La Fashion Week de New York a une nouvelle fois offert son lot de moments marquants. Parmi eux, l’apparition remarquée de Kai Schreiber, fille transgenre des acteurs Naomi Watts et Liev Schreiber. À seulement 16 ans, la jeune mannequin s’impose déjà comme une figure montante de la mode internationale, tout en affrontant une vague de réactions contrastées sur les réseaux sociaux.
Une entrée remarquée sur le podium de Jason Wu
Le 16 septembre, Kai Schreiber a ouvert le défilé du créateur Jason Wu, lors de la présentation de sa collection prêt-à-porter printemps 2026. Avec une allure affirmée et une présence déjà professionnelle, l’adolescente a captivé l’attention des spectateurs et des critiques spécialisés. Elle confirme ainsi sa place dans un secteur où la jeunesse et l’authenticité séduisent de plus en plus.
Le parcours d’une étoile montante
Née en décembre 2008, Kai Schreiber est la cadette de la fratrie qu’elle forme avec son frère Sasha, né en 2007. Issue du mariage entre Naomi Watts et Liev Schreiber, séparés depuis 2016, la jeune mannequin se fait rapidement un nom dans l’univers de la mode.
Son ascension ne date pas d’hier : en mars dernier, elle avait déjà attiré l’attention lors d’un défilé Valentino. En juillet, c’est la maison Céline qui l’accueillait sur son podium. Ces débuts remarquables traduisent un potentiel certain dans une carrière encore au tout début de son développement.
Le soutien indéfectible de Naomi Watts et Liev Schreiber
Lors du show Jason Wu, Naomi Watts était présente au premier rang pour applaudir sa fille. Son père, Liev Schreiber, n’hésite pas lui aussi à afficher son soutien, soulignant à plusieurs reprises sa fierté pour le parcours de Kai. Cette bienveillance familiale joue un rôle essentiel dans l’équilibre de l’adolescente, confrontée à la fois à l’admiration et à la haine en ligne.
Les critiques et la transphobie sur les réseaux sociaux
Si Kai Schreiber est largement saluée dans les médias, elle est également la cible de commentaires haineux sur Instagram et Twitter. Plusieurs internautes, sous les publications du média Page Six, n’ont pas hésité à recourir à des insultes transphobes, contestant son identité et remettant en question sa légitimité dans le mannequinat.
Voici quelques exemples relevés :
| Critiques reçues | Nature des propos |
|---|---|
| "C'est pas un homme ?" | Transphobie directe |
| "Encore un homme qui joue à se déguiser" | Dérision et moquerie |
| "C’est son fils, pas sa fille" | Négation d’identité |
| "Ça reste un homme" | Remise en question de la transition |
Le phénomène des “Nepo Babies” dans la mode
Au-delà des attaques transphobes, d’autres critiques évoquent le phénomène des “Nepo Babies”, terme désignant les enfants de célébrités qui bénéficient d’une exposition privilégiée. De nombreuses figures montantes de la mode sont issues de familles célèbres, et Kai Schreiber n’échappe pas à ce débat. Toutefois, sa prestance sur scène prouve que son succès repose aussi sur son talent et son travail.
La mode, un espace en mutation
La présence de Kai Schreiber sur les podiums illustre la transformation progressive de l’industrie de la mode, qui tend à inclure davantage de diversité et à mettre en avant des personnalités inspirantes. Ce changement s’inscrit dans une dynamique globale où les mannequins transgenres, non binaires et issus de différentes cultures trouvent peu à peu leur place.
Un symbole de résilience et d’inspiration
En dépit des critiques, Kai Schreiber s’impose comme une figure de résilience pour de nombreux jeunes transgenres. Son parcours témoigne de l’importance de la reconnaissance identitaire, de la tolérance et du rôle des familles dans l’acceptation. Elle devient ainsi un modèle d’inspiration pour une génération en quête de représentations plus inclusives.
À seulement 16 ans, Kai Schreiber s’affirme déjà comme une personnalité incontournable dans la mode. Sa trajectoire, entre lumière et critiques, reflète à la fois les opportunités offertes par le milieu artistique et les défis d’une visibilité précoce. Soutenue par sa famille et par de nombreux admirateurs, elle poursuit son chemin avec détermination, marquant une nouvelle ère pour l’inclusivité dans la mode.
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