Un témoignage après douze ans de silence
Douze ans après sa rupture avec le chef Jean Imbert, Lila Salet, ancienne actrice et désormais cheffe d’entreprise, décide de prendre la parole. Invitée sur France Inter, elle raconte les violences psychologiques et physiques qu’elle affirme avoir subies entre 2012 et 2013. Le 23 août dernier, elle a déposé une plainte pour violences conjugales et séquestration, espérant que la justice pourra examiner son dossier malgré la prescription et inspirer d’autres victimes à se manifester.
Le récit bouleversant de Lila Salet sur RTL
Invitée dans la matinale de RTL par Marc-Olivier Fogiel, Lila Salet a livré un témoignage poignant. Elle affirme que sa relation avec Jean Imbert, vainqueur de Top Chef en 2012, s’est rapidement transformée en un cycle de manipulation et de violence. Malgré plusieurs tentatives pour mettre fin à la relation, elle explique être revenue vers lui à cause de ses excuses répétées et de ses promesses d’amour.
Selon elle : "Il se confond en excuses, il vous explique qu’il vous aime, qu’il veut vous faire des enfants, que vous êtes la prunelle de ses yeux. En fait, il s’est emporté, le pauvre homme, il ne se gère pas, il veut aller se faire soigner."
Des accusations précises de violences et de séquestration
Dans sa plainte, consultée par la presse, Lila Salet détaille plusieurs faits : gifles répétées, séquestration dans une chambre d’hôtel à Florence, et intrusions violentes à son domicile parisien. Elle décrit également un climat d’emprise psychologique marqué par le contrôle et la jalousie maladive.
| Type de violence | Période | Description |
|---|---|---|
| Violence physique | 2012-2013 | Gifles, coups et agressions lors de voyages et à domicile |
| Violence psychologique | 2012-2013 | Isolement, contrôle constant, menaces et manipulation émotionnelle |
| Séquestration | Week-end à Florence | Retenue de force plusieurs heures dans une chambre d’hôtel |
Un processus d’emprise et d’isolement
Lila Salet décrit l’isolement progressif dont elle aurait été victime. Selon elle, elle a été coupée de ses amis et soumise à un contrôle quotidien. Elle précise : "Tous les matins, je devais me lever en même temps que lui et l’écouter parler de lui dans sa baignoire. Il ne supportait pas que j’aille seule ailleurs."
La question juridique de la prescription
Sa plainte récente soulève la question de la prescription. Pour les violences conjugales, le délai légal est de six ans, tandis que pour la séquestration, il peut s’étendre jusqu’à vingt ans. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour violences sur conjoint, ce qui pourrait permettre d’examiner certains éléments de sa plainte.
Des témoignages qui résonnent avec d’autres victimes
Le récit de Lila Salet rejoint celui d’autres ex-compagnes du chef. Alexandra Rosenfeld, ancienne Miss France 2006, avait évoqué des violences subies, notamment un nez fracturé, tandis que quatre autres femmes avaient témoigné anonymement sur des pressions psychologiques et des comportements violents. Lila Salet souhaite, par son témoignage, soutenir ces victimes et encourager la parole.
La défense de Jean Imbert
Les avocates de Jean Imbert ont contesté les accusations portées contre lui. Elles ont présenté des messages et témoignages alléguant que certaines violences physiques et verbales auraient été exercées par Lila Salet sur Jean Imbert, qui aurait agi en état de légitime défense. Le chef reste présumé innocent jusqu’au jugement.
Ce témoignage met en lumière les complexités des violences conjugales et du processus d’emprise. Lila Salet, après plus d’une décennie de silence, espère que sa démarche permettra non seulement à la justice de se pencher sur son dossier mais aussi de sensibiliser le public et soutenir d’autres victimes. L’affaire reste en cours et suscite un débat sur la prescription et l’écoute des victimes dans les affaires de violences conjugales.
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