Le 9 décembre 2025, Vincent Cerutti, ex-animateur emblématique de Danse avec les stars, a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations d'agression sexuelle remontant à 2015. Au milieu de l'audience, il a surpris tout le monde en annonçant sa séparation d'avec Hapsatou Sy, mère de ses deux enfants, tout en maintenant des relations cordiales pour leur éducation. Malgré cette rupture discrète, le soutien public de Hapsatou Sy, exprimé via un message poignant sur Instagram, ajoute une couche d'émotion à cette affaire judiciaire complexe. Ce drame personnel et professionnel met en lumière les défis du milieu médiatique et les enjeux du mouvement #MeToo.
Dans le monde effervescent des médias français, peu d'affaires ont su captiver l'attention comme celle impliquant Vincent Cerutti en ce mois de décembre 2025. Ancien visage charismatique de la télévision et de la radio, l'animateur de 44 ans se retrouve au cœur d'un tourbillon judiciaire et personnel qui interroge les frontières entre plaisanterie potache et harcèlement. Cette affaire, qui oppose Cerutti à son ancienne collaboratrice Caroline Barel, dépasse largement le cadre d'un simple procès : elle révèle les fissures d'une carrière autrefois florissante, les complexités d'une vie de couple sous les projecteurs, et le poids des mots dans les moments de crise. Plongeons dans les détails de cette histoire qui secoue le paysage audiovisuel hexagonal.
Le Contexte du Procès, Des Faits de 2015 au Banc des Accusés
Le 9 décembre 2025 marque un tournant décisif pour Vincent Cerutti. Devant une salle comble du tribunal correctionnel de Paris, l'ancien animateur de la matinale de Chérie FM fait face à des accusations graves d'agression sexuelle. Les faits reprochés datent de 2015 et 2016, une période où Cerutti régnait en maître sur les ondes de cette station radio dédiée à un public féminin. Caroline Barel, alors standardiste fraîchement recrutée, dépeint un environnement de travail marqué par une ambiance jugée "très misogyne", où les plaisanteries dérapaient fréquemment dans l'inapproprié.
Selon les témoignages recueillis lors de l'instruction, Barel accuse Cerutti de l'avoir mordue aux fesses à deux reprises. La première incident se produit en novembre 2015, dans les bureaux de l'équipe matinale. Seuls dans la pièce, l'animateur l'aurait plaquée au sol, lui maintenant les mains dans le dos, avant de lui infliger une morsure qui laisse un hématome visible, immortalisé par une photo datée du jour même. La seconde occurrence, en février 2016, survient lors d'une séance photo de groupe : profitant d'un moment d'inattention, Cerutti récidive, mordant à nouveau la partie intime de la plaignante devant plusieurs témoins.
Ces gestes, qualifiés d'"agression sexuelle avec violence, contrainte ou surprise" par le parquet, ne sont pas isolés selon Barel. Elle affirme que Cerutti avait "l'habitude de mordre les fesses de ses collaboratrices", un comportement qui touchait jusqu'à "90% de l'équipe", comme l'ont confirmé d'autres salariés lors des auditions. L'ambiance à Chérie FM, décrite comme potache et imprégnée d'une consommation excessive d'alcool hors antenne, aurait favorisé ces dérives. "On est avant #MeToo, je ne savais pas ce qu'était une agression sexuelle", confie Barel aujourd'hui, vice-présidente de l'association MeTooMedia, qui milite pour la reconnaissance des violences dans les médias.
La plaignante n'a pas porté plainte immédiatement, craignant pour sa carrière naissante. Ce n'est qu'en mai 2020, après des années de tourments incluant une dépression sévère et des pensées suicidaires, qu'elle constitue une partie civile. L'instruction, ouverte en 2023, aboutit à la mise en examen de Cerutti le 6 septembre de la même année. Le procès, renvoyé en correctionnelle en octobre 2025, expose au grand jour ces allégations qui, dix ans plus tard, continuent de hanter la victime.
