Auditionné le 2 février par une commission parlementaire, Laurent Delahousse s’est retrouvé au cœur d’un exercice politique délicat. Face aux députés, le présentateur de France 2 a défendu son impartialité. Une phrase, glissée avec calme, a pourtant fait vaciller l’équilibre de la séance.
Le décor était solennel. Les regards, appuyés. Et l’attente, palpable. Rarement exposé ainsi, Laurent Delahousse a dû répondre de son travail, de son ton et de ses choix éditoriaux. L’audition promettait d’être technique. Elle s’est transformée en moment de télévision politique à haute tension.
Pendant près de deux heures, le journaliste a répondu sans détour. Il a assumé son style, revendiqué sa constance et rappelé les principes qui guident son travail depuis des années.
Les échanges se sont durcis lorsque la neutralité de France Télévisions a été évoquée. Selon Le Parisien, plusieurs députés ont interrogé la rédaction sur son traitement du Rassemblement National et la perception du public.
La séquence la plus commentée est venue d’une question de Philippe Ballard. Ancien journaliste devenu député RN, il a mis en cause l’engagement supposé de certains reporters. La réponse de Delahousse, posée mais ferme, a déclenché des réactions immédiates.
En lançant un discret « vous en savez quelque chose », le présentateur a renvoyé son interlocuteur à son propre parcours. Une phrase courte. Un sous-entendu clair. Dans la salle, le silence a brièvement remplacé les échanges policés.
Sur les réseaux sociaux et dans les couloirs de l’Assemblée, la remarque a circulé rapidement. Certains y ont vu une élégante leçon de déontologie. D’autres, un rappel piquant des frontières parfois floues entre journalisme et politique.
Ce qu’il faut retenir
Laurent Delahousse a défendu une vision exigeante de l’impartialité journalistique.
L’audition a révélé la sensibilité persistante autour du traitement médiatique du RN.
Une phrase subtile a suffi à marquer durablement les esprits.
Reste une question suspendue. À l’heure où chaque mot est scruté, jusqu’où les journalistes peuvent-ils se défendre sans devenir eux-mêmes acteurs du débat politique.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article !