À l’approche de la sortie de Marty Supreme, Timothée Chalamet a orchestré une campagne promotionnelle inédite et spectaculaire. Le film, réalisé par Josh Safdie, raconte l’histoire d’un joueur de ping-pong des années 1950 dévoré par ses rêves de grandeur. Mais c’est bien la stratégie marketing déjantée qui attire aujourd’hui l’attention, mêlant viralité numérique, happenings extravagants et présence médiatique omniprésente.
Une campagne virale dès les réseaux sociaux
Tout a commencé le 15 novembre sur Instagram, avec une vidéo intitulée video93884728.mp4. Dans ce clip, Timothée Chalamet, incarnant son personnage mégalo, semble discuter avec l’équipe marketing du film. Face à des collaborateurs médusés, il propose des idées délirantes : peindre la Statue de la Liberté et la Tour Eiffel en orange, ou apposer son visage sur des boîtes de céréales. Un humour méta et volontairement excessif, qui a rapidement généré des centaines de milliers de vues.
"Nous devons être agressifs", y déclare l’acteur, affirmant vouloir rompre avec le marketing cinématographique traditionnel, souvent passif et « chic ». Cette approche décalée s’inscrit dans une stratégie globale de provocation visuelle et de viralité, afin de rendre le film incontournable avant sa sortie américaine, prévue le 25 décembre 2025.
Happenings spectaculaires et omniprésence orange
Le studio A24 a multiplié les initiatives pour maximiser la visibilité du film. Parmi les actions les plus remarquables :
- Le survol d’Hollywood par un ballon dirigeable aux couleurs du film.
- La transformation temporaire de la sphère de Las Vegas en orange vif, clin d’œil à la balle de ping-pong.
- L’implication de célébrités et sportifs tels que Tom Brady, Misty Copeland ou Lamine Yamal, vêtus de vestes Marty Supreme.
- Des événements insolites avec des personnages arborant des têtes en forme de balle de ping-pong.
Cette omniprésence rappelle la promotion du film Barbie, où la couleur rose avait été déployée partout. Timothée Chalamet a adopté la même logique, devenant lui-même un vecteur permanent de la campagne, que ce soit sur les réseaux sociaux ou lors des avant-premières internationales.
Des apparitions médiatiques remarquées
En décembre, l’acteur n’a ménagé aucun effort pour incarner la promotion. Il est apparu tout vêtu d’orange à Los Angeles avec sa compagne Kylie Jenner, ainsi qu’à New York accompagné de sa mère, Nicole Flender. Ces choix visuels renforcent le storytelling du film et l’identification immédiate à son héros.
Même la chanteuse britannique Susan Boyle, célèbre pour sa victoire à Britain’s Got Talent en 2009, a été intégrée à cette opération marketing. Elle a reçu une veste floquée du film et a partagé son enthousiasme à la BBC, saluant l’initiative de Chalamet : "Merci encore pour vos gentils mots, Timothée. Tous mes vœux de réussite pour le film, j'ai hâte de le voir le lendemain de Noël et merci pour la veste, elle me va comme un gant !"
Une stratégie qui divise mais intrigue
Si cette campagne a permis au film de se faire connaître à l’échelle mondiale, elle a aussi suscité des réactions mitigées. Certains commentateurs critiquent le caractère trop envahissant de la promotion, tandis que d’autres saluent l’ingéniosité et l’humour décalé de Chalamet. Quoi qu’il en soit, Marty Supreme a réussi à générer un buzz inédit, garantissant une attention médiatique massive avant sa sortie française le 18 février 2026.
Une distribution prestigieuse
Outre Timothée Chalamet, le casting du film rassemble des personnalités reconnues :
- Gwyneth Paltrow
- Odessa A’Zion
- Tyler, The Creator
Cette combinaison de talents promet une performance d’ensemble solide et renforce les chances de reconnaissance lors des cérémonies cinématographiques, notamment pour Chalamet, déjà nommé aux Golden Globes pour ce rôle.
Le pari du marketing cinématographique expérimental
Avec Marty Supreme, Timothée Chalamet et A24 explorent un marketing cinématographique expérimental, mêlant viralité numérique, spectacles urbains et engagement direct des célébrités. L’objectif est double : créer une identité visuelle forte et instaurer une relation émotionnelle avec le public avant même la projection du film.
La campagne repose sur une narration visuelle originale et un humour assumé, des éléments qui permettent de différencier le film dans un paysage saturé de sorties cinématographiques. En mobilisant des supports variés – réseaux sociaux, happenings urbains, apparitions publiques – le projet démontre une maîtrise rare de l’engagement médiatique et de la stratégie de buzz.
Marty Supreme illustre l’alliance entre cinéma d’auteur et marketing agressif. La performance de Timothée Chalamet, conjuguée à la créativité d’A24, promet une expérience cinématographique et promotionnelle inédite. Si le succès critique et commercial reste à mesurer, la campagne démontre déjà sa capacité à captiver l’attention et à s’imposer comme un cas d’école dans la promotion de films contemporains.
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