| Date | Événement Clé | Conséquences |
|---|---|---|
| Novembre 2015 | Première morsure aux fesses de Caroline Barel | Hématome documenté ; ambiance de travail qualifiée de misogyne |
| Février 2016 | Seconde morsure lors d'une photo de groupe | Témoignages multiples confirmant l'habitude de l'animateur |
| Mai 2020 | Plainte avec constitution de partie civile | Ouverture de l'instruction judiciaire |
| Septembre 2023 | Mise en examen de Vincent Cerutti | Suspension de sa carrière médiatique |
| 9 décembre 2025 | Comparution au tribunal | Réquisitoire : 6 mois de sursis et 10 000 € d'amende |
Ce tableau chronologique illustre la longue gestation de cette affaire, soulignant les retards judiciaires et l'impact durable sur les vies impliquées. La procureure, dans son réquisitoire du 9 décembre, n'a pas mâché ses mots : "Ces deux morsures ont une connotation sexuelle évidente, visant exclusivement une partie intime." Elle requiert six mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende, et un an d'inéligibilité, rappelant que Cerutti encourt jusqu'à cinq ans de détention ferme et 75 000 euros d'amende. La décision est attendue pour le 4 février 2026.
La Défense de Vincent Cerutti, Un "Jeu Stupide" sans Connotation Sexuelle
Face à ces accusations accablantes, Vincent Cerutti, vêtu d'une veste grise et d'un pantalon noir, est arrivé au tribunal accompagné de son ex-compagne Hapsatou Sy et de son avocat, Me Antoine Vey. L'animateur, présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, n'a jamais nié les faits physiques mais conteste vigoureusement leur interprétation. "C'était bon enfant, un jeu d'équipe baptisé 'Tout cul tendu mérite son dû'", plaide-t-il, décrivant une ambiance matinale légère où les fessées et morsures étaient réciproques, sans intention de blesser ou de sexualiser.
"On n'est pas sur France Inter, c'est une émission pour divertir", lance-t-il à la barre, amer, affirmant avoir lui-même été mordu par des collègues, y compris Barel. Ses avocats renchérissent : "L'affaire pose deux questions essentielles : l'absence de consentement – la plaignante participait elle-même à ces jeux – et l'absence totale de caractère sexuel." Ils dénoncent un "lynchage médiatique" orchestré post-#MeToo, arguant que ces gestes, certes "idiots et regrettables", s'inscrivaient dans un contexte potache d'équipe radio, loin de toute violence ou contrainte.
Cerutti regrette publiquement ces "plaisanteries de mauvais goût", admettant qu'il était "urgent d'arrêter". Mais il rejette catégoriquement l'idée d'agresseur : "Je suis féministe, je ne peux pas être l'auteur d'une agression sexuelle." Des témoins, comme l'ex-co-présentatrice Laurie Cholewa, confirment avoir été mordues, mais sans porter plainte, voyant cela comme une excentricité de l'animateur. Cette ligne de défense, bien que controversée, met en exergue les ambiguïtés culturelles du milieu audiovisuel des années 2010, où les limites du consentement étaient souvent floues.
Pourtant, Barel rétorque fermement : "Il n'y a que Monsieur Cerutti qui mord." Elle dénonce un pouvoir asymétrique, où l'animateur star imposait ses "habitudes" aux subalternes, et se plaint de l'injustice persistante : "Lui, il est toujours à la radio ; moi, je souffre encore." Cette confrontation au tribunal a révélé les fractures profondes entre les versions des faits, laissant la justice trancher sur ce qui relève de la blague ou du délit.
Une Carrière Brisée, De Danse avec les Stars à l'Oubli Médiatique
Avant cette tempête judiciaire, Vincent Cerutti incarnait le succès facile des médias français. Né en 1981 dans la Sarthe, il débute sa carrière à 14 ans sur des radios locales, formant son oreille à l'art de l'animation. De MFM (2001-2005) à Bel RTL en 2004, puis Chérie FM en 2007, il gravit les échelons avec aisance. En 2013, il anime brièvement Le Grand Morning sur RTL2, avant de rejoindre RFM pour des interviews VIP.
La télévision l'appelle en 2014 : il co-anime les deux premières saisons de Danse avec les stars sur TF1 aux côtés de Sandrine Quétier, devenant le visage jovial de l'émission phares. Son charisme, sa voix chaude et son humour décalé en font un animateur bankable. De 2014 à 2020, il domine la matinale de Chérie FM, mêlant musique pop et anecdotes people pour un public majoritairement féminin. En 2017, il participe même à Danse avec les stars comme candidat avec Katrina Patchett, terminant dernier mais gagnant en popularité.
