Brigitte Bardot, figure majeure du cinéma français et icône mondiale de la seconde moitié du XXe siècle, est décédée ce dimanche 28 décembre à l’âge de 91 ans. L’annonce a été faite par la Fondation Brigitte Bardot, qu’elle avait créée et présidée. Si l’émotion est immense en France comme à l’étranger, les modalités de ses obsèques n’ont, à ce stade, pas encore été rendues publiques.
Actrice mythique, muse des années 1960, symbole de liberté autant que militante infatigable pour la cause animale, Brigitte Bardot laisse derrière elle une empreinte culturelle et sociétale rare. Sa disparition ouvre un temps de recueillement national, marqué par l’attente d’informations officielles sur l’hommage qui lui sera rendu.
Un décès annoncé par sa fondation
La Fondation Brigitte Bardot a confirmé le décès de sa fondatrice dans un communiqué publié ce dimanche 28 décembre. « La Fondation Brigitte Bardot annonce avec une immense tristesse le décès de sa fondatrice et présidente, Madame Brigitte Bardot », peut-on y lire, rappelant son choix de renoncer à une carrière internationale pour consacrer sa vie à la défense des animaux.
Ces derniers mois, l’état de santé de l’ancienne actrice suscitait une attention particulière. Le 16 octobre dernier, elle avait été hospitalisée pendant trois semaines pour une intervention liée à une maladie qualifiée de grave par son entourage. De retour à son domicile de Saint-Tropez, elle demeurait affaiblie, selon des sources proches.
Aucune précision n’a été communiquée sur les circonstances exactes de son décès, conformément à la volonté de discrétion qui entourait sa vie privée depuis de nombreuses années.
Obsèques de Brigitte Bardot, aucune information officielle à ce stade
À l’heure actuelle, ni la date, ni le lieu, ni les modalités des obsèques de Brigitte Bardot n’ont été annoncés. La Fondation, pas plus que les proches de l’ancienne actrice, n’ont communiqué sur l’organisation d’une cérémonie publique ou privée.
Cette absence d’informations immédiates n’est pas inhabituelle pour une personnalité qui avait fait de la discrétion un principe de vie depuis son retrait médiatique dans les années 1970. Brigitte Bardot avait, à plusieurs reprises, exprimé son rejet des cérémonies ostentatoires et de l’exposition publique excessive.
Selon plusieurs observateurs, une cérémonie intime pourrait être privilégiée, possiblement dans le Var, région à laquelle elle était profondément attachée. Toutefois, aucune hypothèse ne peut être confirmée sans communication officielle.
Saint-Tropez, un lieu hautement symbolique
Installée depuis des décennies à La Madrague, sa maison emblématique de Saint-Tropez, Brigitte Bardot entretenait un lien fusionnel avec cette commune varoise. C’est là qu’elle s’était retirée du monde, loin des projecteurs, pour se consacrer à ses combats et à ses animaux.
Saint-Tropez fut aussi l’un des théâtres majeurs de sa légende, immortalisée par le cinéma et la photographie. De nombreux admirateurs associent naturellement ce lieu à sa mémoire, ce qui alimente l’attente d’un hommage local ou national.
La municipalité n’a, pour l’instant, fait aucune annonce officielle concernant un éventuel hommage public.
Une carrière fulgurante, un retrait radical
Née en 1934 à Paris, Brigitte Bardot débute par la danse classique avant d’être repérée par le réalisateur Marc Allégret. À seulement 18 ans, elle fait ses premiers pas au cinéma. Mais c’est en 1956, avec Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim, qu’elle devient une star internationale.
Son image, sa liberté de ton et son jeu instinctif bouleversent les codes du cinéma français et projettent une nouvelle représentation de la femme à l’écran. Les succès s’enchaînent :
- La Vérité (1960)
- Le Mépris (1963)
- Viva Maria! (1965)
Refusant les sirènes d’Hollywood, elle choisit ses rôles avec soin avant de quitter définitivement le cinéma en 1975, à l’âge de 40 ans. Une décision radicale, assumée, motivée par un profond mal-être face à la célébrité.
Une seconde vie dédiée à la protection animale
Après sa carrière artistique, Brigitte Bardot entame une nouvelle existence, tout aussi intense : celle de militante pour la cause animale. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, qui devient l’un des acteurs majeurs de la défense animale en France et à l’international.
Son engagement, parfois controversé, se caractérise par un franc-parler assumé et une détermination sans compromis. Elle mène des campagnes contre :
- la maltraitance animale
- la chasse à courre
- l’abandon d’animaux domestiques
- certaines pratiques d’élevage intensif
Jusqu’à ses dernières années, elle continue d’intervenir publiquement par lettres ouvertes et communiqués, faisant de la protection animale le fil conducteur de sa vie.
Une figure clivante, mais indissociable de l’histoire française
Brigitte Bardot n’a jamais laissé indifférent. Adulée, critiquée, parfois contestée pour certaines prises de position, elle demeure néanmoins une figure centrale de l’imaginaire collectif français.
Son influence dépasse largement le cadre du cinéma. Elle a incarné, pour plusieurs générations, une forme de liberté individuelle, d’insoumission aux normes et de refus des compromis.
Son décès marque la disparition d’un mythe vivant, mais aussi d’une époque où le cinéma français rayonnait sur le monde à travers des figures singulières et inclassables.
Une attente nationale autour de l’hommage à venir
Alors que les hommages affluent déjà du monde culturel, politique et associatif, l’attention se concentre désormais sur les annonces officielles à venir concernant ses obsèques.
Qu’il s’agisse d’une cérémonie strictement privée ou d’un hommage national, la forme retenue devra concilier la dimension historique du personnage et le respect de ses volontés personnelles.
En attendant, la France salue une femme libre, complexe et profondément engagée, dont la trajectoire unique continuera d’alimenter la mémoire collective.
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