Le 18 novembre 2025, sur le plateau de C à vous, Alain Souchon a offert un moment d’une rare authenticité en racontant la première fois où il a entendu l’une de ses chansons diffusée à la radio. Une anecdote à la fois hilarante et profondément touchante qui en dit long sur l’émotion brute des artistes face à leurs premières victoires.
Une anecdote fondatrice racontée avec pudeur et humour
Invité par Anne-Élisabeth Lemoine pour évoquer ses débuts et son dernier projet aux côtés de son fils Pierre Souchon, Alain Souchon s’est laissé aller à une confidence inattendue. Interrogé sur les moments qui ont marqué sa longue carrière, l’interprète de Foule sentimentale, L’Amour à la machine ou encore Allô maman bobo a choisi de revenir sur l’instant précis où tout a basculé : la première diffusion radio de l’une de ses chansons. « Quand on écrit des chansons depuis tout petit et qu’un jour, l’une d’elles part toute seule… c’est une chance incroyable », explique-t-il avec sa voix douce et légèrement tremblante. Ce n’est pas seulement la reconnaissance qui l’émeut, c’est le sentiment que quelque chose qu’il a créé dans l’intimité de sa chambre d’adolescent est soudain partagé avec des milliers d’inconnus.
Le jour où Alain Souchon a freiné en pleine route
L’histoire se déroule il y a plus de cinquante ans. Alain Souchon roule tranquillement en voiture – probablement quelque part en Bretagne, région qu’il affectionne particulièrement – lorsqu’un animateur radio annonce son titre. Les premières notes retentissent dans l’habitacle. Sa réaction ? Immédiate et irrépressible. « On entend sa chanson à la radio… et on pile ! On arrête la voiture net. Sans réfléchir », raconte-t-il en riant, mais avec une émotion palpable dans la voix. Anne-Élisabeth Lemoine, amusée, lui demande confirmation : « Vous avez vraiment freiné sec ? » Réponse sans filtre de l’artiste : « La première fois, oui… j’ai stoppé net. J’étais en sueur. Excusez-moi pour les détails sordides… J’étais bouleversé de m’entendre. » Ce moment, aussi drôle soit-il dans le récit, révèle une vérité universelle chez les créateurs : la première diffusion publique reste gravée à jamais.
Pourquoi cette première écoute radio reste-t-elle si marquante pour les artistes ?
Entendre sa voix ou sa musique à la radio, c’est passer du rêve à la réalité. C’est la validation ultime que son travail existe au-delà du cercle familial ou amical.
| Artiste | Année de première diffusion marquante | Réaction racontée |
|---|---|---|
| Alain Souchon | Début années 1970 | Freine brutalement en voiture, en sueur, bouleversé |
| Jean-Jacques Goldman | 1981 (« Il suffira d’un signe ») | Se cache sous la table du salon chez ses parents |
| Francis Cabrel | 1977 (« Petite Marie ») | Écoute en cachette dans sa voiture, incapable de bouger |
| Julien Clerc | 1968 (« La Cavalerie ») | Pleure dans les coulisses de la radio |
Comme on peut le voir, Alain Souchon n’est pas le seul à avoir vécu cette émotion intense. La radio a longtemps été le graal absolu pour les auteurs-compositeurs-interprètes français.
Derrière l’autodérision, une immense sensibilité
Alain Souchon est connu pour son humour pince-sans-rire et sa tendance à désamorcer l’émotion par une pirouette. L’expression « détails sordides » en est l’exemple parfait : il minimise une réaction physique pourtant très humaine (transpirer sous le coup de l’émotion) pour ne pas paraître trop sérieux. Mais entre les lignes, tout passe : la fierté, l’incrédulité, la gratitude. À 81 ans, après des dizaines de tubes et des millions d’albums vendus, il reste habité par la même fragilité qu’au premier jour.
Un père et un fils unis par la musique
Ce n’était d’ailleurs pas anodin que cette anecdote soit racontée en présence de Pierre Souchon, son fils aîné, avec qui il forme depuis plusieurs années le duo « Les Souchon ». La transmission est évidente : Pierre écoutait son père avec la même émotion admirative que des millions de Français. Leur dernier spectacle commun, démarré en 2025, met justement en lumière cette filiation artistique rare et touchante. Voir Alain Souchon parler ainsi de ses débuts devant son fils ajoute une couche supplémentaire d’émotion à l’anecdote. En quelques minutes sur le plateau de C à vous, Alain Souchon a rappelé pourquoi on l’aime tant : parce qu’il n’a jamais perdu cette capacité à s’émerveiller. Cinquante-cinq ans après ses débuts, il reste habité par la même émotion qu’un jeune artiste qui découvre sa chanson à la radio pour la première fois. Et si, finalement, c’était ça le secret de sa longévité ? Garder intacte cette capacité à être bouleversé par les « petites » victoires qui font une grande carrière. Cette séquence, à la fois drôle et poignante, restera sans doute comme l’un des plus beaux moments télévisuels de l’année 2025.
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