Elle était l’un des visages les plus installés de la chaîne. Ce vendredi 6 février 2026, Sonia Mabrouk a annoncé son départ de CNews, au terme de plusieurs jours de tension et de silence lourd.
La journaliste quitte l’antenne après avoir publiquement exprimé son malaise face au maintien de Jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs, toujours à l’antenne.
Le 6 février 2026, à Paris, Sonia Mabrouk officialise sa décision de quitter CNews, un mois après l’éclatement d’une crise interne majeure.
Tout commence par une onde de choc judiciaire.
Il y a quelques jours à peine, la condamnation de Jean-Marc Morandini est tombée, nette et définitive. Une affaire grave, aux répercussions bien au-delà du tribunal.
Sur CNews, la direction fait un choix qui divise. Le présentateur de Morandini Live reste à l’antenne, malgré la décision de justice et une chute notable des audiences.
Dans les couloirs, la stupeur est palpable. Puis vient la colère, contenue, murmurée, rarement exprimée à voix haute.
Jusqu’à ce moment précis.
Face à Jérôme Guedj, invité de La grande interview, Sonia Mabrouk brise le silence. Une phrase, lâchée presque à bout de souffle, fait l’effet d’une déflagration.
« Je n’en dors pas depuis quelques jours », confie-t-elle à l’antenne, sans détour, sans calcul apparent.
Ce n’est pas un slogan. Ce n’est pas une posture.
C’est une fatigue morale, une inquiétude intime, exprimée en direct, sous les yeux des téléspectateurs.
Dans une rédaction habituée aux lignes éditoriales verrouillées, cette parole sonne comme une rupture.
Très vite, les spéculations s’emballent. Certains évoquent une mise à l’écart imminente, d’autres un départ négocié en coulisses.
Selon Le Parisien, Sonia Mabrouk aurait tenté, dans les jours suivants, de faire infléchir la décision de la direction.
Des discussions sont engagées avec Vincent Bolloré et Serge Nedjar, respectivement à la tête du groupe Canal+ et de CNews.
Des échanges tendus, décrits comme francs mais infructueux. Aucun revirement.
La ligne reste la même. Le maintien de Jean-Marc Morandini est acté.
À l’antenne, pourtant, tout semble continuer normalement. Ou presque.
Ce mercredi midi, surprise. Sonia Mabrouk est absente de Midi News, son rendez-vous quotidien.
Élodie Huchard la remplace au pied levé. Aucun commentaire immédiat.
La chaîne évoque un malaise passager, lié à sa grossesse. Une explication officielle, prudente.
Mais en interne, le doute s’installe.
La journaliste ne réapparaît pas non plus pour ses autres émissions de la semaine.
Le silence devient assourdissant.
Ce vendredi 6 février 2026, la confirmation tombe. Sonia Mabrouk annonce à l’AFP qu’elle quitte CNews.
Dans un communiqué, elle évoque une “altération certaine et effective” de sa relation avec une partie de la direction.
Une formule mesurée, presque juridique, pour décrire une cassure profonde.
Elle ajoute une phrase, centrale, qui éclaire tout le reste. “Mes propos, pourtant largement partagés notamment en interne, ont conduit à une situation que je déplore mais dont je prends acte.”
La journaliste ne se dédit pas. Elle assume.
Et surtout, elle martèle ce qu’elle considère comme sa ligne rouge. “Hier, aujourd’hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l’intérêt des victimes.”
Une phrase qui résonne comme un manifeste personnel.
Selon plusieurs journalistes de la chaîne, cette prise de position était loin d’être isolée.
En interne, les débats auraient été vifs, parfois douloureux. Mais rarement rendus publics.
Sonia Mabrouk aura été la première à franchir ce pas.
Une audace qui, selon des sources non confirmées, aurait précipité son isolement progressif.
La direction, elle, n’a pas communiqué davantage, se contentant d’enregistrer la décision.
La journaliste restera encore un mois à l’antenne, le temps de son préavis.
Un dernier passage, discret, avant un départ prévu courant mars 2026.
Pour beaucoup, c’est la fin d’une histoire d’amour professionnelle.
Sonia Mabrouk incarnait une certaine idée de l’interview politique sur CNews. Rigoureuse, frontale, parfois dérangeante.
Son départ laisse un vide, éditorial et symbolique.
Dans les locaux de Canal+, des journalistes ont manifesté pour dénoncer le maintien de Jean-Marc Morandini.
Un geste rare, révélateur d’un malaise profond.
À l’extérieur, sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient.
Soutiens appuyés, messages d’admiration, mais aussi interrogations sur l’avenir de la chaîne.
Pour l’heure, Sonia Mabrouk n’a rien annoncé concernant la suite.
À l’approche d’une saison présidentielle, son absence du paysage audiovisuel interroge.
Les spéculations vont bon train, sans confirmation.
Une chose est certaine. Ce départ marque un précédent.
Il pose une question centrale, brûlante. Jusqu’où peut-on aller, au nom de l’audience ou de la stratégie, sans perdre une part de soi.
Dans cette affaire, chacun campe sur ses positions.
Mais pour Sonia Mabrouk, le choix est fait.
Celui de partir plutôt que de se taire.
Celui de préserver une cohérence intime, quitte à tourner la page.
La suite reste à écrire.
Et elle se fera, désormais, loin de CNews.
#CNews #SoniaMabrouk #FaitsDivers #Médias #Télévision