Ce lundi 15 septembre 2025, l’émission "Tout beau, tout n9uf" diffusée sur W9 et animée par Cyril Hanouna a été marquée par une séquence qui fait débat. Le chroniqueur judiciaire Michel Mary, connu pour ses interventions dans les émissions de faits divers, a tenu des propos jugés déplacés concernant un home-jacking. Cette intervention a rapidement suscité des réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Un contexte tendu, l’arrivée de Michel Mary sur W9
Michel Mary, déjà habitué des plateaux télé grâce à son rôle de chroniqueur dans "Touche pas à mon poste !" et "Enquêtes criminelles", a intégré la nouvelle émission de Cyril Hanouna. Son rôle : relater chaque soir un fait divers marquant. Cependant, sa chronique du 15 septembre a pris une tournure inattendue.
Le récit du home-jacking à Vaucresson
Ce soir-là, Michel Mary a choisi de relater un violent cambriolage survenu à Vaucresson (Hauts-de-Seine), où un couple âgé de 78 et 77 ans a été victime d’un home-jacking. Si les faits étaient suffisamment graves pour capter l’attention, c’est la manière dont le chroniqueur a relaté l’histoire qui a provoqué la controverse.
Des propos jugés stigmatisants et déplacés
Plutôt que de se limiter à une description factuelle, Michel Mary a insisté sur l’origine des auteurs présumés du cambriolage. Utilisant des termes comme "rebeu" ou "black", il a provoqué rires et malaises sur le plateau. Cyril Hanouna et ses chroniqueurs, bien qu’interpellés par ces propos, n’ont pas interrompu la séquence.
| Expression utilisée | Réaction sur le plateau |
|---|---|
| "Un rebeu comme on dit" | Rires du public, remarque de Cyril Hanouna |
| "Deux blacks rentrent" | Malaise, correction de Matthieu Delormeau |
| "Un Chinetoque" | Nouvelle blague, ambiance moqueuse |
Les réactions en plateau et le rôle de Cyril Hanouna
Cyril Hanouna, fidèle à son style, a choisi de réagir sur le ton de l’humour plutôt que de stopper la séquence. Des chroniqueurs comme Matthieu Delormeau ont tenté de rectifier certains propos, précisant qu’il était préférable de dire "noir" plutôt que "black". Cependant, l’ensemble est resté dans le registre comique, suscitant davantage de rires que d’indignation immédiate.
La frontière entre humour et dérapage
Ce type de situation pose une question centrale : jusqu’où peut-on aller dans l’humour lorsqu’il s’agit de faits divers graves ? Pour certains, Michel Mary s’est laissé emporter dans une caricature déplacée, réduisant les faits à des clichés raciaux. Pour d’autres, il s’agit simplement d’un humour noir mal dosé. Dans tous les cas, l’impact médiatique a été immédiat.
Analyse sociologique, pourquoi ces propos choquent
Les mots utilisés par Michel Mary ne sont pas anodins. Dans un contexte social marqué par des débats sur la représentation des minorités et le racisme ordinaire, employer des termes familiers ou stigmatisants à la télévision contribue à banaliser des clichés. Cela soulève un enjeu éthique : un chroniqueur judiciaire, censé informer sur des faits graves, doit-il se permettre ce type de langage ?
Impact sur l’image de l’émission et de W9
L’incident risque de nuire à l’image de "Tout beau, tout n9uf", une émission encore récente qui tente de s’imposer face à des mastodontes comme "Quotidien" ou "C à Vous". En reprenant certains codes de "TPMP", Cyril Hanouna joue sur la provocation et l’humour. Mais ce choix éditorial peut également exposer W9 à des polémiques répétées.
Comparaison avec d’autres polémiques médiatiques
Les dérapages en direct ne sont pas rares dans les talk-shows. De Laurent Ruquier à Jean-Marie Bigard, de nombreux animateurs et chroniqueurs ont déjà fait face à des critiques similaires. Ce type de séquence, souvent jugée « buzz médiatique », nourrit à la fois les débats sociétaux et les audiences télévisées.
L’affaire Michel Mary soulève plus qu’une simple polémique télévisée. Elle met en lumière la difficulté des médias à trouver un équilibre entre divertissement, humour et responsabilité éditoriale. Si cette séquence restera probablement dans les annales des « dérapages télé », elle interpelle également sur le rôle des chroniqueurs dans la construction de l’opinion publique.
Au final, cet épisode confirme que la télévision n’est pas seulement un miroir de la société, mais aussi un acteur qui participe à façonner les représentations. Entre liberté d’expression et respect des sensibilités, la frontière reste ténue et prête à débat.
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