Elle est partie en silence, laissant derrière elle une légende et un fils longtemps tenu à distance.
Après la mort de Brigitte Bardot, la question de son héritage révèle une histoire intime, complexe, loin des clichés.
Brigitte Bardot est décédée le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans, dans sa maison de Saint-Tropez.
Ce dimanche-là, l’annonce tombe sobrement.
Un communiqué de la Fondation Brigitte Bardot confirme la disparition de l’icône.
Très vite, les hommages affluent.
Anonymes, artistes, responsables politiques saluent une femme libre, engagée, indomptable.
Mais derrière la légende, une famille réduite à deux figures.
Son dernier mari, Bernard d’Ormale.
Et surtout, son fils unique.
Nicolas-Jacques Charrier, né en 1960 de son union avec Jacques Charrier.
Un fils longtemps absent des récits officiels.
Un fils avec lequel les relations furent, selon les mots de l’actrice elle-même, douloureuses.
Pourtant, le 7 janvier 2026, il est là.
Présent dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Tropez.
Silencieux.
Discret.
La cérémonie est à l’image de Brigitte Bardot.
Sobre, maîtrisée, loin des grandes messes médiatiques.
Le cercueil quitte l’église sous le regard de proches triés sur le volet.
Direction le cimetière marin de Saint-Tropez.
Là où l’actrice repose désormais.
Ce jour-là, une page se tourne.
Mais une autre s’ouvre, plus délicate.
Celle de l’héritage.
Un mot qui dérange.
Un mot que Brigitte Bardot avait anticipé depuis longtemps.
Car la star n’a jamais laissé le hasard décider.
Tout a été organisé, structuré, pensé.
Dès son vivant.
Le 6 février 2026, sur le plateau de l’émission Tout beau tout neuf sur W9, Fabien Lecœuvre lève un coin du voile.
Face aux chroniqueurs, il dresse l’inventaire précis de ce que laisse Brigitte Bardot.
Un inventaire qui surprend.
Par sa rigueur.
Par son équilibre.
Par les choix assumés de l’actrice.
Car une large part de ses biens ne revient pas à son fils.
Mais à sa Fondation.
Une cause à laquelle elle a consacré les dernières décennies de sa vie.
Selon Fabien Lecœuvre, trois propriétés majeures ont été léguées à la Fondation Brigitte Bardot.
Des décisions prises bien avant sa disparition.
La première se situe à Paris.
Un immeuble au 28 rue Vineuse, dans le 16e arrondissement.
Il abrite aujourd’hui les bureaux de la Fondation.
Un bien familial, autrefois détenu par son père, Louis Bardot.
La deuxième est sans doute la plus emblématique.
La Madrague.
La maison de Saint-Tropez.
Celle des photos mythiques, des étés brûlants, des combats pour les animaux.
Brigitte Bardot l’avait cédée à sa Fondation dès 1991.
Un geste fondateur.
Un acte juridique qui a permis de transformer l’association en Fondation reconnue.
La troisième propriété se trouve à Bazoches.
En région parisienne.
Une ancienne bergerie du XVIIIe siècle.
Sept hectares de terres.
Un lieu discret.
Cédé à la Fondation en 2006.
À cela s’ajoutent des biens mobiliers.
Des bijoux.
Des objets personnels.
Une partie avait déjà été vendue aux enchères en 1986.
La vente avait rapporté trois millions de francs.
Soit environ 500 000 euros aujourd’hui.
Un argent déjà destiné à financer les actions de la Fondation.
Rien n’a donc été improvisé.
Brigitte Bardot avait préparé sa succession de son vivant.
Mais alors, que reste-t-il pour son fils.
Celui que l’on disait éloigné.
Celui que l’on croyait lésé.
Là encore, la réalité est plus nuancée.
Plus subtile.
Selon Fabien Lecœuvre, Nicolas-Jacques Charrier hérite d’abord d’un bien immobilier stratégique.
La Garrigue.
Une propriété située au-dessus de la Madrague.
Sur les collines de Saint-Tropez.
Brigitte Bardot l’avait acquise dans les années 1970.
Un lieu moins exposé.
Plus retiré.
Presque secret.
Mais surtout, l’héritage du fils de Brigitte Bardot ne se mesure pas qu’en pierres.
Il se joue ailleurs.
Dans l’immatériel.
Dans les droits.
Nicolas-Jacques Charrier hérite des droits d’interprétation liés aux chansons de sa mère.
Environ 70 titres.
Brigitte Bardot n’était pas auteure-compositrice.
Mais interprète.
À ce titre, elle percevait des droits spécifiques.
Des droits incessibles.
Qui se transmettent.
Un revenu régulier.
Discret mais durable.
Mais le cœur de l’héritage est ailleurs.
Dans un nom.
Brigitte Bardot.
Un patronyme devenu marque.
Une signature mondialement connue.
Selon Fabien Lecœuvre, ce droit revient au fils.
Un droit commercial.
Mais aussi un droit moral.
Fondamental.
Car toute utilisation de l’image ou de la voix de Brigitte Bardot devra désormais passer par lui.
Publicités.
Films.
Reconstitutions.
Même l’usage posthume de sa voix nécessitera son accord.
Un pouvoir immense.
Une responsabilité lourde.
Enfin, reste l’argent.
Les liquidités.
Les comptes bancaires.
Un sujet volontairement flou.
Aucune somme officielle n’a été communiquée.
Selon Fabien Lecœuvre, il s’agit néanmoins d’un héritage conséquent.
“Il va toucher quand même un bel héritage”, a-t-il conclu sur le plateau.
Un constat sans triomphalisme.
Presque factuel.
Car derrière les chiffres, il y a une histoire humaine.
Marquée par les silences.
Brigitte Bardot n’a jamais caché ses regrets de mère.
Elle a souvent évoqué une maternité subie.
Des mots durs.
Qui ont laissé des traces.
Pour Nicolas-Jacques Charrier, cet héritage est donc double.
Matériel.
Mais surtout symbolique.
Hériter d’un mythe.
Porter un nom.
Décider de ce qui peut ou non survivre de sa mère dans l’espace public.
Un rôle délicat.
À l’image d’une relation jamais apaisée.
La suite reste à écrire.
Dans la discrétion.
Comme toujours chez les Bardot.
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