#SalesConnes : Brigitte Macron Insulte les Militantes #NousToutes

#SalesConnes : Brigitte Macron Insulte les Militantes #NousToutes

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 09 décembre 2025 à 09:37

Dans un contexte où les questions de violences sexuelles et de droits des femmes restent au cœur des débats sociétaux, une phrase prononcée par Brigitte Macron a déclenché une tempête médiatique et sociale. Qualifiant les militantes du collectif #NousToutes de "sales connes", la Première dame de France s'est retrouvée au centre d'une polémique virulente. Ce qui aurait pu rester une altercation isolée s'est transformé en un mouvement de solidarité massif, porté par des personnalités emblématiques comme Judith Godrèche, Charlotte Gaccio, Sidonie Bonnec et Rachida Brakni. Explorez dans cet article exhaustif les origines de cette controverse, les réactions en chaîne sur les réseaux sociaux, et l'impact profond sur le féminisme contemporain en France.

 

Les Origines de la Polémique, Une Soirée aux Folies Bergère qui Déraille

 

Le 7 décembre, lors d'une représentation du spectacle d'Ary Abittan aux Folies Bergère à Paris, plusieurs militantes du collectif féministe #NousToutes ont interrompu la performance. Masquées et déterminées, elles ont scandé des accusations de viol à l'encontre de l'humoriste, rappelant une affaire judiciaire datant de 2021. Cette jeune femme, avec qui Ary Abittan entretenait une relation naissante, l'avait accusé de violences sexuelles graves. Bien que l'enquête ait abouti à un non-lieu confirmé en appel au début de l'année suivante, les activistes ont choisi ce moment symbolique pour raviver le débat public sur les allégations non jugées.

Le lendemain, le 8 décembre, une vidéo circule massivement sur les plateformes sociales. Filmée dans les coulisses du théâtre, elle capture Brigitte Macron en train de réconforter Ary Abittan, visiblement affecté par l'incident de la veille. Dans un élan de soutien, elle lâche : "Ces sales connes". Cette expression, captée par des témoins et diffusée sans filtre, a immédiatement enflammé les réseaux. Loin d'être anodine, elle touche à un nerf sensible : la légitimité des voix féministes qui dénoncent les violences, même dans des cas classés par la justice.

Cette séquence n'est pas seulement un scoop people ; elle interroge les rapports de pouvoir, le soutien institutionnel aux figures publiques accusées, et la tolérance zéro prônée par les mouvements comme #MeToo. En quelques heures, #salesconnes émerge comme un hashtag viral, inversant le stigmate en acte de résistance collective.

 

#SalesConnes, De l'Insulte à l'Étendard – La Genèse d'un Mouvement Viral

 

Judith Godrèche, pionnière incontestée du #MeToo français et actrice engagée contre les abus dans l'industrie du cinéma, est la première à transformer l'offense en arme. Sur Instagram, elle poste une story sur fond noir avec le message : "Moi aussi je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres". Ce cri du cœur, simple et percutant, est repris par des milliers d'utilisatrices. Il symbolise non seulement la solidarité avec les militantes interrompues, mais aussi une réappropriation féministe d'un terme péjoratif historiquement utilisé pour discréditer les femmes assertives.

Le collectif #NousToutes, fer de lance contre les violences sexistes et sexuelles, relaie la vidéo incriminée et amplifie le hashtag. Une porte-parole du mouvement déclare : "C'est un crachat de plus sur les victimes et les associations qui les défendent au quotidien". Cette réaction met en lumière un fossé perçu entre le discours officiel sur l'égalité et des propos privés révélateurs de frustrations élitistes.

Sur X (anciennement Twitter) et Instagram, le phénomène explose. Des anonymes aux célébrités, le message se propage : "Je suis une sale conne et fière de l'être pour défendre les droits des femmes". Ce renversement sémantique rappelle d'autres campagnes virales comme #BalanceTonPorc, démontrant la puissance des réseaux dans la construction narrative contemporaine du féminisme.

 

Réactions des Célébrités, Charlotte Gaccio, Sidonie Bonnec, Rachida Brakni et Autres en Première Ligne

 

Les personnalités publiques n'ont pas tardé à manifester leur soutien. Charlotte Gaccio, connue pour son franc-parler et ses rôles engagés, like activement les publications liées à #salesconnes. Sidonie Bonnec, animatrice radio et télévision sensible aux causes sociétales, partage des stories solidaires. Mais c'est Rachida Brakni qui frappe fort avec un commentaire lapidaire : "Vive les connes". Cette réplique, ironique et militante, résume l'esprit de défiance joyeuse qui anime le mouvement.

