Le paysage médiatique français connaît une nouvelle secousse avec l’acquisition de l’hebdomadaire Valeurs actuelles par le milliardaire catholique conservateur Pierre-Édouard Stérin. Après des tentatives avortées pour prendre le contrôle de Marianne et Gala, Stérin s’associe désormais à la famille Caude et à Benjamin La Combe pour devenir actionnaire du journal classé à l’extrême droite.
Un changement d'actionnariat stratégique
Le communiqué officiel publié le 26 septembre 2025 indique que la vente de Valeurs actuelles sera finalisée dans les semaines à venir, marquant une étape décisive pour cet hebdomadaire emblématique. Les investisseurs affirment que ce nouveau partenariat vise à consolider la position unique du journal sur le marché français.
Objectifs principaux de l’acquisition
- Moderniser les formats éditoriaux
- Optimiser les outils de production
- Mettre l’accent sur la transformation numérique
- Maintenir l’indépendance rédactionnelle
Les investisseurs soulignent que la rédaction conservera son autonomie complète. « Le rôle de l’éditeur n’est pas d’influer sur le contenu », précisent-ils, « mais de fournir les moyens nécessaires pour garantir la liberté d’expression et le pluralisme ».
Pierre-Édouard Stérin, l’homme derrière le projet Périclès
Avant ce rachat, Pierre-Édouard Stérin avait été l’instigateur du projet Périclès, visant à créer des alliances entre la droite et l’extrême droite, comme documenté par Le Monde et L’Humanité. Ses précédentes tentatives pour acquérir des titres de presse ont rencontré des obstacles :
| Année | Titre visé | Résultat |
|---|---|---|
| 2023 | Gala | Échec en raison de la résistance des journalistes |
| 2024 | Marianne | Abandon du projet après une grève des journalistes |
Ces tentatives infructueuses illustrent les tensions entre les investisseurs privés et les rédactions soucieuses de préserver leur indépendance éditoriale.
Impact sur le paysage médiatique français
La prise de contrôle de Valeurs actuelles par Stérin soulève plusieurs questions sur l’influence politique et économique dans la presse. Les journalistes et analystes mettent en garde contre un possible changement de ligne éditoriale, bien que le nouveau groupe assure le maintien de l’indépendance rédactionnelle.
Réactions des acteurs médiatiques
- Des grèves ont déjà été observées à Marianne et La Croix face aux tentatives d’influence.
- La direction affirme vouloir moderniser le journal tout en respectant les principes du pluralisme.
- Les observateurs soulignent que l’accent sur le numérique pourrait transformer le modèle économique du journal.
Le rôle de Benjamin La Combe et de la famille Caude
Aux côtés de Stérin, Benjamin La Combe et la famille Caude jouent un rôle stratégique dans ce rachat. Benjamin La Combe est pressenti pour prendre la présidence de l’hebdomadaire, renforçant la direction exécutive et supervisant la transformation numérique.
Stratégies envisagées
- Développement des abonnements numériques
- Optimisation des contenus pour les plateformes en ligne
- Investissement dans les technologies de production et de diffusion
- Renforcement de la présence sur les réseaux sociaux et dans les newsletters
Les enjeux de la transformation numérique
La transformation numérique est au cœur du projet. Elle vise à :
- Attirer de nouveaux lecteurs via des plateformes numériques
- Améliorer l’expérience utilisateur avec des contenus interactifs
- Renforcer la monétisation en ligne par les abonnements et la publicité
- Moderniser l’interface et les outils internes de production
Cette transition pourrait également servir à stabiliser le journal dans un marché de la presse en pleine mutation, où la concurrence digitale est de plus en plus intense.
Historique des conflits liés aux acquisitions
Le parcours de Stérin est marqué par des tensions avec les rédactions, illustrant le dilemme entre intérêts financiers et indépendance éditoriale.
| Journal | Année | Événement |
|---|---|---|
| Marianne | 2024 | Grève des journalistes contre le rachat projeté |
| La Croix | 2025 | Abandon de la nomination d’Alban du Rostu après grève d’une heure |
L’entrée de Pierre-Édouard Stérin et de ses partenaires au capital de Valeurs actuelles pourrait marquer un tournant dans le paysage médiatique français. Si l’indépendance rédactionnelle est préservée, l’accent mis sur le numérique pourrait permettre au journal de renforcer sa position sur le marché tout en modernisant son modèle économique.
Les semaines à venir seront cruciales pour observer l’impact réel de ce rachat sur le contenu éditorial, la relation avec les journalistes et la perception des lecteurs.
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