Lors de son passage dans l’émission 20h30, le dimanche sur France 2, ce 5 octobre 2025, Gilles Lellouche a surpris les téléspectateurs en révélant une facette plus personnelle de sa vie numérique. L’acteur, connu pour son charisme et sa sincérité, a admis souffrir d’une dépendance au défilement incessant des images sur les écrans, un comportement appelé communément “scroller”. Une habitude qu’il juge lui-même préoccupante, tant elle affecte son empathie et sa vision du monde.
Un duo emblématique, Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos réunis dans “Chien 51”
Après leurs précédentes collaborations, Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos se retrouvent à l’écran pour un nouveau projet d’envergure : Chien 51. Ce long-métrage plonge les spectateurs dans un Paris futuriste scindé en trois zones distinctes, où la population est divisée selon les classes sociales. Le film met en lumière deux policiers, Salia et Zem, que tout oppose, mais que le destin contraint à travailler ensemble sur une enquête hors du commun : le meurtre de l’inventeur de l’intelligence artificielle ALMA.
Après le succès retentissant de L’Amour ouf, qui a séduit plus de cinq millions de spectateurs, Lellouche revient cette fois-ci dans un rôle d’acteur, laissant la casquette de réalisateur de côté. Chien 51 interroge notre rapport à la technologie, au contrôle social et à l’humanité dans un monde où les machines prennent une place de plus en plus centrale.
Un film entre humanité et technologie, l’essence de “Chien 51”
Lors de l’interview avec Laurent Delahousse, Gilles Lellouche a décrit le film comme une véritable métaphore de notre époque : une opposition entre l’humain et la machine. Le scénario met en exergue les dérives possibles d’un monde ultra-connecté, où la frontière entre réalité et technologie devient de plus en plus floue.
Cette thématique résonne particulièrement avec la vie personnelle de l’acteur, qui confie avoir lui-même succombé à certaines dérives du numérique. Il avoue passer trop de temps devant les écrans, à faire défiler sans fin des contenus, comme beaucoup d’internautes aujourd’hui.
Gilles Lellouche et le piège du “scrolling”, “C’est dramatique même”
Interrogé sur ses habitudes numériques, l’acteur a répondu sans détour : “Oui, absolument. Beaucoup et beaucoup trop.” Une réponse sincère qui traduit une prise de conscience. Gilles Lellouche évoque une étude qui l’a particulièrement marqué : un individu passerait désormais entre 20 et 25 ans de sa vie devant Internet. Une donnée effrayante, selon lui, qui révèle l’emprise du numérique sur nos vies.
Pour lui, le danger du “scrolling” ne se limite pas à la perte de temps. C’est un phénomène qui, peu à peu, émousse notre empathie et altère notre rapport aux autres. “Le fait de scroller nous amène à une forme d’habitude des images plus dures les unes que les autres, et ça enlève un peu d’empathie”, explique-t-il avec lucidité.
Adèle Exarchopoulos, une prise de position sur l’addiction numérique
Sa partenaire à l’écran, Adèle Exarchopoulos, partage une vision similaire. L’actrice a souligné que cette dépendance aux écrans relève d’une véritable addiction moderne qu’il faudrait mieux encadrer. Selon elle, les nouvelles générations grandissent dans un environnement où les notifications, les vidéos courtes et les réseaux sociaux dictent le quotidien.
Elle plaide pour une éducation numérique responsable, notamment auprès des jeunes, afin de limiter les effets néfastes de cette exposition constante aux écrans. Un discours en phase avec la thématique du film, qui dépeint une société dominée par les algorithmes et la surveillance.
Les chiffres clés de l’addiction numérique
Pour mieux comprendre l’ampleur du phénomène évoqué par Gilles Lellouche, voici quelques chiffres révélateurs :
| Comportement | Durée moyenne dans une vie | Conséquences principales |
|---|---|---|
| Temps passé sur Internet | 20 à 25 ans | Perte de concentration, isolement social |
| Utilisation quotidienne du smartphone | 3 à 4 heures | Dépendance psychologique, stress |
| Scrolling sur les réseaux sociaux | 1h30 par jour | Diminution de l’empathie, comparaison sociale |
| Notifications reçues par jour | Entre 60 et 100 | Hyperstimulation, anxiété |
Une réflexion sur l’intelligence artificielle, “Une aide, pas une substitution”
En évoquant le thème de son film, Gilles Lellouche a également pris le temps de partager sa vision sur l’intelligence artificielle (IA). Contrairement à certains de ses pairs, il ne considère pas cette technologie comme une menace, tant qu’elle reste “un outil au service de l’homme”.
“À partir du moment où l’IA reste une aide et non une substitution au travail de l’homme, tout va bien”, a-t-il confié. Une phrase qui résume sa position équilibrée face à un monde technologique en pleine mutation.
Le message de fond, retrouver l’humain dans un monde digitalisé
À travers ses propos, Gilles Lellouche met en lumière un enjeu fondamental : la préservation de l’humanité dans un monde où les machines, les algorithmes et les écrans occupent une place grandissante. Pour lui, il est crucial de ne pas perdre de vue la sensibilité, l’émotion et la capacité d’empathie qui définissent l’être humain.
Ce discours, empreint de lucidité, s’inscrit dans une réflexion plus large sur notre époque : comment rester humain dans une société hyperconnectée ? Chien 51 illustre ce dilemme à travers une fiction futuriste, mais terriblement réaliste.
Un regard lucide sur notre dépendance collective
La confession de Gilles Lellouche ne se limite pas à un simple aveu personnel. Elle reflète un phénomène sociétal majeur : la dépendance généralisée aux écrans et aux réseaux. Son témoignage fait écho à celui de millions de personnes conscientes des effets nocifs de cette surconsommation numérique, mais incapables de s’en détacher.
En mettant des mots sur cette réalité, l’acteur contribue à ouvrir le débat sur la nécessité de reprendre le contrôle. Car, au-delà de la distraction, les écrans redéfinissent notre rapport au temps, à la réalité et aux autres.
À travers sa sincérité, Gilles Lellouche rappelle que la technologie, bien qu’indispensable, ne doit jamais remplacer l’humain. Son témoignage, allié au message de Chien 51, invite chacun à repenser sa relation aux écrans, à cultiver l’empathie et à préserver ce qui fait notre essence : la capacité à ressentir et à comprendre l’autre.
Dans un monde où le numérique s’impose comme une seconde nature, la prise de conscience est le premier pas vers un usage plus sain et équilibré. Et si la véritable révolution commençait par un geste simple : lever les yeux de son écran ?
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