Arrivée au JT de 20h de France 2, départ de la matinale de France Inter, affirmation d’un rôle central dans le paysage audiovisuel public : l’année 2025 marque un tournant majeur dans la carrière de Léa Salamé. À l’approche du changement d’année, la journaliste a pris la parole sur Instagram pour dresser un bilan personnel et professionnel d’une trajectoire marquée par des choix structurants, une exposition accrue et une forte charge symbolique.
Dans un message sobre et personnel, accompagné de plusieurs photographies, elle revient sur douze mois de bouleversements, d’émotions et de responsabilités nouvelles. Un témoignage rare, à la fois intime et public, qui éclaire les coulisses d’une transition parmi les plus scrutées de l’audiovisuel français.
Une prise de fonction hautement symbolique au JT de 20h
Le 1er septembre 2025, Léa Salamé présente pour la première fois le journal télévisé de 20h de France 2. Un rendez-vous emblématique, suivi chaque soir par plusieurs millions de téléspectateurs, qu’elle incarne désormais du lundi au jeudi.
Cette arrivée marque la fin d’une ère et l’ouverture d’un nouveau cycle pour la chaîne publique. Léa Salamé succède à Anne-Sophie Lapix, qui a occupé cette fonction pendant huit années consécutives. Un passage de relais scruté de près, tant le JT de 20h demeure un marqueur central de l’information télévisée en France.
Pour France Télévisions, ce choix s’inscrit dans une volonté de renouvellement éditorial et de continuité journalistique, en misant sur une figure déjà identifiée par le public pour son exigence, sa rigueur et son sens de l’interview.
Le départ assumé de la matinale de France Inter
Cette nomination s’est accompagnée d’un renoncement majeur. Pour se consacrer pleinement à ses nouvelles fonctions, Léa Salamé a quitté la matinale de France Inter, qu’elle coanimait avec Nicolas Demorand depuis 2017.
Pendant près de dix ans, le duo a façonné l’une des tranches d’information les plus influentes du paysage radiophonique français, conjuguant interviews politiques, débats de fond et analyse de l’actualité. Un rendez-vous devenu incontournable pour des millions d’auditeurs.
Ce départ, bien que préparé, a marqué la fin d’un cycle professionnel et humain fort. Dans son message, la journaliste évoque sans détour l’attachement profond qu’elle conserve pour cette aventure collective.
Un hommage appuyé aux équipes et à un compagnonnage de dix ans
Sur son compte Instagram, Léa Salamé a choisi le ton de la reconnaissance plutôt que celui de la rupture. « 2025 aura été intense et inoubliable », écrit-elle, avant de saluer « les équipes de France Inter avec qui nous avons fait grandir la matinale pendant dix ans ».
Elle adresse également un message personnel à Nicolas Demorand, qualifié « d’ami pour la vie », soulignant la dimension humaine d’un partenariat professionnel souvent exposé mais rarement commenté publiquement.
Ces remerciements traduisent une volonté de continuité et de respect, loin de toute polémique, dans un contexte de transition souvent délicat pour les figures médiatiques de premier plan.
Le maintien de Quelle époque !, un autre pilier de son identité médiatique
Si Léa Salamé a quitté la radio matinale, elle n’a pas pour autant renoncé à la diversité de ses formats. En parallèle du JT, elle continue d’animer chaque samedi soir sur France 2 le talk-show Quelle époque !.
Cette émission, installée dans le paysage audiovisuel, lui permet de conserver un espace de débat, de culture et de conversation longue, complémentaire à la rigueur du journal télévisé.
Ce double positionnement — information quotidienne et rendez-vous hebdomadaire de réflexion — participe à renforcer son statut de journaliste généraliste, capable de naviguer entre temporalité courte de l’actualité et temps long de l’analyse.
« L’honneur et la fierté » de porter la parole de la rédaction
Au-delà des changements de grille et de fonctions, le message publié par Léa Salamé se distingue par la place qu’elle accorde au sens de sa mission.
« Je veux vous dire aussi l’honneur et la fierté que je ressens à porter tous les jours les reportages de la rédaction de France 2 devant des millions de Françaises et de Français », écrit-elle.
Elle rappelle ainsi le rôle collectif du JT, insistant sur le travail des équipes éditoriales et techniques, et se positionne comme passeuse d’informations plutôt que comme figure centrale du dispositif.
Un parcours personnel rappelé avec sobriété
Dans une phrase particulièrement marquante, la journaliste évoque ses origines : « Rien de tout cela n’était écrit quand je suis née à Beyrouth et je mesure chaque jour la chance que j’ai ».
Sans s’appesantir, cette référence rappelle un parcours singulier, celui d’une journaliste arrivée en France dans son enfance, devenue l’une des voix les plus écoutées de l’audiovisuel public.
Une trajectoire qui résonne avec les enjeux de représentation, de mérite et de diversité, sans jamais être explicitement revendiquée comme telle.
Un lien revendiqué avec le public
« Vos messages et votre soutien me vont droit au cœur », écrit-elle, avant de souhaiter « une très belle année » placée sous le signe de la douceur.
Un registre personnel, maîtrisé, qui participe à humaniser une fonction souvent perçue comme institutionnelle, sans jamais verser dans la mise en scène émotionnelle.
Une figure désormais centrale du service public audiovisuel
À l’issue de cette année 2025, Léa Salamé s’impose comme l’un des visages les plus stratégiques de France Télévisions. Présentatrice du JT de 20h en semaine, animatrice d’un talk-show de prime time, elle occupe une position rare, à la croisée de l’information et du débat.
Ce repositionnement confirme la confiance que lui accorde le service public, tout en l’exposant à des attentes élevées en matière de crédibilité, de neutralité et de constance éditoriale.
Après une pause liée aux congés de fin d’année, la journaliste doit retrouver l’antenne au début du mois de janvier, poursuivant ainsi un cycle professionnel entamé sous le signe du changement et de la responsabilité.
Une année de transition devenue un point d’ancrage
Plus qu’un simple bilan, la prise de parole de Léa Salamé s’apparente à un moment de clarification. Elle y affirme ses choix, reconnaît ses héritages et assume pleinement la nouvelle place qu’elle occupe.
Dans un paysage médiatique en mutation, marqué par la défiance et la fragmentation de l’information, cette stabilité revendiquée, alliée à une parole mesurée, pourrait bien constituer l’un des marqueurs durables de son positionnement.
Pour la journaliste comme pour le public, 2025 apparaît ainsi non comme une parenthèse, mais comme un socle.
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