Le psychanalyste médiatique Gérard Miller, âgé de 77 ans, est actuellement en garde à vue à Paris dans le cadre d’une enquête pour viols et agressions sexuelles impliquant plusieurs femmes, dont des mineures. Cette information a été confirmée par l’AFP le mardi 30 septembre 2025. La garde à vue a depuis été prolongée alors que Gérard Miller conteste fermement les accusations portées contre lui.
Contexte et début de l’enquête
La procédure judiciaire contre Gérard Miller a débuté en février 2024, suite à des plaintes de femmes accusant le psychanalyste de violences sexuelles. Les faits allégués se seraient produits à son cabinet et à son domicile, et impliqueraient des séances d’hypnose.
Depuis l’ouverture de l’enquête, Gérard Miller n’a pas été officiellement entendu, ce qui a contribué à un vif débat médiatique sur la présomption d’innocence et la couverture de cette affaire dans la presse française et internationale.
Garde à vue et audition à la Brigade de protection des mineurs
Gérard Miller a été interpellé à son domicile parisien le mardi matin 30 septembre 2025, puis conduit dans les locaux de la Direction de la police judiciaire. Depuis, il est entendu dans le cadre de l’enquête par la Brigade de protection des mineurs.
| Date | Événement | Lieu |
|---|---|---|
| Février 2024 | Ouverture de l'enquête pour viols et agressions sexuelles | Paris |
| 30 septembre 2025 | Interpellation et mise en garde à vue | Paris |
| 1er octobre 2025 | Prolongation de la garde à vue | Brigade de protection des mineurs |
Accusations et contexte médiatique
Les accusations contre Gérard Miller incluent des violences sexuelles sur plusieurs femmes, y compris des mineures. Plusieurs plaignantes affirment que ces faits se sont produits au cours de séances d’hypnose dans son cabinet ou à domicile. Ces révélations ont été médiatisées notamment par le magazine Elle et d'autres médias français.
En avril 2025, un livre intitulé Anatomie d'une prédation publié par Robert Laffont, a détaillé ces accusations sur une période de trente ans. Gérard Miller a dénoncé ce livre comme une description de culpabilité avant tout jugement, soulignant qu'il n’avait eu aucun accès aux plaintes ni aux investigations.
Réactions de Gérard Miller
Le psychanalyste a exprimé son étonnement face à l’emballement médiatique. Il a notamment déclaré :
- Ne pas avoir été convoqué ni entendu par la justice pendant plus d’un an.
- Que sa présomption d’innocence a été bafouée par la publication d’articles et d’ouvrages le présentant comme coupable.
- Vouloir réserver toute communication officielle à l’institution judiciaire.
Il a également dénoncé la diffusion de photos privées le montrant en promenade avec son bébé né prématurément, soulignant l’impact sur sa vie familiale.
Implications légales et présomption d’innocence
Il est important de rappeler que Gérard Miller reste présumé innocent jusqu’à la clôture de l’enquête et une éventuelle décision judiciaire. L’affaire met en lumière les défis liés à la médiatisation des enquêtes sensibles et à la protection des droits de la défense.
La prolongation de la garde à vue illustre la complexité de l’affaire et la nécessité d’une enquête approfondie par les autorités compétentes.
Chronologie des événements
| Date | Événement | Détails |
|---|---|---|
| Février 2024 | Ouverture de l’enquête | Pluies déposées pour viols et agressions sexuelles, certaines victimes mineures |
| Avril 2025 | Publication d’un livre révélateur | Anatomie d’une prédation, sur 30 ans de témoignages |
| 30 septembre 2025 | Mise en garde à vue | Interpellation à domicile et audition à la police judiciaire |
| 1er octobre 2025 | Prolongation de la garde à vue | Audition à la Brigade de protection des mineurs |
L’affaire Gérard Miller continue de susciter l’attention des médias et du public. Alors que l’enquête se poursuit, le respect de la présomption d’innocence demeure essentiel. Les autorités judiciaires travaillent à recueillir toutes les informations nécessaires pour établir la vérité sur ces accusations graves.
Cette affaire met également en lumière les tensions entre liberté de la presse, droit à l’information et protection des droits des personnes mises en cause dans des enquêtes sensibles.
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