William & Harry : Pourquoi les fils de Diana n'ont pas hérité du domaine d'Althorp ?

William & Harry : Pourquoi les fils de Diana n'ont pas hérité du domaine d'Althorp ?

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 11 août 2025 à 22:07

À la disparition tragique de la princesse Diana, ses fils, le prince William et le prince Harry, ont hérité d’une part considérable de sa fortune personnelle. Pourtant, un héritage familial emblématique, estimé à près de 100 millions de livres, leur a échappé : le domaine ancestral d’Althorp. Ce choix, dicté par une tradition séculaire, continue d’alimenter débats et controverses sur l’équité dans les successions aristocratiques.

 

Un héritage financier substantiel, mais incomplet

 

Lorsque Diana est décédée en 1997, sa fortune personnelle, évaluée à environ 13 millions de livres, a été transmise à ses deux fils. Cet héritage comprenait bijoux précieux, œuvres d’art, biens personnels et liquidités. Placée dans des fonds fiduciaires et gérée avec soin, cette somme a fructifié, atteignant plus de 20 millions de livres lorsque William et Harry ont atteint leur majorité.

En revanche, le domaine d’Althorp, vaste propriété située dans le Northamptonshire et appartenant à la famille Spencer depuis plus de cinq siècles, n’a pas été inclus dans cet héritage direct. Ce patrimoine est promis à Louis Spencer, vicomte Althorp, neveu de Diana et fils de Charles Spencer, 9e comte Spencer.

 

Le domaine d’Althorp, un trésor historique et familial

 

S’étendant sur environ 5 463 hectares, le domaine d’Althorp est un symbole de l’histoire et du prestige de la famille Spencer. C’est là que Diana a grandi, et c’est également le lieu de sa sépulture, sur une île paisible au centre du lac Oval. Ce site reste fermé au public et constitue un espace de recueillement pour les proches.

Dans ses mémoires, le prince Harry a évoqué une visite marquante en 2022 avec Meghan Markle : « Alors que nous traversions le lac, j’observais les arbres et les champs où maman avait passé son enfance… Un lieu de paix, malgré tout. »

 

Une tradition séculaire, la primogéniture masculine

 

La raison pour laquelle William et Harry ne sont pas héritiers d’Althorp tient à la primogéniture masculine. Ce système hérite automatiquement le titre et les biens au fils aîné de la lignée, même si une sœur aînée existe. Ainsi, Lady Kitty Spencer, pourtant aînée de Louis, ne recevra pas le domaine.

Cette règle a pour but de préserver l’intégrité des propriétés familiales, évitant leur morcellement au fil des générations. Toutefois, elle est de plus en plus critiquée dans un contexte où l’égalité hommes-femmes est devenue une valeur centrale.

 

Les critiques et débats autour de cette pratique

 

Plusieurs personnalités politiques, dont l’ancien Premier ministre David Cameron, ont exprimé leur désaccord avec ce système. Selon lui, « l’idée qu’un fils cadet devienne héritier au détriment d’une fille aînée simplement en raison de son sexe n’est plus défendable ».

De son côté, Lady Kitty Spencer a adopté une position nuancée : « Je crois fermement en l’égalité des sexes, mais je suis soulagée que la responsabilité du domaine revienne à mon frère. Je suis attachée au fait que la maison reste dans la même famille, avec le même nom. »

 

Comparatif des héritages de William et Harry

 

Élément hérité Valeur estimée Bénéficiaires
Fortune personnelle de Diana 13 millions £ (20 millions £ à maturité) William et Harry
Bijoux et biens personnels Inestimable (valeur sentimentale) William et Harry
Domaine d’Althorp 100 millions £ Louis Spencer

 

Un héritage symbolique qui dépasse la valeur financière

 

Pour William et Harry, l’héritage de leur mère ne se mesure pas seulement en termes financiers. Les souvenirs, les valeurs transmises et l’héritage humanitaire de Diana restent leur bien le plus précieux. Le domaine d’Althorp, bien qu’appartenant à un autre membre de la famille, reste un lieu de mémoire auquel ils sont profondément attachés.

 

Une tradition appelée à évoluer ?

 

Dans un Royaume-Uni qui a déjà réformé les lois de succession pour permettre aux femmes aînées d’accéder au trône, la question se pose : la primogéniture masculine dans les familles aristocratiques est-elle condamnée à disparaître ? Pour certains, il s’agit d’un anachronisme à abolir ; pour d’autres, c’est un pilier nécessaire à la préservation du patrimoine familial.

Quoi qu’il en soit, l’histoire de William, Harry et du domaine d’Althorp illustre parfaitement la tension entre traditions ancestrales et valeurs modernes. Elle rappelle que l’héritage ne se limite pas aux biens matériels : il est aussi fait de mémoire, d’identité et de transmission.

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