Depuis 2020, il anime la matinale de M Radio, un rôle qu'il occupe jusqu'à sa mise en examen en 2023. L'affaire éclate publiquement en octobre de cette année-là, via un article du Parisien, provoquant un effet domino. "J'ai un nom, un petit nom puisque je ne travaille plus", confie-t-il amèrement au tribunal, évoquant l'absence totale de propositions professionnelles. Chaînes TV et radios lui tournent le dos, craignant le scandale. Cette chute libre illustre les ravages du #MeToo dans les carrières publiques : d'une célébrité adulée à un paria médiatique en l'espace de deux ans.
Son parcours, jalonné de succès comme l'animation du Tour de France à la Voile ou des chroniques sur Direct 8, contraste douloureusement avec son présent. Créateur de Press Agrum Productions, il espère rebondir hors des ondes, mais l'ombre du procès plane. Cette affaire soulève une question plus large : comment le milieu audiovisuel protège-t-il (ou non) ses talents face aux accusations ? Pour Cerutti, c'est une "carrière brisée" qui se joue, un effondrement professionnel amplifié par l'exposition publique.
| Période | Émission/Radio | Rôle |
|---|---|---|
| 2001-2005 | MFM Radio | Animateur débutant |
| 2007-2014 | Chérie FM | Voix principale |
| 2014-2016 | Danse avec les stars (TF1) | Co-animateur avec Sandrine Quétier |
| 2020-2023 | M Radio | Animateur matinale |
Ce tableau récapitule les étapes clés de sa trajectoire, soulignant la rapidité de son ascension et la brutalité de sa désillusion.
Hapsatou Sy et Vincent Cerutti, Une Histoire d'Amour Complexe sous les Feux des Projecteurs
Au-delà du volet judiciaire, l'affaire Cerutti met en lumière une relation personnelle tout aussi captivante : celle avec Hapsatou Sy, entrepreneuse, chroniqueuse et mère de leurs deux enfants, Abbie (née en 2016) et Isaac (né en 2019). Ensemble depuis 2015, le couple formait un tandem glamour, souvent aperçu sur les tapis rouges, de Cannes au Festival de Deauville. Hapsatou, connue pour son combat contre Éric Zemmour et son livre Partie de rien, apportait une dimension militante à leur union, tandis que Vincent incarnait la légèreté médiatique.
Leur complicité semblait indéfectible : déclarations d'amour sur Instagram pour la fête des pères, soutien mutuel dans les deuils familiaux, comme la perte de la grand-mère d'Hapsatou en 2023. Pourtant, le 9 décembre 2025, une bombe est lâchée à la barre. Interrogé sur sa vie privée, Cerutti révèle : "Je suis séparé d'Hapsatou Sy depuis un an et demi, mais en très bons termes pour élever nos enfants." Cette annonce, rapportée en direct par le journaliste Benoît Daragon sur X, stupéfie l'auditoire. Hapsatou, présente dans la salle pour le soutenir, incarne cette dualité : une rupture discrète, gardée secrète pour protéger leur progéniture, mais un lien parental solide.
Pourquoi cette confidentialité ? Probablement pour épargner les enfants aux ragots people et maintenir une façade unie face à l'orage judiciaire. Cerutti évoque un couple "explosif" apaisé par la parentalité : "Le fait d'avoir des enfants a calmé beaucoup de choses." Malgré la séparation, ils priorisent l'éducation commune, un choix mature dans un monde de divorces spectaculaires. Cette révélation humanise l'accusé, montrant un homme luttant sur deux fronts : justice et famille.
Les Mots Inoubliables d'Hapsatou Sy, "S'il y en a une qui te connaît, c'est moi"
Dans cette tempête, la voix d'Hapsatou Sy émerge comme un phare. Dès octobre 2023, suite à la mise en examen de Vincent, elle brise le silence sur Instagram. Publiant une série de photos tendres du couple – promenades main dans la main, rires complices –, elle écrit : "Rien n’a changé. Forever. Le père formidable que tu es, et ma grande fourmi a tout mon soutien. S’il y en a une qui te connaît, c’est moi." Ces mots, lourds de sens, résonnent avec une force particulière aujourd'hui.
