À l'âge de 72 ans, Michel-Edouard Leclerc, figure emblématique de la grande distribution en France, lève le voile sur son domaine privé niché à Saint-Divy, dans le Finistère. Ce manoir breton du XVIe siècle, loin des clichés luxueux, incarne un héritage familial profond, mêlant histoire, simplicité et ambitions culturelles. Découvrez les secrets de cette résidence discrète qui a vu naître l'empire E.Leclerc, et explorez ses projets futurs, dont un parc de sculptures prévu pour 2026. Cet article détaillé, optimisé pour une lecture immersive, vous plonge au cœur de la Bretagne authentique.
Le Manoir de La Haye, Un Joyau Breton Caché à Saint-Divy
Niché au cœur d'un vallon boisé à la périphérie de Saint-Divy, une petite commune du Finistère comptant environ un millier d'habitants, le manoir de La Haye représente un trésor patrimonial méconnu. Acquis en 1966 par Édouard et Hélène Leclerc, parents de Michel-Edouard, ce domaine s'étend sur 70 hectares de forêt protectrice, dont 16 hectares aménagés en parc verdoyant. Entouré d'étangs paisibles, de vergers fructueux et de buis méticuleusement taillés, il offre un contraste saisissant avec l'image publique des hypermarchés E.Leclerc.
Pour accéder à cette demeure, il faut traverser deux grilles imposantes, serpenter à travers une allée ombragée par des arbres centenaires, longer un étang scintillant, puis franchir un verger avant d'apercevoir le corps de logis principal. Cette structure rectangulaire, sobre et élégante, domine le paysage sans ostentation. Classé aux monuments historiques depuis 1977 pour ses façades, toitures et escaliers intérieurs, le manoir témoigne d'une architecture bretonne raffinée, évoluant d'un gothique médiéval à un style classique au fil des siècles.
Historiquement, la propriété appartenait à la famille Penfentenyo, qui a transformé un ancien manoir du XVe siècle en une résidence plus harmonieuse. Le bâtiment principal compte un rez-de-chaussée avec six travées, un étage en comble, des fenêtres agrémentées de frontons sculptés et une porte centrale menant à un escalier majestueux. Cette discrétion architecturale reflète les valeurs de la famille Leclerc : authenticité et ancrage territorial plutôt que extravagance.
Histoire Familiale des Leclerc, Des Origines Modestes à l'Empire E.Leclerc
L'aventure de la famille Leclerc débute bien loin de ce manoir breton. En 1949, Édouard et Hélène ouvrent leur première épicerie rue des Capucins à Landerneau, une ville voisine qui reste le berceau de l'enseigne E.Leclerc. Cette petite boutique, installée dans une cuisine reconvertie, marque le début d'une révolution dans la distribution française, basée sur des prix bas et une indépendance farouche.
En 1966, le couple rachète le manoir de La Haye à des assureurs. À l'époque, la bâtisse est envahie par le lierre, dépourvue de chauffage moderne et de sanitaires confortables. Malgré ces conditions rustiques, ils en font leur résidence principale, y élèvent leurs trois enfants – dont Michel-Edouard – et y posent les fondations d'un empire commercial. Le domaine devient un lien intime entre la vie privée et les affaires, illustrant une réussite ancrée dans la simplicité bretonne.
Michel-Edouard Leclerc, aujourd'hui à la tête du mouvement E.Leclerc, décrit La Haye comme une "maison-jalon" plutôt qu'une demeure ostentatoire. Contrairement aux villas balnéaires de l'île d'Yeu ou de l'île de Ré, ce lieu n'affiche pas le mot "famille" en lettres capitales. Il symbolise une étape clé dans l'histoire Leclerc, où la Bretagne – qualifiée par Michel-Edouard de "quasi-île dont on part pour mieux y revenir" – joue un rôle central.
