanche-là.
François Hollande, 71 ans, n'est pas un novice des plateaux télé. Ancien président de 2012 à 2017, il a souvent été interrogé par Lapix lors de son passage à France 2. Leur complicité journalistique-politique est établie, mais l'invité de ce 23 novembre arrivait avec un passif : des critiques récentes sur sa gestion passée et des positions jugées tièdes sur les crises actuelles. L'interview a couvert trois axes majeurs : le drame du narcotrafic à Marseille, les alertes sur le risque de guerre en Europe, et la critique du plan de paix de Donald Trump pour l'Ukraine. Chacun de ces thèmes mérite une analyse approfondie.
François Hollande et le Narcotrafic à Marseille, Un Drame qui Interpelle la Nation
L'ouverture de l'interview s'est concentrée sur un sujet d'une actualité brûlante : l'assassinat de Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu le 13 novembre 2025 à Marseille. Frère cadet du militant écologiste Amine Kessaci, Mehdi est la troisième victime de sa famille dans l'engrenage du narcotrafic. Son grand frère Brahim avait été brûlé vif en 2020 lors d'un "barbecue" – terme argotique pour un règlement de comptes. Amine, fondateur de l'association Conscience, mène un combat acharné contre les trafiquants, aidant les familles de victimes et plaidant pour une approche sociale et écologique du fléau.
François Hollande n'a pas mâché ses mots. "C'est un drame, une tragédie pour cette famille, et une douleur pour Marseille, identifiée comme épicentre du narcotrafic", a-t-il déclaré, la voix empreinte d'émotion. L'ancien président compare ce mal à une "menace équivalente au terrorisme", appelant à mobiliser "les moyens de la lutte antiterroriste : renseignements renforcés, coopération internationale et investissements économiques dans les quartiers". Il évoque un "grand combat" qui doit impliquer l'Europe entière, car les flux de drogue financent des fortunes colossales utilisées pour déstabiliser les États.
Ce positionnement n'est pas nouveau chez Hollande. Lors d'une intervention sur France Inter le 17 novembre, il insistait déjà sur la dimension économique : "Des forces mondiales utilisent le narcotrafic pour accumuler des richesses immenses". À Marseille, la ville phocéenne pleure : 50 narchomicides en 2023, 24 en 2024, et une quinzaine depuis janvier 2025. Les ministres Gérald Darmanin et Laurent Nuñez ont visité la cité le 20 novembre, promettant "actes concrets" comme une baisse des homicides. Mais Amine Kessaci, dans une tribune émouvante, appelle à "descendre dans la rue par milliers" lors de la marche blanche du 22 novembre.
Pourquoi ce sujet a-t-il résonné ? Le narcotrafic n'est plus un problème local ; il génère 5 à 6 milliards d'euros annuels en France, selon les estimations. Hollande propose une stratégie holistique : répression accrue couplée à des alternatives emploi pour les jeunes des cités. "Tant qu'on désigne un ennemi intérieur, on esquive la faillite du modèle économique", renchérit Amine Kessaci dans Reporterre. Cette partie de l'interview, bien que touchante, n'a pas suffi à booster l'audience, peut-être car le public M6 préfère les formats plus dynamiques.
Pour illustrer l'ampleur du phénomène, voici un tableau comparatif des narchomicides dans les Bouches-du-Rhône :
| Année | Nombre de Narchomicides | Évolution (%) | Source |
|---|---|---|---|
| 2023 | 50 | +25% | AFP |
| 2024 | 24 | -52% | Ministère de l'Intérieur |
| 2025 (janv.-nov.) | 15 | -37.5% | Procureur de Marseille |
Ce tableau met en lumière les efforts répressifs, mais souligne la persistance du danger. Hollande insiste : "La France entière est interpellée. À quel stade organise-t-on une véritable lutte ?"
Le Risque de Guerre en Europe, Hollande Soutient les Alertes du Général Mandon
Transition abrupte vers la géopolitique : Anne-Sophie Lapix interroge François Hollande sur les propos polémiques du chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon. Le 18 novembre, devant le Congrès des maires, Mandon avertissait : "La France doit accepter de perdre ses enfants pour protéger ce que l'on est", face à un "choc possible dans trois ou quatre ans" dû à la Russie. Ces mots ont choqué, provoquant un tollé de Jean-Luc Mélenchon à Fabien Roussel, qui y voient un "discours va-t-en-guerre".
Hollande, lui, valide le fond : "Il a fait un constat lucide. Il y a un danger majeur de la Russie, partagé par tous nos alliés européens". Il nuance toutefois la forme : "Le chef des armées est d'abord le président de la République. Attention à l'expression pour ne pas affoler". L'ancien président rappelle la Revue nationale stratégique de 2025, qui identifie la Russie comme menace principale. "On doit se préparer à une guerre de haute intensité pour l'éviter", énonce-t-il, écho au prédécesseur de Mandon, Thierry Burkhard.
Ce débat s'inscrit dans un contexte tendu. Sabotage ferroviaire en Pologne attribué à Moscou, offensives russes en Ukraine... L'Europe renforce ses défenses : Allemagne et Danemark alertent sur un "divorce transatlantique" post-Trump. Hollande plaide pour une "force d'âme collective" : budgets défense prioritaires, unité nationale. Sur X (ex-Twitter), les réactions fusent : RTL France relaie l'extrait, soulignant "un risque de guerre". Mandon, invité de C à vous le 22 novembre, justifie : "Le choc est humain, mais la préparation sauve des vies".
Pourquoi cette partie intrigue-t-elle ? Elle touche à l'avenir de l'Europe. Hollande, artisan des Accords de Minsk en 2014-2015, sait que la dissuasion repose sur la crédibilité. "Si on flanche, on est en risque", avertit-il, appelant les maires à "en parler dans les communes". Un message fort, mais austère, qui n'a pas captivé les masses ce soir-là.
