Le 1er février 2026, lors des Grammy Awards diffusés sur CBS, plusieurs artistes américains, dont Bad Bunny, ont publiquement dénoncé les méthodes de l’administration de Donald Trump. Cette mobilisation fait suite à la mort d’Alex Pretti, tué à Minneapolis par des agents de l’ICE le 24 janvier 2026.
Une cérémonie musicale devenue tribune politique. En quelques minutes, l’émotion a débordé de la scène des Grammy Awards pour envahir tout un pays encore sous le choc de Minneapolis.
Sur le tapis rouge, un simple badge a tout changé. “ICE Out” s’est affiché sur les tenues de Justin et Hailey Bieber, Kehlani ou Joni Mitchell, marquant une opposition visuelle et assumée à la police des frontières américaine.
À l’intérieur de la salle, le ton est monté d’un cran. Récompensé du Meilleur Album de l’année, Bad Bunny a lancé “ICE dehors” avant une déclaration sur l’humanité et l’appartenance, saluée par une ovation immédiate.
Cette prise de parole collective intervient après la mort d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, abattu à Minneapolis, deux semaines après Renée Good. Selon l’essayiste franco-américain Romuald Sciora, ces événements ont libéré une parole jusqu’ici contenue.
Les réactions ont été instantanées sur les réseaux sociaux. Fans, médias et artistes ont relayé les discours, tandis que Kendrick Lamar, Billie Eilish, SZA et Kehlani ont renforcé le message d’une scène unie.
L’image d’Hollywood et de l’industrie musicale s’en trouve bouleversée. Longtemps prudentes face à Donald Trump, ces figures publiques franchissent une ligne symbolique qui redéfinit leur rôle dans le débat national.
Au-delà des mots, certains actes pèsent lourd. Des artistes comme Philip Glass ont rompu avec des institutions culturelles rebaptisées ou politisées, accentuant une fracture visible dans le paysage culturel américain.
Ce qu’il faut retenir
Les Grammy Awards 2026 ont marqué un tournant politique inédit pour la scène musicale américaine.
La mort d’Alex Pretti à Minneapolis a agi comme un déclencheur émotionnel majeur.
Reste à savoir si cette mobilisation artistique aura un impact durable au-delà des projecteurs.
Cette voix collective peut-elle réellement influencer l’opinion publique américaine, ou restera-t-elle confinée aux scènes et aux réseaux sociaux ?