Connue et adorée pour son rôle d’Astrid Nielsen, criminologue autiste Asperger dans la série à succès Astrid et Raphaëlle, Sara Mortensen touche le cœur du public bien au-delà de la fiction. Dans une interview bouleversante accordée à Télé 7 Jours, l’actrice de 37 ans est revenue sur deux épreuves qui ont façonné sa vie : un grave accident à l’œil survenu dans son enfance et la maladie neurodégénérative qui touche aujourd’hui sa mère, la comédienne Élisabeth Mortensen.
Un accident d’enfance aux conséquences durables
Sara Mortensen n’a pas toujours ressemblé à l’image élégante et assurée que l’on connaît aujourd’hui. Petite fille, un drame a changé le cours de son quotidien : un accident qui a gravement atteint l’un de ses yeux. « Je n’ai pas toujours eu le physique que vous connaissez aujourd’hui », confie-t-elle avec beaucoup d’émotion. Cet accident, dont elle ne précise pas la nature exacte, a nécessité plusieurs interventions chirurgicales et a laissé des séquelles visibles pendant de longues années. À l’adolescence, ces marques étaient particulièrement difficiles à porter. « On me disait sans cesse que j’étais différente », raconte-t-elle. Les regards, les remarques, parfois les moqueries ont accompagné une période où l’estime de soi est déjà fragile.
Des moqueries qui ont forgé une résilience et détermination
Au lieu de se refermer, Sara Mortensen a transformé cette douleur en moteur. Elle explique que ces jugements précoces lui ont appris très tôt à faire abstraction du regard des autres et à cultiver une force intérieure hors norme. Aujourd’hui, alors que des millions de téléspectateurs du monde entier saluent sa performance dans Astrid et Raphaëlle (diffusée dans plus de 70 pays), elle savoure une revanche douce : « C’est un magnifique pied de nez à la vie ». Son personnage, une femme neuroatypique brillante mais socialement en marge, résonne d’autant plus avec son propre parcours. « Jouer Astrid, c’est aussi mettre en lumière des différences qu’on a trop souvent voulu cacher », explique-t-elle.
La maladie neurodégénérative de sa mère, un nouveau combat
Si l’enfance de Sara Mortensen a été marquée par l’accident, l’âge adulte lui réserve une épreuve encore plus lourde : la santé déclinante de sa mère, Élisabeth Mortensen, ancienne comédienne de théâtre et de télévision. Atteinte d’une maladie neurodégénérative (non précisée publiquement), Élisabeth a progressivement perdu la capacité de s’exprimer clairement. Pour une femme dont la voix et le verbe étaient le métier, c’est une cruelle ironie du sort. Dans la saison 4 d’Astrid et Raphaëlle, les scénaristes ont accepté d’intégrer Élisabeth Mortensen le temps d’une scène (épisode 6). Un moment chargé d’émotion pour Sara : « Cette scène était essentielle. C’était une façon de lui offrir un dernier rôle, un dernier éclat avant que la maladie ne l’emporte trop loin. »
Une scène d’adieu artistique entre mère et fille
Tourner avec sa propre mère, dans cet état, a été à la fois un cadeau et un déchirement. « On a pu partager un instant suspendu, loin de la maladie », confie Sara, la voix tremblante dans l’interview. Ce n’est pas seulement un clin d’œil affectif : c’est un véritable hommage à celle qui lui a transmis le goût du jeu, l’exigence artistique et l’amour des textes.
| Épreuve | Conséquences | Réaction de Sara Mortensen |
|---|---|---|
| Accident à l’œil (enfance) | Multiples opérations Séquelles visibles longues |
Transformation de la douleur en force Refus de cacher sa différence |
| Maladie neurodégénérative de sa mère | Perte progressive de la parole Fin de carrière brutale |
Scène commune dans Astrid et Raphaëlle Hommage artistique et émotionnel |
Sara Mortensen, « Je remets tout en question chaque année »
Malgré le succès planétaire de la série et les éloges unanimes, Sara Mortensen reste d’une humilité rare. « Je ne me repose jamais sur mes acquis. Chaque année, je me demande si j’ai encore ma place, si je mérite tout cela », avoue-t-elle. Cette exigence, elle la doit aussi à sa mère, qui lui a appris que le talent ne suffit pas : il faut sans cesse se réinventer.
Un message universel, aucune différence n’est insurmontable
À travers son histoire, Sara Mortensen délivre une leçon de vie puissante : les cicatrices, qu’elles soient physiques ou émotionnelles, ne définissent pas une personne. Elles peuvent même devenir la source d’une force exceptionnelle. « Il n’existe pas de différence qui nous empêche d’avancer, seulement celles qu’on nous fait croire insurmontables », conclut-elle. Son témoignage, à la fois intime et universel, touche des milliers de personnes qui se reconnaissent dans son parcours.
Sara Mortensen n’est pas seulement l’interprète brillante d’Astrid Nielsen. Elle est une femme qui a su transformer les épreuves en lumière, les blessures en résilience et les silences imposés en paroles libératrices. Son interview complète est à retrouver dans le magazine Télé 7 Jours actuellement en kiosque. Si son histoire vous a touché, n’hésitez pas à la partager : elle rappelle à quel point la vulnérabilité peut être une force extraordinaire.
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