Lors de la Fashion Week de Paris, la chanteuse espagnole Rosalia a fait sensation, non pas seulement par son style, mais aussi par un détail que certains considèrent encore tabou : ses poils sous les aisselles. Un choix assumé qui a déclenché une vague de réactions contrastées sur les réseaux sociaux. Cet article analyse le phénomène, les enjeux sociétaux autour de la pilosité féminine et la place des célébrités dans ce combat.
Rosalia, une artiste au cœur de la Fashion Week de Paris
Le 30 septembre, Rosalia, 33 ans, a partagé sur Instagram une série de photos et vidéos capturées lors du défilé Saint Laurent. Sa tenue ? Un haut dos nu noir et blanc mêlant élégance et modernité. Mais au-delà du look, c’est sa pilosité assumée qui a attiré l’attention des internautes.
En laissant apparaître ses poils d’aisselles décolorés, Rosalia a prouvé une fois de plus son indépendance face aux diktats esthétiques, confirmant son statut d’icône avant-gardiste et engagée.
Pourquoi la pilosité féminine choque encore ?
Les poils féminins restent un sujet clivant dans de nombreuses cultures. Alors que certains y voient un signe naturel et d’acceptation de soi, d’autres considèrent qu’ils vont à l’encontre des normes de beauté établies.
| Arguments contre la pilosité féminine | Arguments pour la pilosité assumée |
|---|---|
| Jugée inesthétique par les normes traditionnelles | Symbole de liberté et de choix personnel |
| Pression sociale et critiques sexistes | Déconstruction des standards patriarcaux |
| Assimilée à un manque d’hygiène (stéréotype) | Expression du body positive et de la diversité |
Les critiques sexistes à l’égard de Rosalia
Malgré son influence et son audace, Rosalia n’a pas échappé aux commentaires négatifs. Sous sa publication, certains internautes ont lancé des remarques du type : « C’est dur de s’épiler ? », ou encore « Si elle ne se rase pas en haut, imaginez en bas ». Des propos qui reflètent le sexisme encore profondément ancré dans la société numérique.
Pourtant, d’autres ont salué son courage et son authenticité. Ces soutiens rappellent que chaque femme est libre de disposer de son corps comme elle l’entend, sans avoir à se justifier.
Un phénomène loin d’être isolé
Rosalia n’est pas la première célébrité à assumer ses poils publiquement. De nombreuses stars internationales ont déjà fait ce choix, contribuant à démocratiser l’idée que la pilosité féminine n’a rien de honteux.
Parmi elles :
- Madonna : pionnière de la provocation, elle a affiché ses aisselles poilues sur Instagram dès 2014.
- Julia Roberts : restée célèbre pour avoir levé les bras poilus lors d’une montée des marches à Cannes.
- Miley Cyrus : engagée pour la liberté corporelle, elle a souvent revendiqué son choix d’accepter ses poils.
La pilosité féminine et le mouvement body positive
Le mouvement body positive milite pour l’acceptation de tous les corps, quels que soient leur morphologie, leur couleur de peau ou leur pilosité. Dans ce contexte, Rosalia apparaît comme une ambassadrice de cette philosophie.
Son geste rappelle que la beauté ne réside pas dans la conformité, mais dans la diversité. Les réseaux sociaux, tout en étant un espace de critiques, deviennent aussi un terrain d’expression et de revendication identitaire.
Les réseaux sociaux, un miroir des tensions sociétales
Instagram, TikTok ou encore Twitter reflètent les divisions autour de la question des poils féminins. Chaque publication qui sort de la norme entraîne un flot de réactions polarisées : critiques violentes d’un côté, applaudissements enthousiastes de l’autre.
Cette dualité souligne l’importance des personnalités publiques comme Rosalia pour amorcer le changement et normaliser ce qui est encore perçu comme une transgression.
Rosalia, une influenceuse culturelle au-delà de la musique
Connue pour ses tubes et son style musical unique, Rosalia s’impose aussi comme une figure culturelle et sociale. Son choix de mettre en avant ses poils va bien au-delà d’un simple geste esthétique : c’est une déclaration d’indépendance, une affirmation identitaire.
En brisant les codes, elle inspire des milliers de femmes à s’accepter telles qu’elles sont, sans céder aux injonctions patriarcales.
La polémique autour de Rosalia démontre que la société reste divisée sur la question des poils féminins. Mais chaque prise de position publique contribue à faire évoluer les mentalités. Rosalia, en assumant pleinement son corps lors d’un événement aussi médiatisé que la Fashion Week, participe à un mouvement de libération et de redéfinition des normes de beauté.
Et si, finalement, la véritable question n’était pas « Pourquoi ne pas s’épiler ? », mais plutôt « Pourquoi devrait-on encore s’épiler pour être acceptée ? »