Les obsèques de Brigitte Bardot, icône du cinéma français et militante passionnée pour la cause animale, se sont tenues ce mercredi à Saint-Tropez. Une cérémonie sobre, chargée de symboles, a rassemblé un parterre de personnalités issues de la culture, des médias et du monde politique, ainsi que des proches de la comédienne, pour un ultime hommage empreint d’émotion.
Une présence longtemps incertaine, Nicolas-Jacques Charrier au premier rang
La présence de Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de Brigitte Bardot, a été confirmée à la dernière minute, mettant fin aux spéculations. Âgé de 65 ans et installé à Oslo, il est connu pour entretenir des relations complexes avec sa mère. Il a accueilli le cercueil à l’entrée de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, un moment chargé d’émotion.
Le cercueil, réalisé en osier et recouvert de fleurs, a été introduit dans l’édifice au son de Casta Diva, interprété par Maria Callas. Un silence solennel a accompagné la procession, ponctué par les regards émus de la foule massée le long du trajet.
Une cérémonie sobre et symbolique
Fidèle aux dernières volontés de Brigitte Bardot, la cérémonie n’a pas été retransmise à la télévision. Des écrans géants installés dans le village ont permis au public de suivre l’office. À l’intérieur de l’église, un grand portrait de la comédienne dominait la nef, entouré de bouquets simples et champêtres, reflétant la sobriété souhaitée.
Michel Drucker et Mireille Mathieu ont déposé des gerbes. Très émue, cette dernière a souligné que « Brigitte Bardot, c’est la France » et a évoqué « cette beauté du cœur et cette beauté physique » de l’icône. Elle devait également interpréter Panis Angelicus pour rendre un hommage musical et spirituel à l’actrice.
Un parterre d’invités entre culture, engagement et politique
Près de 400 invités étaient attendus pour cette cérémonie intime. Le monde de la culture et des médias était largement représenté, avec notamment Allain Bougrain-Dubourg, Jean-Luc Reichmann, Paul Belmondo, Chantal Ladesou, Caroline Margeridon et Wendy Bouchard. Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, était également présent, témoignant de l’engagement de Brigitte Bardot pour la protection animale.
Plusieurs personnalités politiques ont assisté à l’événement. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes, était présente, tandis que Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont fait le déplacement à titre amical. La présence d’élus du Rassemblement national a rappelé les engagements assumés et parfois controversés de Brigitte Bardot dans le débat public.
Un hommage entre émotion et symboles
La cérémonie a su allier discrétion et intensité émotionnelle. Le choix de diffuser l’office sur écrans géants plutôt qu’à la télévision, les bouquets champêtres et la musique classique ont créé un cadre respectueux et intime. Les gestes simples, tels que le dépôt des gerbes et les discours sobres, ont renforcé la solennité et l’humanité de ce dernier hommage.
Un héritage cinématographique et humaniste
Brigitte Bardot reste l’une des figures les plus marquantes du cinéma français des années 1950-1970. Son engagement pour les droits des animaux a transcendé sa carrière artistique, faisant d’elle un symbole international de protection animale. La cérémonie de Saint-Tropez, par sa sobriété et sa dignité, a reflété cette dualité : l’artiste adulée et la militante déterminée.
Des hommages qui traversent les générations
La présence de personnalités de différentes générations a souligné l’impact durable de Brigitte Bardot. Du public populaire aux figures institutionnelles, chacun a reconnu l’empreinte laissée par la comédienne sur la culture française et sur les causes humanitaires qu’elle défendait.
Les hommages ont également mis en lumière le lien émotionnel entre l’artiste et ses pairs. Les paroles de Mireille Mathieu et les gestes de Michel Drucker ont rappelé que, au-delà du statut de star, Brigitte Bardot incarnait un modèle d’élégance, de courage et de liberté.
À Saint-Tropez, l’hommage à Brigitte Bardot a été à la hauteur de son aura : simple, solennel, et profondément humain. La cérémonie a permis de célébrer non seulement une icône du cinéma français, mais aussi une figure publique engagée et controversée, fidèle à ses convictions. Le message est clair : Brigitte Bardot laisse derrière elle un héritage artistique et militant qui continue de résonner à travers la France et au-delà.
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