Marina Foïs, actrice française incontournable, est connue pour son jeu d’une intensité remarquable, oscillant entre comédie et drame. Derrière son succès artistique, elle n’hésite pas à lever le voile sur des épreuves intimes. Parmi elles, un trouble psychologique encore méconnu du grand public : la dysmorphophobie, également appelée trouble dysmorphique corporel.
Une actrice polyvalente et passionnée
Révélée dans la troupe comique Les Robins des bois, Marina Foïs a su élargir sa palette artistique. Sa carrière se distingue par une capacité à aborder des rôles légers autant que des personnages marqués par des drames humains. À 55 ans, elle s’impose comme une figure du cinéma français, enchaînant les collaborations prestigieuses.
La sortie du film "Moi qui t’aimais"
Le 1er octobre, Marina Foïs sera à l’affiche de Moi qui t’aimais, film réalisé par Diane Kurys. Cette œuvre retrace l’histoire du couple mythique formé par Simone Signoret et Yves Montand. L’actrice partage avec enthousiasme son admiration pour ces icônes, tout en dissimulant difficilement ses propres blessures personnelles.
Un drame familial difficile à surmonter
Dans l’émission Sept à Huit, diffusée le dimanche 21 septembre sur TF1, Marina Foïs évoque la perte tragique de son frère, décédé à seulement 29 ans. Un événement marquant qui a profondément bouleversé son existence. Son témoignage, empreint d’émotion, révèle une artiste à la fois forte et vulnérable.
La dysmorphophobie, un combat personnel et silencieux
Invitée dans l’émission Hot Ones, présentée par Kyan Khojandi, Marina Foïs a abordé un sujet intime : la dysmorphophobie. Ce trouble se traduit par une perception altérée et négative de son propre corps, entraînant des obsessions et des comportements alimentaires compulsifs.
L’actrice confie avoir entamé des régimes dès son adolescence. Malgré une perte de poids significative, elle ne parvenait pas à modifier l’image qu’elle avait d’elle-même. Elle raconte : « Je me suis toujours vue comme grosse, je n’étais pas anorexique ni boulimique, mais la nourriture était un problème central dans ma vie ».
Une obsession alimentaire quotidienne
Passionnée de mode et régulière aux défilés de la Fashion Week, Marina Foïs admet avoir développé une obsession autour de la nourriture. Par exemple, elle évoque sa « phobie du beurre », persuadée que chaque aliment pouvait impacter son apparence. Ce rapport conflictuel avec la nourriture a marqué son quotidien, allant jusqu’à organiser ses journées en fonction des repas.
Comprendre la dysmorphophobie
Selon le Manuel MSD de référence médicale, la dysmorphophobie touche environ 2 à 3 % de la population. Elle se caractérise par une focalisation excessive sur des défauts physiques, souvent inexistants ou insignifiants. Ces préoccupations provoquent une souffrance psychologique et peuvent entraver la vie sociale et professionnelle.
| Caractéristiques | Description |
|---|---|
| Prévalence | 2 à 3 % de la population |
| Symptômes principaux | Préoccupation excessive pour des défauts perçus du corps |
| Conséquences | Souffrance psychologique, isolement social, baisse d’estime de soi |
| Traitements | Thérapie cognitivo-comportementale, antidépresseurs (ISRS) |
Les traitements possibles
Les spécialistes recommandent la thérapie cognitivo-comportementale pour aider les patients à modifier leur perception corporelle. Dans certains cas, des antidépresseurs, notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), peuvent être prescrits. L’accompagnement médical et psychologique reste essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes touchées.
Un témoignage qui libère la parole
Le témoignage de Marina Foïs a un impact fort : il contribue à lever le tabou autour de la dysmorphophobie. En partageant son expérience, elle incite à une meilleure compréhension de ce trouble encore trop méconnu. Son parcours rappelle l’importance de parler ouvertement des souffrances psychologiques afin d’encourager la recherche d’aide.
Actrice accomplie et figure emblématique du cinéma français, Marina Foïs prouve que derrière la réussite se cachent parfois des fragilités. Son combat contre la dysmorphophobie, ainsi que ses témoignages sincères, en font une personnalité inspirante et courageuse. En mettant des mots sur ses blessures, elle contribue à sensibiliser le public à une réalité souvent ignorée, et rappelle que la santé mentale est un enjeu universel.
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