Camélia Jordana, chanteuse et actrice militante, poste un selfie légendé "Moi aussi je suis une sale conne", cumulant des milliers de likes. L'humoriste Florence Mendez, quant à elle, commente les posts de #NousToutes avec des emojis cœurs violets – couleur emblématique du féminisme. Ces gestes, apparemment anodins, amplifient la visibilité et légitiment la cause auprès d'un public large.

Camille Kouchner, auteure de "La Familia Grande" et figure de la lutte contre l'inceste, repartage les contenus incriminés. Ces alliances transversales – du spectacle à la littérature – illustrent comment une insulte peut unir des secteurs variés autour d'un combat commun contre le patriarcat.

Célébrité Réaction Principale Plateforme
Judith Godrèche "Moi aussi je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres" Instagram Story
Rachida Brakni "Vive les connes" Commentaire Instagram
Charlotte Gaccio Likes massifs sur posts #salesconnes Instagram
Sidonie Bonnec Partage de stories solidaires Instagram
Camélia Jordana Selfie avec "Moi aussi je suis une sale conne" Instagram
Florence Mendez Cœurs violets en commentaire Instagram / X

 

L'Indignation Politique, Marine Tondelier, Manon Aubry et la Gauche en Colère

 

Au-delà du monde culturel, la sphère politique s'empare de l'affaire. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, qualifie les propos de "gravissimes" et y voit une remise en question des avancées sur les violences faites aux femmes. Manon Aubry, eurodéputée La France Insoumise, dénonce une "rupture totale" avec les promesses initiales du macronisme en matière d'égalité.

Ces critiques soulignent un paradoxe : Brigitte Macron, souvent présentée comme une figure moderne et éducatrice, adopte un langage qui contredit les campagnes officielles contre le sexisme. Des internautes politiques ajoutent : "Je suis une sale conne et nous continuerons à défendre les femmes, enfants et minorités malgré tout". Cette mobilisation bipartisane – bien que majoritairement à gauche – élargit le débat à des enjeux électoraux et sociétaux plus profonds.

 

Contexte Judiciaire, L'Affaire Ary Abittan Expliquée en Détail

 

Pour comprendre la genèse de l'interruption, revenons sur les faits. Fin 2021, une plainte pour viol est déposée contre Ary Abittan par une femme qu'il fréquentait. Les accusations portent sur des actes non consentis lors d'une relation intime. L'enquête, menée avec rigueur, aboutit à un non-lieu en première instance, motivé par un manque de preuves suffisantes. Cette décision est confirmée en appel début 2023, clôturant légalement l'affaire.

Cependant, pour les militantes #NousToutes, un non-lieu ne signifie pas innocence absolue ni effacement du témoignage de la plaignante. Leur action aux Folies Bergère vise à rappeler que la justice pénale n'épuise pas le débat public sur les violences sexuelles. Ce type d'intervention, controversé, s'inscrit dans une tradition activiste visant à "nommer et blâmer" publiquement.

  • Date de la plainte : Fin 2021
  • Accusations : Viol et violences sexuelles
  • Décision initiale : Non-lieu
  • Confirmation en appel : Début 2023
  • Position de #NousToutes : Soutien inconditionnel aux victimes, indépendamment du verdict

 

Impact sur les Réseaux Sociaux, Analyse d'une Viralité Fulminante

 

En 24 heures, #salesconnes dépasse les 500 000 mentions sur X et Instagram. Cette viralité s'explique par plusieurs facteurs : la notoriété de Brigitte Macron, l'implication de stars du #MeToo, et la simplicité du message réapproprié. Des outils d'analyse comme Google Trends montrent un pic recherche inédit pour "sales connes" couplé à "Brigitte Macron".

Ce cas d'étude illustre la maturité des mouvements féministes digitaux : une insulte devient meme positif, fédérant au-delà des cercles militants. Il pose aussi la question de la responsabilité des figures publiques dans l'espace privé filmé.

 

Perspectives, Vers une Nouvelle Vague #MeToo en France ?

 

Cette polémique pourrait marquer un tournant. En transformant "sales connes" en slogan empowering, les féministes démontrent leur résilience. Elle interroge également le rôle de la Première dame dans les débats sociétaux et la cohérence des politiques publiques.

À long terme, attendez-vous à des débats parlementaires sur le soutien aux victimes, des campagnes renforcées par #NousToutes, et peut-être une évolution dans la communication élyséenne. Une chose est sûre : les "sales connes" ne se tairont pas.

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