Post-séparation, ils prennent une nuance nouvelle : un soutien non romantique mais filial, adressé au père de ses enfants et à l'homme qu'elle croit innocent. Hapsatou, qui avait évoqué en janvier 2025 une "affaire de violences réciproques" dans des stories, réaffirme sa confiance. Face aux attaques de Barel devant l'Assemblée nationale en janvier 2025, elle riposte vertement : "Caroline, tu sais qu'il n'a jamais été question d'agression sexuelle. C'était un jeu réciproque, ridicule et idiot. Laisse la justice faire, ou tu vas m'obliger à parler." Cette défense farouche, mêlant émotion et fermeté, illustre la loyauté d'une femme qui, malgré la rupture, refuse le lynchage.
Son message de 2023, vu des milliers de fois, devient viral à nouveau post-procès. Il interroge : amour résiduel ou devoir parental ? En tout cas, il humanise l'affaire, rappelant que derrière les headlines se cachent des vies entières. Hapsatou, entrepreneuse accomplie à la tête de Delaris, continue de poster sur les réseaux, protégeant jalousement ses enfants des flashs. Son silence récent sur la séparation – confirmée par une déposition écrite au tribunal – souligne une discrétion stratégique, contrastant avec son engagement public passé.
Ces paroles, "S'il y en a une qui te connaît, c'est moi", ne s'adressent pas seulement à Vincent : elles défient le public, invitant à la nuance dans un climat de jugement hâtif. Elles incarnent la complexité des relations post-séparation, surtout quand les enfants sont en jeu.
Les Enjeux Plus Larges, #MeToo, Consentement et Culture Médiatique
L'affaire Vincent Cerutti transcende le personnel pour toucher des débats sociétaux cruciaux. Elle s'inscrit dans la vague #MeToo qui, depuis 2017, a balayé les plateaux TV et radios, révélant des abus systémiques. À Chérie FM, comme ailleurs, une hiérarchie genrée favorisait les "jeux" unilatéraux, où le consentement était implicite – ou absent. Barel, auditionnée en janvier 2025 par la commission d'enquête parlementaire sur les violences dans l'audiovisuel, témoigne : "L'habitude de mordre était normalisée, mais c'était du harcèlement."
Cerutti, en minimisant, incarne une génération d'animateurs habitués à l'impunité. Son cas questionne : où s'arrête la potacherie ? Des experts en droit du travail soulignent que le Code pénal français punit toute atteinte sexuelle sans consentement explicite, rendant caduques les excuses d'ambiance. Le réquisitoire du parquet, requérant une inéligibilité, vise à dissuader de futures dérives.
Sur le plan médiatique, l'affaire expose la vulnérabilité des carrières : une accusation suffit à isoler, même sans condamnation. Cerutti n'est pas le premier – rappelons les cas de PPDA ou Éric Zemmour – mais il illustre comment #MeToo a rééquilibré les pouvoirs, au prix de controverses. Pour les victimes comme Barel, c'est une victoire symbolique ; pour les accusés, un risque de présomption de culpabilité.
Enfin, la parentalité post-séparation de Cerutti et Sy met en lumière les défis des familles recomposées sous les spotlights. Leur choix de discrétion protège les enfants, mais alimente les spéculations. Dans un écosystème people vorace, cette affaire rappelle l'importance de l'empathie au-delà des titres.
Vers un Verdict, Quelles Conséquences pour Vincent Cerutti et le Milieu Médiatique ?
Alors que le délibéré est fixé au 4 février 2026, l'incertitude plane. Si condamné, Cerutti risque non seulement une peine mais un ostracisme définitif, forçant un pivot vers d'autres horizons. Innocenté, pourrait-il rebondir ? Son talent d'animateur reste intact, mais la confiance du public, érodée.
Pour Hapsatou Sy, c'est une épreuve personnelle : défendre l'ex sans raviver les plaies. Leur co-parentalité exemplaire pourrait inspirer d'autres couples célèbres. Quant à Barel, son courage pave la voie pour d'autres victimes, renforçant MeTooMedia.
Cette saga, riche en rebondissements, nous invite à réfléchir : dans un monde connecté, où chaque geste est scruté, comment concilier humour, intimité et respect ? L'affaire Cerutti, au-delà des faits, est un miroir des évolutions sociétales. Restez connectés pour les suites – le verdict promet d'être historique.
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