Alors que le Festival d’Angoulême 2026 a été annulé, le monde de la bande dessinée démarre l'année avec un foisonnement de nouveautés. Entre récits intimes, polars historiques et satires sociales, les premières parutions de l’année dévoilent un panorama riche et diversifié du 9e Art. Voici les quinze titres à ne pas manquer entre janvier et avril 2026.
Nos accords imparfaits – Gilles Marchand et Cécile Dupuis
Publié le 7 janvier chez Casterman, ce récit en deux parties explore le quotidien et les silences d’un couple. Anton et Hélène, violoncelliste et livreur, voient leur relation perturbée par l’incommunicabilité. La seconde partie les entraîne dans un voyage mystérieux pour livrer un colis à une ancienne compagne dans une ville inconnue. Marchand et Dupuis structurent le récit comme les deux faces d’un disque, mêlant introspection et aventure narrative.
160 pages, 25 €.
L'Addiction, s'il vous plaît – Terreur Graphique
Publié également le 7 janvier chez Casterman, ce récit autobiographique traite de la dépendance à l’alcool. Sous des personnifications canines, l’auteur évoque son combat personnel, l’héritage familial et l’influence de figures culturelles comme Kurt Cobain. Un album brut et lucide, idéal pour le Dry January.
144 pages, 23 €.
Retour à Carmélites – Jeanne Puchol
Dans ce premier album paru chez Sarbacane le 7 janvier, Marthe revient dans sa ville natale et découvre que tout a changé. Entre nostalgie et quête amoureuse, Jeanne Puchol signe un récit sensible et moderne, fruit d’une résidence à la Maison des Auteurs et de son engagement dans le collectif Next Revel.
160 pages, 24 €.
God Bless America – Pierre-François Radice
Adaptation du roman Le Cherokee de Richard Morgiève, ce polar se déroule dans l’Utah des années 1950. Le shérif enquête sur des événements étranges mêlant soucoupe volante et voitures abandonnées. Radice, diplômé de l’IPESAA, restitue avec fidélité le suspense et l’atmosphère du texte original.
208 pages, 29,90 €.
Jeune et fauchée – Florence Dupré La Tour
Paru le 9 janvier chez Dargaud, ce récit autobiographique met en lumière la précarité d’une jeune mère et autrice. Entre humour et tragédie, Florence Dupré La Tour questionne les conséquences du déclassement social sur la vie quotidienne.
212 pages, 24,50 €.
Lou Andreas-Salomé, Si tu veux une vie, vole-la ! – Séverine Vidal et Olivia Sautreuil
Publié le 14 janvier chez Bayard Graphic', cet album biographique retrace la vie d’une figure intellectuelle majeure de la fin du XIXe siècle. Psychanalyste, philosophe et correspondante de Freud, Lou Andreas-Salomé traverse les conventions sociales tout en nourrissant des relations intellectuelles et amoureuses atypiques.
240 pages, 25 €.
Trop tard – Baptiste Delengaigne
Le 23 janvier, les éditions 2042 publient ce premier album où Claudine, naïve et idéaliste, se retrouve mêlée à une bande de jeunes artistes et militants réactionnaires. Le récit questionne la radicalisation et l’extrémisme avec un graphisme rappelant le style manga.
188 pages, 23 €.
Barrio negro – José-Louis Bocquet et Javi Rey
Adaptation du roman Quartier nègre de Georges Simenon, publiée le 6 février chez Dargaud. Le couple Germaine et Joseph traverse un périple sud-américain marqué par la faillite, la violence coloniale et la désillusion amoureuse. Une lecture dense et critique sur le colonialisme et l’amour.
168 pages, 23,95 €.
Bleu de chauffe – Lionel Chouin
Glénat publie le 4 février ce récit social dans la France des années 1980. Ahmed, ouvrier syndicaliste, lutte pour ses droits, tandis que sa fille Karima enquête sur la violence et le racisme dans leur cité. Une fiction poignante sur le militantisme et les mutations sociales.
120 pages, 22 €.
Diplomatie clandestine – Hubert Maury
Le 11 février, Glénat propose ce thriller géopolitique. Officier de renseignement en Afghanistan, Raphaël navigue entre trahisons et informations contradictoires pour prévenir un attentat. L’auteur, ancien militaire, restitue avec authenticité la complexité des opérations de terrain.
248 pages, 28 €.
Le Cocon – Alexandre De Moté et Natacha Sicaud
Biographie graphique de Judith Scott, artiste d’Art Brut américaine, parue le 25 février chez Glénat. Sourde et muette, elle crée des sculptures cocons après une vie d’isolement. Le récit souligne l’inclusivité et la force créatrice face au handicap.
128 pages, 20 €.
L'envol du pélican – Rudy Ortiz, Sophie Révil et Antonia Bañados
Paru le 4 mars chez Sarbacane, ce roman graphique traite de reconstruction après violences sexuelles sur mineur. Daniel revisite son passé au Pérou à travers des séances de psychothérapie. Une œuvre collective et sensible sur le traumatisme et la résilience.
192 pages, 26 €.
L'Amour c'est nul ! (Je ne recommande pas ce produit) – Alicia Jacte
Publié le 5 mars chez Delcourt, cet album examine la marchandisation de l’amour et les normes de genre dans les couples hétérosexuels. Alicia Jacte combine témoignage personnel et réflexion socioculturelle avec humour et lucidité.
16,95 €, collection Une Case en Moins.
Hysteria – Elizabeth Holleville
Le 18 mars, Glénat présente ce récit d’horreur sur la maternité et la mémoire familiale. Garance explore les secrets de ses aïeules dans un manoir inquiétant, mêlant thriller psychologique et surnaturel. Une œuvre récompensée pour sa qualité narrative et visuelle.
256 pages, 25 €.
Pour qui sonne le glas – Jean-David Morvan et Pierre Dawance
Adaptation du roman d’Ernest Hemingway, parue le 1er avril chez Sarbacane. Robert Jordan, volontaire américain dans la guerre civile espagnole, rejoint des guérilleros antifascistes et se lie d’amitié et d’amour avec Pilar et Maria. Morvan et Dawance signent une adaptation fidèle et émouvante, mêlant romance et contexte historique.
192 pages, 27 €.
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