Les accusations détaillent plusieurs incidents survenus dans les coulisses du concert. Selon les plaintes déposées :
- Un technicien aurait été bloqué contre un mur puis entraîné dans la loge de l’artiste, qui lui aurait envoyé ensuite des messages et vidéos à caractère sexuel.
- Un second incident aurait impliqué un autre membre de l’équipe technique, avec un geste qualifié d’agression sexuelle.
Ces plaintes ont conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire par la police de Saint-Étienne. Slimane a été entendu à deux reprises avant d’être convoqué devant le tribunal le 16 septembre 2025.
Le jugement, une amende de 10 000 euros
Selon l’AFP, le tribunal a reconnu Slimane coupable de harcèlement commis par le biais d’un support numérique ou électronique. Le jugement a été prononcé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure rapide permettant de juger un auteur qui admet les faits, conformément à Service-public.fr.
Le tribunal de Saint-Étienne a condamné Slimane Nebchi à :
| Type de peine | Montant |
|---|---|
| Amende ferme | 7 000 € |
| Amende avec sursis | 3 000 € |
Cette condamnation met un terme à l’aspect principal de l’affaire, bien que certaines autres accusations aient été abandonnées.
Abandon des autres charges
La procureure de la République, Anne Gache, a précisé que les autres plaintes déposées contre Slimane ont été classées sans suite. Selon elle, « l’enquête menée par la Police judiciaire de la Loire n’a pas permis de caractériser suffisamment ces faits pour justifier des poursuites ». Ainsi, seules les accusations liées aux messages numériques ont été retenues contre l’artiste.
Conséquences pour Slimane et sa carrière
Cette condamnation intervient alors que Slimane préparait de nouveaux projets musicaux et concerts. Les répercussions médiatiques et publiques peuvent avoir un impact sur sa carrière, mais il n’a pas encore pris la parole pour commenter le jugement.
Historiquement, les artistes confrontés à ce type de condamnation peuvent rencontrer :
- Des critiques accrues dans les médias.
- Une perception publique altérée, pouvant influencer la vente de billets et d’albums.
- Des conséquences juridiques sur ses futures activités professionnelles.
Comprendre la procédure de CRPC
La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) est un dispositif judiciaire français qui permet :
- De juger rapidement une personne reconnue coupable d’infraction.
- De proposer une peine réduite en échange de l’acceptation des faits.
- De limiter la durée du procès et l’exposition médiatique de l’accusé.
Dans le cas de Slimane, la CRPC a permis au tribunal de statuer sur l’affaire de harcèlement sexuel en moins de temps qu’un procès classique.
Contexte légal du harcèlement sexuel numérique
Le harcèlement commis par le biais de messages, vidéos ou tout support numérique est désormais reconnu comme une infraction grave en droit français. La loi prévoit :
- Des sanctions financières, pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
- Des peines avec sursis ou des travaux d’intérêt général dans certains cas.
- La possibilité de poursuites pénales pour les auteurs qui nient les faits.
Résumé de l’affaire Slimane
| Date | Événement |
|---|---|
| 17 décembre 2023 | Incidents présumés lors d’un concert à Saint-Étienne |
| Octobre 2024 | Publication des accusations dans la presse |
| 16 septembre 2025 | Verdict rendu par le tribunal de Saint-Étienne |
| Peine | Amende totale de 10 000 €, dont 3 000 € avec sursis |
Répercussions médiatiques et publiques
L’annonce de ce verdict a généré un large écho dans la presse nationale et sur les réseaux sociaux. Les fans et le public débattent de l’impact de cette condamnation sur l’image de l’artiste et sur la responsabilité des célébrités face à des comportements inappropriés.
La condamnation de Slimane marque un tournant dans cette affaire de harcèlement sexuel. Si la peine reste financière et proportionnelle aux faits retenus, elle souligne l’importance pour les artistes et personnalités publiques de respecter les normes légales et éthiques dans leur comportement. L’affaire rappelle également le rôle de la justice dans la protection des victimes et dans la reconnaissance des infractions liées au harcèlement numérique.
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