Le samedi 6 décembre 2025, TF1 diffusait l’élection de Miss France 2026. Une soirée placée sous le signe de la diversité et de l’émotion… jusqu’à ce qu’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux ne vienne tout remettre en question seulement quelques heures après le couronnement.
Une victoire historique pour Miss Tahiti, Hinaupoko Devèze devient Miss France 2026
Après plusieurs heures de show, de défilés en maillot de bain, en robe de soirée et de questions du jury, c’est Hinaupoko Devèze, 23 ans, qui a été élue Miss France 2026. Originaire de Tahiti, secrétaire administrative et mannequin à ses heures, elle succède à Angélique Angarni-Filopon (Miss France 2025) et devient la troisième Miss Tahiti à remporter la couronne après Monique Laroque (1961) et Mareva Georges (1991). La jeune femme, rayonnante tout au long de la soirée, a séduit à la fois le public et le jury présidé cette année par une personnalité encore non communiquée officiellement au moment de la rédaction.
Le classement complet du Top 5 de Miss France 2026
| Place | Nom | Région |
|---|---|---|
| Miss France 2026 | Hinaupoko Devèze | Miss Tahiti |
| 1ère dauphine | Juliette Collet | Miss Nouvelle-Calédonie |
| 2e dauphine | Victoire Dupuis | Miss Normandie |
| 3e dauphine | Naomi Torrent | Miss Guadeloupe |
| 4e dauphine | Déborah Adelin Chabal | Miss Roussillon |
Audiences record, 6,67 millions de téléspectateurs devant TF1
Comme chaque année, Miss France reste l’un des programmes les plus regardés de l’année. L’édition 2026 a réuni 6,67 millions de téléspectateurs, soit 41,1 % de part d’audience sur l’ensemble du public âgé de 4 ans et plus. TF1 s’est largement imposée en tête des audiences de la soirée, devançant très largement ses concurrentes. Ces chiffres confirment une nouvelle fois l’attachement des Français à ce concours créé en 1920 et toujours aussi populaire plus d’un siècle plus tard.
La polémique qui a tout fait basculer, la vidéo choc de Miss Provence et Miss Aquitaine
Si la soirée s’est déroulée dans la joie pour Hinaupoko Devèze et son Top 5, elle a viré au cauchemar pour deux candidates éliminées dès le Top 12 : Julie Zitouni (Miss Provence) et Aïnhoa Lahitete (Miss Aquitaine). Peu après l’annonce du classement intermédiaire, une story Instagram publiée par Aïnhoa Lahitete a été massivement partagée. On y entend d’abord Miss Aquitaine s’exclamer : « Qu’est-ce que c’est que ce Top 12 ? Désolée, je ne veux pas faire ma rageuse mais c’est quoi ce Top 12 ? » Puis Julie Zitouni, hilare, lance : « C’est que des grosses p*tes ! » La vidéo, supprimée quelques minutes plus tard, a déjà été capturée et repartagée des milliers de fois sur X (Twitter), TikTok et Instagram.
Julie Zitouni (Miss Provence) présente ses excuses publiques
Contactée par le journal La Provence dès le lendemain matin, Julie Zitouni a tenu à s’excuser publiquement. Elle explique que la phrase était une « blague récurrente » entre candidates en coulisses : « Ce n’est vraiment pas la première fois que je faisais cette blague entre nous. Sauf que là, ça a été filmé sans que je sois prévenue que cela allait être publié. Je pensais sincèrement que c’était un petit souvenir entre Aïnhoa et moi, qu’on regarderait ensemble plus tard. Jamais je n’aurais accepté que cela soit mis en ligne, même en story privée. » Elle ajoute être « profondément désolée » si ses propos ont choqué et précise qu’elle ne visait personne en particulier.
La réponse d’Aïnhoa Lahitete (Miss Aquitaine), « Des propos inacceptables »
De son côté, Miss Aquitaine a rapidement pris ses distances. Dans un communiqué publié sur ses réseaux, elle a qualifié les mots de sa camarade d’« inacceptables » et affirmé qu’elle n’adhérait absolument pas à ce discours. Julie Zitouni, interrogée sur cette prise de position, s’est dite surprise : « Je ne comprends pas qu’elle se dédouane comme ça. C’est elle qui a posté la vidéo. On aurait pu en parler avant. Je lui ai simplement rappelé les faits. »
Les réactions sur les réseaux sociaux, entre indignation et défense
La polémique a immédiatement enflammé X (Twitter) et TikTok. Deux camps se sont formés : - Une partie des internautes dénoncent des propos « grossophobes » et « irrespectueux » envers les candidates sélectionnées. - L’autre partie minimise, rappelant le contexte de coulisses, la fatigue après une longue soirée et l’humour parfois « potache » entre candidates. Certains ont même ressorti d’anciennes vidéos d’autres éditions où des candidates tenaient des propos tout aussi crus en off.
Quel impact pour l’image de Miss France ?
L’organisation Miss France, dirigée par Cindy Fabre et le comité présidé par Sylvie Tellier en tant que conseillère, n’a pas encore réagi officiellement à cette polémique au 7 décembre 2025 matin. Cependant, ce type d’incident n’est pas sans rappeler les controverses passées (cheveux courts, poids, photos non autorisées, etc.). Chaque année, le concours tente de se moderniser et de promouvoir la diversité corporelle et culturelle, comme en témoigne la victoire d’Hinaupoko Devèze, représentante des Outre-mer. Reste à savoir si cette affaire restera anecdotique ou si des sanctions seront prises envers les deux candidates concernées. Miss France 2026 restera sans doute dans les mémoires pour deux raisons : la magnifique victoire d’Hinaupoko Devèze, qui incarne une France ultramarine fière et rayonnante, et cette polémique qui rappelle que derrière les sourires et les paillettes, les candidates restent des jeunes femmes de 20-25 ans, parfois maladroites sous la pression. Une chose est sûre : on n’a pas fini d’en parler.
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