Chaque mercredi soir, des millions de Français retrouvent Augustin Trapenard sur France 5 à la tête de La Grande Librairie. Derrière le sourire et l’élégance naturelle se cache un travailleur acharné, presque monacal, prêt à tout pour défendre la littérature. Dans une interview sans filtre accordée à Télé7Jours, l’animateur se livre comme rarement et révèle l’envers du décor d’une des émissions culturelles les plus suivies de France.
Qui est vraiment Augustin Trapenard en 2025 ?
À 45 ans, Augustin Trapenard est devenu une figure incontournable du paysage audiovisuel français. Journaliste, critique littéraire, producteur, animateur radio sur RTL avec Boomerang le matin et présentateur de La Grande Librairie le mercredi soir, il incarne une passion dévorante pour les livres et les auteurs. Mais ce que peu de gens imaginent, c’est l’intensité du rythme qu’il s’impose pour honorer chaque invité.
« Inenvisageable », la phrase qui résume toute son éthique
Lorsqu’on lui demande s’il lui arrive parfois de recevoir un auteur sans avoir lu son livre, la réponse fuse : « Inenvisageable ». Pour Augustin Trapenard, lire l’œuvre intégrale de chaque invité n’est pas une option, c’est un devoir moral.
« Il serait inenvisageable, pour moi, de recevoir un auteur sans avoir lu son ouvrage », martèle-t-il. Et pour cause : pendant la rentrée littéraire, ce sont plus de 480 romans qui sortent en seulement cinq semaines. Pourtant, il lit tout. Ou presque.
Son planning de lecture est hallucinant
Pour tenir ce rythme infernal, Augustin Trapenard s’est imposé une discipline quasi militaire. Voici son emploi du temps réel de lecture :
| Jour | Horaires de lecture | Remarques |
|---|---|---|
| Lundi | 8 h – 21 h | Journée entière dédiée aux livres |
| Mardi | 8 h – 21 h | Idem |
| Mercredi matin | Avant l’émission | Lectures de dernière minute |
| Jeudi | 8 h – 21 h | Reprise après l’émission |
| Samedi | 8 h – 21 h | Journée complète |
| Vendredi & dimanche | Repos relatif | Famille et récupération |
Soit plus de 50 heures de lecture par semaine en période intense. « C’est une forme de sacerdoce, c’est vrai, mais j’aime ça », confie-t-il avec un sourire sincère.
« Droit dans les yeux », la séquence qui a tout changé
Lancée en 2022, la séquence finale « Droit dans les yeux » est devenue culte. Chaque semaine, l’auteur invité lit face caméra un texte inédit écrit spécialement pour l’émission. Pas de présentateur, pas de musique : juste l’écrivain et le téléspectateur, dans une intimité brute.
Sur les réseaux sociaux, les extraits font des millions de vues. Pourquoi un tel succès ? Parce qu’en quelques minutes, tout est dit : émotion, sincérité, fragilité. Augustin Trapenard l’explique simplement : « C’est un moment suspendu. On offre quelque chose de rare à la télévision : du silence et de la vérité. »
Son combat pour les librairies indépendantes
Au-delà de l’écran, Augustin Trapenard milite activement pour la survie des librairies indépendantes. « Beaucoup de libraires ferment, et ça pose une question de société : quels centres-villes veut-on pour demain ? Veut-on des villes sans librairie, sans boulangerie, sans boucher ? Non », lance-t-il avec gravité.
Il appelle chacun à consommer localement et à privilégier les conseils passionnés des vrais libraires plutôt que les algorithmes des géants du e-commerce.
Ses autres vies, radio, association, famille
Chaque matin, on le retrouve sur RTL dans Boomerang, où il est accueilli « avec enthousiasme, joie et bienveillance ». Depuis huit ans, il est également parrain de Bibliothèques Sans Frontières, une association qui installe des bibliothèques dans les camps de réfugiés et les zones défavorisées à travers le monde.
Et quand il lui reste du temps ? « Je le consacre à ma famille », dit-il simplement. Preuve que derrière l’hyperactif culturel se cache aussi un père et un compagnon attentif.
Joni Mitchell, son rêve absolu
Interrogé sur la personnalité qu’il rêverait d’interviewer, Augustin Trapenard n’hésite pas une seconde : Joni Mitchell. « Elle a bercé mon enfance et mon adolescence. J’ai une addiction totale à l’album Blue. Si un jour j’ai la chance de la rencontrer… ce sera le graal. »
À une époque où la culture est souvent reléguée au second plan, Augustin Trapenard incarne une résistance joyeuse et déterminée. Par son exigence, son travail titanesque et sa passion communicative, il rappelle chaque semaine que la littérature n’est pas un loisir élitiste, mais un bien commun vital.
Comme il le dit si bien : « C’est merveilleux de témoigner de cette richesse-là ». Et nous, téléspectateurs, lecteurs, citoyens, avons la chance immense de l’avoir comme passeur.
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