| Année | Événement Clé | Impact sur le Domaine |
|---|---|---|
| 1949 | Ouverture de la première épicerie à Landerneau | Début de l'ascension familiale, loin du manoir |
| 1966 | Achat du manoir de La Haye | Transformation en résidence et QG discret |
| 1977 | Classement aux monuments historiques | Protection patrimoniale officielle |
| 2012 | Ouverture du Fonds Hélène et Édouard Leclerc | Élan culturel initié à Landerneau |
| 2019 | Décès d'Hélène Leclerc | Vidage partiel du manoir pour projets futurs |
| 2026 | Ouverture du parc de sculptures | Nouvelle vocation culturelle |
Vie Quotidienne au Manoir, Simplicité Austère et Souvenirs d'Enfance
Contrairement aux stéréotypes des résidences de milliardaires, la vie au manoir de La Haye reste marquée par une austérité volontaire. La cuisine, par exemple, est moins équipée que celle d'un logement modeste des années 1970. Pas de gadgets high-tech ni de luxe superflue : l'essentiel prime. Une chapelle datant de 1716, intégrée au domaine, rappelle les racines catholiques d'Édouard Leclerc, ancien séminariste ayant quitté les ordres pour l'entrepreneuriat.
Les enfants Leclerc passent leurs vacances ici, entre parties de cache-cache dans la forêt dense, pêches à la truite dans les étangs et explorations du parc. Michel-Edouard se souvient de ces moments comme d'une éducation à la nature et à la discrétion. Le manoir n'est pas seulement une maison ; il devient rapidement un quartier général informel pour l'enseigne E.Leclerc. Responsables de magasins, journalistes, intellectuels et personnalités variées s'y croisent, transformant les salons en forums de discussion animés.
"J’ai tout appris de la société française à travers la galerie de portraits qui venaient ici. Ça valait Balzac et Zola réunis", confie Michel-Edouard Leclerc. Ces échanges enrichissent non seulement les affaires, mais aussi la vision culturelle de la famille, pavant la voie à des initiatives artistiques futures.
Le Manoir comme QG Discret de l'Enseigne E.Leclerc
Au-delà de la sphère familiale, le domaine de Saint-Divy sert de base opérationnelle secrète. Édouard Leclerc y reçoit des adhérents du mouvement, planifie des stratégies et forge des alliances. Cette dualité – résidence privée et hub professionnel – illustre l'approche unique des Leclerc : intégrer le travail à la vie quotidienne sans séparation artificielle.
La forêt de 70 hectares offre une protection naturelle contre les regards indiscrets, permettant des réunions confidentielles. Les 16 hectares de parc aménagé deviennent des espaces de réflexion, où les idées novatrices pour défier la concurrence naissent au milieu des arbres. Cette intégration harmonieuse entre nature bretonne et ambition entrepreneuriale définit l'ADN de l'enseigne E.Leclerc.
Projets Culturels, Du Fonds Leclerc au Parc de Sculptures à Partir de 2026
Après le décès d'Hélène Leclerc en 2019, le manoir connaît une transition. Objets précieux – statues de saints, tableaux flamands, artefacts liturgiques – migrent vers l'ancien couvent des Capucins à Landerneau, siège du Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, inauguré en 2012. Ce fonds, dédié à l'art contemporain, perpétue l'engagement philanthropique du couple.
Le manoir lui-même est destiné à accueillir les bureaux administratifs du Fonds, tandis que le parc s'ouvrira au public avec une vingtaine de sculptures monumentales à horizon 2026. Ce projet transforme le domaine en un lieu culturel vivant, accessible à tous, sans trahir ses racines bretonnes. Michel-Edouard Leclerc, passionné par l'art, voit en cette évolution une continuité naturelle : "Prolonger l’élan culturel de mes parents."
Ce parc de sculptures en Bretagne positionnera Saint-Divy comme une destination artistique émergente, attirant visiteurs et amateurs d'art. Il mettra en valeur des œuvres contemporaines en dialogue avec le paysage naturel, créant un pont entre héritage historique et création moderne.
Michel-Edouard Leclerc à 72 Ans, Attachement à la Bretagne et Vision d'Avenir
À 72 ans, Michel-Edouard Leclerc reste profondément lié à sa région natale. La Bretagne, pour lui, est une terre d'attaches émotionnelles fortes, un lieu de départ et de retour incessant. En ouvrant partiellement son domaine, il partage cet amour tout en innovant culturellement.
Son parcours, de l'enfance au manoir à la présidence d'un géant de la distribution, incarne une réussite discrète. Loin des projecteurs, il cultive un mode de vie aligné sur ses valeurs : famille, culture, territoire. Le futur parc de sculptures symbolise cette philosophie, invitant le public à découvrir un pan caché de la Bretagne.
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