Kaamelott 2 : un démarrage timide mais prometteur pour le nouveau film d’Alexandre Astier

Kaamelott 2 : un démarrage timide mais prometteur pour le nouveau film d’Alexandre Astier

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 28 octobre 2025 à 21:48

Le très attendu Kaamelott – Deuxième volet (partie 1) d’Alexandre Astier est enfin sur grand écran. Sorti le 22 octobre, le film réalise un démarrage honorable au box-office français, mais bien inférieur à celui du premier opus. Retour détaillé sur les chiffres, les tendances et les perspectives pour cette nouvelle épopée du roi Arthur version Astier.

 

Un lancement solide, mais loin du succès du premier Kaamelott

 

Après un premier week-end en salle, Kaamelott 2 cumule environ 452 000 entrées sur 732 copies, selon les chiffres de CBO Box Office. Le film bénéficie d’une sortie nationale ambitieuse et d’un public fidèle, avec notamment 86 000 spectateurs en avant-première.

Un démarrage qui, en période post-vacances et dans un marché du cinéma encore convalescent, reste respectable. Cependant, la comparaison avec le premier film est inévitable : en juillet 2021, Kaamelott – Premier volet avait rassemblé plus d’un million d’entrées dès sa première semaine, en plein contexte de sortie post-confinement. Le contraste est donc net.

 

Film Période Entrées (1re semaine) Copies
Kaamelott – Premier Volet Juillet 2021 1 000 000+ 750
Kaamelott – Deuxième Volet (Partie 1) Octobre 2025 452 000 732

 

Si la dynamique est moins forte, le film d’Astier parvient tout de même à se hisser en tête du box-office hebdomadaire, devançant plusieurs grosses productions françaises et internationales.

 

Des critiques mitigées, un accueil en demi-teinte

 

Si les fans de la série culte Kaamelott ont répondu présent, la réception critique, elle, se montre plus partagée. Certains médias saluent la mise en scène ambitieuse et la profondeur du récit, tandis que d’autres estiment que l’humour et le rythme sont en retrait.

Le Figaro n’a pas hésité à qualifier le film de "navet lourdingue", une critique sévère qui contraste avec l’attente suscitée par le retour d’Astier. D’autres, comme Télérama ou Première, soulignent la richesse visuelle et la fidélité à l’univers originel, tout en regrettant un scénario parfois trop dense.

 

Les concurrents au box-office, une compétition féroce

 

La sortie de Kaamelott 2 coïncide avec plusieurs productions françaises d’envergure, ce qui limite mécaniquement son potentiel de croissance. Le film Chien 51 de Cédric Jimenez, sorti une semaine plus tôt, conserve un rythme solide avec 290 000 entrées sur son deuxième week-end, soit une baisse de seulement 11 %.

Adapté du roman éponyme de Laurent Gaudé, ce long-métrage de science-fiction cumule désormais 715 000 entrées en 12 jours. En comparaison, les précédents films du cinéaste, Novembre (2022) et Bac Nord (2021), avaient respectivement atteint 954 000 et 788 000 entrées sur la même période.

 

Des surprises animées au box-office

 

Les vacances de la Toussaint profitent également à certains films familiaux. Le film d’animation Hopper et le secret de la marmotte de Benjamin Mousquet connaît une spectaculaire progression de +207 % par rapport à la semaine précédente. Il totalise désormais 406 000 entrées en douze jours.

Autre bonne surprise, la comédie C’était mieux demain, portée par Elsa Zylberstein et Didier Bourdon, continue d’attirer les spectateurs. En fin de troisième week-end, le film enregistre un très solide 583 000 entrées, confirmant un excellent bouche-à-oreille.

 

Les films d’auteur et d’animation séduisent aussi

 

Le cinéma d’auteur n’est pas en reste cette semaine. Le nouveau long-métrage d’Hafsia Herzi, La Petite dernière, réalise un démarrage remarquable avec 134 000 entrées. Un chiffre déjà supérieur au cumul des deux précédents films de la réalisatrice.

De son côté, Arco, film d’animation éco-futuriste signé Ugo Bienvenu et produit par Natalie Portman, dépasse les 112 000 spectateurs en seulement cinq jours. Lauréat du Grand Prix du Festival d’Annecy, ce film au message environnemental fort trouve son public parmi les amateurs d’animation exigeante.

 

Des déceptions notables, le cas de Jan Kounen

 

En revanche, L’Homme qui rétrécit de Jan Kounen peine à convaincre. Malgré un budget conséquent de 21 millions d’euros et une large distribution sur 460 copies, le film n’attire que 120 000 spectateurs en cinq jours.

Un résultat en nette contre-performance comparé à son succès passé avec 99F en 2007, qui avait séduit 447 000 spectateurs dès son premier week-end. Le public semble moins réceptif à ce projet ambitieux, pourtant soutenu par un casting solide mené par Jean Dujardin.

 

Analyse, un contexte cinématographique complexe

 

La fréquentation des salles en France demeure en baisse par rapport à l’avant-Covid, et les sorties automnales souffrent d’une forte concurrence des plateformes de streaming. Kaamelott 2 pâtit également de son statut de film "de transition", première partie d’un diptyque, ce qui peut freiner certains spectateurs dans l’attente de la suite.

Cependant, le film bénéficie d’un atout majeur : la fidélité du public d’Alexandre Astier. Son univers singulier, mêlant humour absurde, drame et légende arthurienne, continue de fasciner un large éventail de fans.

 

Perspectives, vers une remontée possible ?

 

Malgré un lancement en demi-teinte, plusieurs indicateurs laissent entrevoir un possible rebond. Le bouche-à-oreille reste positif parmi les fans, et les vacances scolaires pourraient donner un second souffle au film. Si la courbe de fréquentation se stabilise, Kaamelott 2 pourrait atteindre le seuil symbolique du million d’entrées dans les semaines à venir.

Les projections internationales, notamment en Belgique, en Suisse et au Canada francophone, devraient également contribuer à gonfler les chiffres globaux.

 

Le deuxième volet de Kaamelott confirme qu’Alexandre Astier reste un cinéaste à part dans le paysage français. Si le film ne reproduit pas le raz-de-marée du premier opus, il s’impose tout de même comme un pilier du cinéma d’auteur populaire, capable de rivaliser avec les grosses productions nationales.

 

Dans un marché du cinéma en pleine mutation, le roi Arthur n’a peut-être pas dit son dernier mot. Reste à savoir si la seconde partie de ce diptyque parviendra à rallumer la flamme et à faire triompher la légende d’Astier au box-office.

Articles similaires

Kaamelott : L'Acteur qui a Refusé de Reprendre Perceval dans la Suite Cinéma d'Alexandre Astier en 2025

Kaamelott : L'Acteur qui a Refusé de Reprendre Perceval dans la Suite Cinéma d'Alexandre Astier en 2025

Le 22 octobre 2025, les salles de cinéma françaises ont vibré au rythme de l'épée et des quêtes...

Kaamelott : Alexandre Astier prépare une version longue du Premier Volet – Tout ce qu’il faut savoir

Kaamelott : Alexandre Astier prépare une version longue du Premier Volet – Tout ce qu’il faut savoir

Depuis plus de quinze ans, Kaamelott s’est imposée comme une référence incontournable de...

L’amour est dans le pré : Julien confie avoir rencontré de nouvelles candidates, mais pas prêt à aimer à nouveau

L’amour est dans le pré : Julien confie avoir rencontré de nouvelles candidates, mais pas prêt à aimer à nouveau

La saison 20 de L’amour est dans le pré a été riche en rebondissements et en émotions, et parmi...

Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article !