L’annonce officielle du départ de Didier Deschamps à l’issue de la Coupe du Monde 2026 ouvre un grand chapitre dans l’histoire des Bleus. Très vite, l’intérêt s’est porté sur Zinédine Zidane, tandis qu’un autre nom a surpris les amateurs de football français.
Le plan de carrière de Deschamps dévoilé
Le sélectionneur des Bleus a confirmé qu’il quittera son poste à l’issue du Mondial 2026. En poste depuis 2012, il aspire à clore un cycle riche en victoires : Coupe du Monde 2018, Ligue des Nations 2021, finales d’Euro 2016 et de Coupe du Monde 2022. Il a expliqué à TF1 : « En 2026, ce sera fini. J’ai fait mon temps… il faut savoir dire stop ».
Zidane, le favori légitime
Zinédine Zidane, libre depuis 2021, apparaît naturellement comme le successeur logique. Sa carrière exceptionnelle comme joueur (Champion du Monde 1998) et comme entraîneur du Real Madrid (trois Ligues des Champions consécutives de 2016 à 2018) renforce sa candidature.
Deschamps lui-même a parlé de lui comme d’un « très bon candidat, naturel et attendu », tout en soulignant que le choix final revient au président de la FFF.
Le président de la FFF, Philippe Diallo, a clairement pris ses distances vis-à-vis des spéculations : « Didier a encore deux ans de contrat… par respect, la succession ne se débat pas aujourd’hui » :contentReference[oaicite:4]{index=4}. Il a ajouté qu’il « préparerait la succession dans la discrétion mais l’efficacité ».
Des entraîneurs de Ligue 1, tels que Franck Haise ou Antoine Kombouaré, ont publiquement soutenu Zidane et jugé son arrivée comme une évidence.
L’autre intervenant, Raymond Domenech se positionne
Dans un entretien à L’Équipe, Raymond Domenech a exprimé que revenir comme sélectionneur ne le laisserait pas indifférent : « C’est un métier extraordinaire. Malgré tous les problèmes… si je pouvais repartir demain matin, je partirais ce soir ». Il reconnait toutefois que le rôle a considérablement évolué depuis 2010, notamment en termes de gestion du temps et des joueurs, avec des fenêtres de récupération et de préparation réduites.
Domenech, sélectionneur entre 2004 et 2010, connaît bien les défis du poste, mais reste loin du consensus public et médiatique entourant Zidane.
Analyse comparative des profils
Voici un tableau comparatif des atouts des deux candidats :
| Critère | Zinédine Zidane | Raymond Domenech |
|---|---|---|
| Palmarès international (joueur) | Champion du Monde 1998 | Joueur en équipe de France, sans titre majeurs |
| Succès comme entraîneur | 3 C1 avec le Real Madrid, nombre d'honneurs individuels | Finale Coupe du Monde 2006, bilan mitigé 2008–2010 |
| Popularité et symbolique | Figure incontestée du foot français | Profil plus clivant, à l’image contrastée |
| Profil gestionnaire | Expérience récente, autorité naturelle | Connaissance du poste, expérience directe |
Enjeux pour la FFF et la transition
La FFF tient à une transition paisible. Diallo veut éviter d’exposer le processus trop tôt pour ne pas perturber les Bleus. L’idée est de gérer cette succession de manière stratégique, au moment opportun, tout en évitant le débat médiatique ».
Scénarios possibles
- Zidane seul candidat : Le consensus public et médiatique, ainsi que l’aval de Deschamps, en font le favori quasi-incontesté.
- Domenech en outsider : Il joue la carte de l’expérience et de la connaissance du poste, mais souffre d’un déficit d’image.
- Autres profils émergents : Bien que moins évoqués, des noms comme Thierry Henry (notamment via les JO) peuvent émerger.
Le départ de Didier Deschamps en 2026 ouvre une période de réflexion pour la FFF. Zinédine Zidane semble, pour l’instant, le successeur le plus plébiscité, renforcé par le soutien de Deschamps et de nombreux acteurs du football français. Raymond Domenech a lui aussi posé sa candidature, en nourrissant une ambiance de suspense, mais avec moins de poids symbolique. La décision officielle reste à venir, et devra allier stratégie, timing et respect de l’équilibre de l’équipe nationale.
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