Critique du Plan de Paix Trump pour l'Ukraine, Hollande Dénonce une Capitulation
Clôture explosive : le plan de paix de Donald Trump pour l'Ukraine. Révélé fin octobre 2025, ce document en 28 points, négocié en partie avec des diplomates russes, impose à Kiev un ultimatum au 27 novembre (Thanksgiving). Au menu : renoncement à l'OTAN, réduction de l'armée à 600 000 hommes, reconnaissance des territoires occupés (Crimée, Donbass), et un "Conseil de paix" sous supervision Trump. L'Europe paierait 100 milliards de dollars pour la reconstruction, via actifs russes gelés.
Hollande est catégorique : "Ce n'est pas la paix, c'est la capitulation de Kiev et la relégation de l'Europe à spectatrice assiégée". Lors du Festival du film historique de Pessac le 22 novembre, il dénonce un "condominium russo-américain" qui sacrifie un tiers du territoire ukrainien sans garanties. "Laisser Poutine le bénéfice de la force contre le droit international serait insupportable", martèle-t-il. Il prédit : Trump cessera l'aide US, forçant l'Europe à endosser la sécurité ukrainienne seule.
Contexte : Négociations à Genève ce 23 novembre entre Rubio, Ukrainiens et Européens. Zelensky vise une fin diplomatique en 2025, mais refuse la capitulation. Hollande appelle Paris et Berlin à "parler d'une voix" dès février 2026. Sur RTL, il renchérit : "Les Russes trahiront leurs promesses". Ce volet géopolitique, riche en enjeux, révèle la fracture transatlantique post-Biden.
Pour comparer les positions clés :
| Acteur | Position sur le Plan Trump | Conséquences Potentielles |
|---|---|---|
| François Hollande | Rejet total : Capitulation ukrainienne | Relégation européenne, risque d'offensives russes futures |
| Donald Trump | Soutien : Paix en 24h via concessions | Retour Russie au G8, amnistie Poutine |
| Volodymyr Zelensky | Refus : Négociations incluant Kiev | Fin guerre par diplomatie en 2025 |
| Emmanuel Macron | Implication européenne accrue | Front uni face à Trump, aide continue à Ukraine |
Ce tableau synthétise les divergences, soulignant l'isolement potentiel de l'Europe.
Audience Décevante, François Hollande Fait-Il Chuter Le 20.10 ?
Le couperet tombe : 1,75 million de téléspectateurs, 8,5% de PDA sur les 4 ans et plus. Une chute de 1,7 point et 321 000 fidèles par rapport à la semaine précédente (2,07 millions avec Hugo Décrypte, 10,2% PDA, record 17,4% chez les 25-49 ans). Verdict sans appel : Hollande sous-performe face à l'influenceur-journaliste, plébiscité pour son ton accessible.
Facteurs explicatifs ? Le sujet politique pur vs. le dynamisme de Décrypte. M6 cible la jeunesse ; Hollande, vu comme "has-been" par certains, n'attire pas. Sur X, des tweets moquent : "M6 diffuse des images du 19.45 comme si c'était du direct". Pourtant, l'émission progresse globalement : +0,8 point le 2 novembre. Comparons :
| Date | Invité | Téléspectateurs (millions) | PDA 4+ (%) | PDA 25-49 (%) |
|---|---|---|---|---|
| 9 nov. | Fabrice Gardon (Police) | 1,5 | 7,5 | 14 |
| 16 nov. | Hugo Décrypte | 2,07 | 10,2 | 17,4 |
| 23 nov. | François Hollande | 1,75 | 8,5 | 12,5 |
Ce recul interroge : les politiques traditionnels paient-ils encore ? Lapix reste leader chez les FRA (18% la semaine d'avant). M6 doit diversifier pour rebondir.
Anne-Sophie Lapix, Une Journaliste en Or sur M6
Anne-Sophie Lapix, 53 ans, est un pilier du journalisme français. Formée à Sciences Po Bordeaux et au CFJ, elle a officié chez Bloomberg, LCI, puis M6 (Zone interdite). De 2017 à 2025, son 20h sur France 2 était redouté pour son incisivité. "Tough, précise, parfois meurtrière", dixit Télérama. Son départ, remplacée par Léa Salamé, a choqué, mais M6 l'a recrutée pour trois formats.
Sur RTL depuis août, elle anime 18h-20h avec brio. Son style ? Sarcasme léger, questions pièges. Avec Hollande, elle a "cueilli" l'invité sans ménagement, rappelant son "ridicule" passé. Victime d'une tentative de cambriolage le 20 novembre (malette d'argent évitée), elle reste zen : "Le ton change sur M6, c'est sympa". Son atout : un public jeune, incluant ses enfants de 20 et 23 ans.
François Hollande en 2025, Un Ancien Président Toujours dans l'Arène
Élu député en 2024, Hollande (PS) multiplie les interventions. Son podcast lancé en octobre dissèque l'actualité. Critiqué pour son quinquennat (chômage, réformes), il rebondit sur les crises : écologie, Europe. À Pessac, il tacle Trump ; sur France Inter, il alerte sur le narcotrafic. "Je ne suis pas un has-been, je suis un témoin", confie-t-il. Son interview M6 renforce son image de sage, mais l'audience révèle un fossé générationnel.
Perspectives pour Le 20.10 et la TV Politique en 2025
Malgré ce faux pas, Le 20.10 innove : débrief interactif, focus jeunes. M6 leader sur les 25-49 ans (17% record). La TV politique évolue : formats courts, réseaux sociaux. RTL relaie l'interview, boostant la visibilité. Prochain invité ? Une star culturelle pour relancer la machine.
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