À 34 ans, Raphaël Quenard se retrouve sous le feu des critiques après avoir annoncé qu’il ne prêterait pas ses traits à Johnny Hallyday dans le biopic prévu par Cédric Jimenez. Entre contraintes professionnelles et remarques discriminatoires, l’acteur expose les raisons de sa décision, mettant fin aux spéculations qui circulaient dans le milieu cinématographique.
Un retrait motivé par des engagements professionnels
La nouvelle a été annoncée dans la nuit, à 2 h 50, via les réseaux sociaux de l’acteur. Raphaël Quenard y explique que sa participation au projet biographique sur Johnny Hallyday était incompatible avec son agenda actuel : "Les exigences liées à la production du film MYSTIK que je coréalise actuellement, ainsi que la promotion du film Le Rêve américain, ne me permettent pas, dans les délais impartis, de me consacrer à la préparation qu'exige un tel rôle."
Le retrait de l’acteur, initialement pressenti pour incarner le Taulier, a surpris le public et les professionnels du cinéma. Mystik est déjà achevé, et la promotion du Rêve américain était prévue pour durer environ un mois, ce qui soulève des interrogations sur la véritable nécessité de ce renoncement.
Clarifications au sein du milieu cinématographique
Selon des sources internes au projet, il n’existe aucune tension entre Raphaël Quenard et Hugo Sélignac, le producteur du biopic. "Il n'y a pas de fâcherie entre Hugo Sélignac et Raphaël Quenard", indique un membre de l’équipe, ajoutant que des "doutes" sont apparus en début d'année chez l'un comme chez l'autre. Cette précision vise à mettre fin aux spéculations sur d’éventuelles frictions personnelles.
Le choix de l’acteur de communiquer directement sur ses réseaux sociaux a été perçu par certains comme atypique dans un milieu où les annonces officielles sont généralement relayées par les producteurs. Néanmoins, Raphaël Quenard a privilégié une communication transparente, afin d’expliquer ses motivations au public et aux médias.
Une carrière cinématographique en plein essor
Raphaël Quenard s’est imposé comme une figure montante du cinéma français. Son rôle aux côtés de Jean-Pascal Zadi dans Le Rêve américain, dont la sortie est prévue le 18 février 2026, confirme son talent et sa reconnaissance critique. L’année 2026 s’annonce riche pour les cinéphiles, avec des projets ambitieux tels que De Gourou de Yann Gozlan, L’Odyssée de Christopher Nolan, ou encore Les Enfants de la Résistance de Christophe Barratier.
Dans ce contexte, le choix de se concentrer sur ses propres projets apparaît comme une décision stratégique, visant à préserver la qualité et l’engagement qu’exigent ses rôles.
Un acteur confronté à la glottophobie
Au-delà des contraintes professionnelles, Raphaël Quenard doit composer avec des critiques liées à son accent grenoblois. Invité sur RTL par Mohamed Bouhafsi le 1er juin 2025, l’acteur avait révélé être victime de glottophobie, une discrimination basée sur la manière de parler.
"Souvent, c'est vrai qu'on me taxe soit de cocaïnomanie, soit d'alcoolisme pour le simple fait de mon élocution", déclarait-il. Il souligne que ces jugements apparaissent comme des "marqueurs différentiels" dans un milieu où l’accent parisien reste une norme implicite. Cette forme de stigmatisation révèle les tensions persistantes autour de la diversité linguistique et régionale dans le cinéma français.
Entre choix artistique et résilience personnelle
Le retrait de Raphaël Quenard du biopic sur Johnny Hallyday illustre un équilibre délicat entre carrière et intégrité personnelle. Tout en restant focalisé sur ses projets, l’acteur met en lumière des enjeux sociaux plus larges, liés à la discrimination et aux préjugés dans le monde du spectacle.
Alors que le biopic se prépare avec de nouvelles perspectives de casting, Raphaël Quenard conserve son statut d’acteur à suivre, reconnu pour son engagement artistique et sa capacité à naviguer dans un environnement médiatique exigeant.
Perspective sur le cinéma français en 2026
L’année cinématographique 2026 promet d’être dense et éclectique. Entre blockbusters internationaux, films d’auteur et projets biographiques ambitieux, le public français disposera d’une offre diversifiée. Dans ce paysage, Raphaël Quenard continue d’affirmer son profil unique, alliant talent, authenticité et sens critique.
Le retrait de l’acteur du rôle de Johnny Hallyday ne signe pas un recul, mais une affirmation de choix professionnels réfléchis, inscrits dans une trajectoire qui semble orientée vers des projets de qualité et un engagement durable dans le cinéma français.