Le mercredi 3 septembre 2025, Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, a livré un témoignage bouleversant dans l'émission Quotidien sur TMC. La jeune femme y dénonce des violences psychologiques et physiques qu'elle affirme avoir subies de la part du chef étoilé Jean Imbert. Après un premier témoignage anonyme dans le magazine Elle, elle a décidé de briser le silence publiquement sur son compte Instagram et devant les caméras.
Un témoignage sur l’emprise et les violences invisibles
Alexandra Rosenfeld décrit une relation sous emprise, où les humiliations et les insultes quotidiennes ont eu un impact plus profond que les coups physiques. Elle explique :
"Ce qui m'a beaucoup plus abîmée, beaucoup plus blessée, c'était ce qui ne se voit pas."
Selon elle, le chef Jean Imbert la rabaissait constamment, en critiquant son apparence, son entourage et son milieu social :
- "Si j'étais habillée en sport, j'étais une cassos."
- "Si je me faisais jolie, j'étais une pute."
Ces attaques verbales répétées auraient progressivement brisé sa confiance et renforcé un mécanisme d’emprise difficile à rompre.
Une peur persistante après la séparation
Alexandra raconte qu’après chaque tentative de rupture, Jean Imbert se présentait à son domicile ou même devant l’école de sa fille :
"Quand tu le quittes, il est caché dans ton parking. Il est devant chez toi, dans l'entrée. Il venait même devant l'école de ma fille. Il a appelé ma mère en pleurant."
Cette peur permanente a contribué à maintenir Alexandra dans un état de stress et d’angoisse, illustrant la difficulté de se libérer d’une relation toxique.
L’incident de la fracture du nez
Un épisode marquant de son récit concerne la fracture de son nez, qu’elle attribue à un coup de tête infligé par Jean Imbert sur son lieu de travail. Elle dément formellement la version défensive du chef, qui parle d’un geste accidentel :
| Date | Événement | Témoignage d’Alexandra | Version de la défense |
|---|---|---|---|
| Août 2025 | Fracture du nez | Coup de tête volontaire sur lieu professionnel | Accident lors d’une dispute violente |
Le courage de briser le silence
Alexandra explique avoir mis plus de dix ans avant de parler publiquement. Son témoignage anonyme dans Elle n’avait pas eu l’écho escompté :
"Quatre compagnes face à une personnalité médiatique aussi puissante que Jean, ce n'était pas pris au sérieux."
Elle a donc choisi de lever l’anonymat sur Instagram pour témoigner sous son vrai nom :
"Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra. Et maintenant, je parle."
Une prise de parole pour libérer la parole des autres victimes
Elle anticipe les critiques concernant le timing de ses révélations et explique ses motivations :
- Elle parle pour guérir et aider les autres femmes victimes.
- Elle souhaite la réparation et la protection des victimes.
- Elle affirme ne rien chercher à gagner personnellement.
Alexandra insiste sur le fait que rester silencieuse aurait renforcé l’isolement des victimes et l’incrédulité autour de l’emprise psychologique :
"Quand j'ai essayé d'alerter, j'ai vu les regards se fermer. Je suis devenue l'ex jalouse."
La peur persistante face à un homme influent
Le témoignage d’Alexandra rejoint celui d’autres femmes, qui décrivent le même schéma d’emprise et de violences :
"Aujourd'hui, je ne dors plus, j'ai peur, parce qu'il est puissant, il est très bien entouré. Mais je ne le fais pas pour moi. Je le fais pour les victimes de Jean, et les victimes de violences conjugales, qu'elles soient physiques ou morales."
Le contexte judiciaire et les autres témoignages
Jean Imbert fait actuellement l’objet d’une enquête pour violences sur conjoint suite aux accusations d’autres ex-compagnes, dont l’ancienne actrice Lila Salet. Alexandra Rosenfeld et Lila Salet se sont rencontrées et soutiennent mutuellement leurs témoignages :
"Jean parle très mal de toutes les femmes, pas que de ses compagnes. Moi, j'étais déjà dans cette relation, je savais que c'était faux. Et donc, j'ai reconnu Lila."
La justice examine les faits, et Jean Imbert a annoncé se mettre en retrait de ses établissements le temps de l’enquête, tout en restant présumé innocent.
Le récit d’Alexandra Rosenfeld illustre la difficulté de dénoncer les violences conjugales, notamment lorsqu’elles sont psychologiques et invisibles. En brisant le silence, elle souhaite non seulement sa propre réparation, mais aussi la protection et la reconnaissance des victimes, qu’elles soient publiques ou anonymes.
Son témoignage est un rappel puissant de la complexité des relations sous emprise et de l’importance d’écouter et de croire celles et ceux qui osent parler.