Découvrez Wake Up Dead Man : À couteaux tirés 3, le nouveau chef-d’œuvre de Rian Johnson disponible depuis le 12 décembre 2025 sur Netflix. Benoit Blanc, incarné une nouvelle fois par Daniel Craig, plonge dans son enquête la plus sombre et la plus spirituelle : un prêtre assassiné en pleine messe dans une église quasi déserte, sans que personne n’ait pu approcher l’autel. Un véritable locked-room mystery moderne qui mêle suspense, satire religieuse et critique sociale acérée.
Synopsis, un meurtre impossible au cœur de la foi
Après le manoir des Thrombey et l’île grecque de Miles Bron, le troisième volet transporte le spectateur en Nouvelle-Angleterre, dans le petit village fictif de Chimney Rock. L’église Notre-Dame de la Force Perpétuelle, presque abandonnée, devient le théâtre d’un crime qui défie la logique : pendant la messe du Vendredi saint, Monseigneur Jefferson Wicks (Josh Brolin) s’isole quelques secondes dans un réduit fermé à clé… et ressort poignardé dans le dos.
Aucune porte, aucune fenêtre, aucun passage secret apparent. Les quelques fidèles présents n’ont rien vu. Pour la police locale, c’est un miracle… ou une malédiction. Dépassée, la cheffe Geraldine Scott (Mila Kunis) fait appel au seul détective capable de résoudre l’impossible : Benoit Blanc.
Un casting cinq étoiles qui vole la vedette
Rian Johnson réunit une distribution impressionnante, probablement l’une des plus brillantes de la saga.
| Acteur | Personnage | Point fort |
|---|---|---|
| Daniel Craig | Benoit Blanc | Charisme magnétique, accent toujours aussi savoureux |
| Josh O’Connor | Père Jud Duplenticy | Révélations bouleversantes et énergie brute |
| Josh Brolin | Monseigneur Jefferson Wicks | Autorité glaçante et charisme toxique |
| Glenn Close | Madame Greer (gouvernante) | Présence écrasante en quelques scènes |
| Kerry Washington | Avocate Evelyn Holt | Élégance et répartie cinglante |
| Cailee Spaeny | Violoncelliste June Park | Sensibilité et mystère |
| Andrew Scott | Écrivain SF raté Lionel Shaw | Humour noir irrésistible |
| Jeremy Renner | Docteur alcoolique | Pathétique et touchant |
| Mila Kunis | Cheffe Geraldine Scott | Autorité naturelle |
Chaque second rôle est écrit avec une précision diabolique : on rit, on soupçonne, on déteste… parfois tout en même temps.
Benoit Blanc face à la foi, le duo inattendu avec le père Jud
Pour la première fois, Benoit Blanc n’arrive pas en terrain conquis. Athée revendiqué, il doit collaborer avec le jeune vicaire Jud Duplenticy (Josh O’Connor), un ancien boxeur au tempérament de feu qui croit encore dur comme fer. Ce tandem improbable – le sceptique génial et le prêtre tourmenté – est le véritable cœur émotionnel du film.
Leurs joutes verbales sur la foi, le doute, le mal et le libre arbitre sont parmi les plus belles scènes de la saga. Rian Johnson évite le piège du débat manichéen et offre une réflexion nuancée sur la religion contemporaine.
Une critique sans concession des dérives religieuses modernes
À travers Monseigneur Wicks, Rian Johnson dresse le portrait d’un catholicisme rigoriste, masculiniste et parfois franchement toxique. Les sermons du prêtre disparu flirtent dangereusement avec les discours de la droite évangélique américaine post-Trump, la misogynie ecclésiale et le culte de la personnalité.
Le film n’épargne personne : ni les fidèles fanatisés, ni l’institution qui ferme les yeux sur ses brebis galeuses. Pourtant, il laisse aussi une place à la vraie spiritualité, incarnée par le père Jud qui tente de sauver ce qui peut encore l’être.
Esthétique mystique et références aux grands maîtres du whodunit
Visuellement, Wake Up Dead Man marque un retour aux sources du polar sombre. Exit les couleurs saturées de Glass Onion : place aux lumières tamisées, aux vitraux, aux ombres longues et à une palette automnale mélancolique. Steve Yedlin, directeur de la photographie fidèle de Johnson, signe une œuvre magnifique.
Les clins d’œil sont nombreux :
- John Dickson Carr et ses meurtres en chambre close
- Agatha Christie (notamment Le Crime de l’Orient-Express pour la tension collective)
- G. K. Chesterton et ses Père Brown
- Umberto Eco pour le mélange de théologie et de suspense
Wake Up Dead Man par rapport aux deux précédents volets
| Critère | À couteaux tirés (2019) | Glass Onion (2022) | Wake Up Dead Man (2025) |
|---|---|---|---|
| Tonalité | Polar classique chaleureux | Satire pop et exubérante | Polar sombre et spirituel |
| Thème principal | Famille & héritage | Milliardaires tech & influence | Foi catholique & dérives |
| Meilleur atout | Scénario en acier trempé | Casting délirant | Duo Blanc/Duplenticy |
| Note personnelle | 9,5/10 | 8,5/10 | 9/10 |
Si le premier reste indétrônable, Wake Up Dead Man dépasse largement Glass Onion en maturité et en audace thématique.
Absolument. Rian Johnson signe un troisième volet ambitieux, sombre et profondément humain qui prouve que la saga À couteaux tirés peut se réinventer à l’infini. Daniel Craig livre une nouvelle performance magistrale, Josh O’Connor explose à l’écran, et le scénario multiplie les fausses pistes jusqu’à une révélation finale aussi logique qu’imprévisible.
Un des meilleurs films Netflix de 2025, et sans doute l’un des whodunits les plus passionnants de la décennie.
Durée : 2h19 – Disponible dès maintenant en streaming sur Netflix.
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