Un début prometteur pour la série TF1
En juillet 2024, TF1 lançait avec succès sa nouvelle série française R.I.P. Aimons-nous vivants, co-produite par Arthur via sa société Alef Two. Le pilote a attiré l’attention de millions de téléspectateurs, promettant une fiction captivante sur une mère célibataire dirigeant une entreprise de pompes funèbres.
La série mettait en vedette Claudia Tagbo dans le rôle principal d’Anne-Lise et était écrite par Varante Soudjian, déjà connue pour Inséparables et La Traversée, et Thomas Pone. Malgré ce départ en fanfare, la série n’a jamais eu de suite, laissant les fans dans l’attente d’explications.
Les audiences impressionnantes du lancement
Le 16 juillet 2024, TF1 dominait les audiences avec les deux premiers épisodes de R.I.P. Aimons-nous vivants. Voici les chiffres clés :
| Date | Nombre de téléspectateurs | Part de marché | FRDA-50 |
|---|---|---|---|
| 16 juillet 2024 | 3,58 millions | 21,9% | 24,5% |
Ces chiffres témoignent du fort engouement du public, notamment parmi la cible commerciale des annonceurs, les femmes responsables des achats de moins de 50 ans (FRDA-50). Pourtant, malgré ce succès, la production a décidé de suspendre la suite de la série.
Le rôle initialement destiné à Catherine Jacob
Catherine Jacob, actrice reconnue et César du meilleur espoir féminin en 1989 pour La vie est un long fleuve tranquille, avait été pressentie pour incarner le personnage principal. Selon plusieurs sources, elle aurait été contactée par Alef Two pour collaborer sur ce projet avant que Claudia Tagbo ne soit finalement choisie.
La comédienne avait accepté l’offre après plusieurs échanges avec la production, mais un différend a rapidement surgi, interrompant la collaboration avant le début du tournage. Les raisons précises de ce désaccord restent floues, mais Catherine Jacob a dénoncé une "rupture abusive de son contrat".
Un conflit judiciaire long et médiatisé
En septembre 2025, le site L’Informé révélait que Catherine Jacob avait entamé une action en justice contre Alef Two. Elle contestait la rupture de son engagement, qualifiant les conditions de cette décision de "brutales et vexatoires".
Voici le résumé chronologique de l’affaire :
| Année | Événement |
|---|---|
| 2023 | Proposition de rôle à Catherine Jacob par Alef Two |
| 2023 | Acceptation et échanges pour définir les modalités de collaboration |
| 2023 | Désaccord entre la production et l’actrice |
| 2024 | Jugement des prud’hommes : aucun contrat signé, Jacob perd la demande de dommages et intérêts |
| 2025 | Abandon de toutes les poursuites par Catherine Jacob |
Les montants en jeu
Catherine Jacob réclamait 95 000 euros de dommages et intérêts, estimant avoir perdu 52 000 euros pour 13 jours de tournage à 4 000 euros bruts par jour. Alef Two contestait ces chiffres, arguant qu’aucun contrat formel n’avait été signé. Finalement, le tribunal a donné raison à la société de production, confirmant que la comédienne n’avait aucun droit sur ces cachets.
Les conséquences pour la série R.I.P.
Malgré la fin de ce litige, la série n’a toujours pas repris officiellement. Selon L’Informé, une saison 2 était en préparation au printemps 2025, mais aucune date de diffusion n’a été communiquée. Ce différend a donc freiné la continuité de la série et laissé les fans dans l’expectative.
Pourquoi ce conflit a-t-il autant marqué le public ?
Plusieurs facteurs expliquent l’attention médiatique autour de cette affaire :
- La popularité de Catherine Jacob et son parcours prestigieux dans le cinéma et la télévision française.
- Le succès immédiat de la série lors de son lancement sur TF1.
- Le contraste entre l’anticipation d’un rôle principal et son remplacement par Claudia Tagbo.
- Les enjeux financiers et professionnels dans l’industrie audiovisuelle française.
Le rôle de Claudia Tagbo et la perception du public
Claudia Tagbo, humoriste confirmée, a finalement incarné le personnage principal d’Anne-Lise. Son interprétation a été largement saluée par le public, mais certains fans ont exprimé leur curiosité sur ce qu’aurait pu apporter Catherine Jacob au rôle, créant un débat médiatique autour de la série.
L’impact sur TF1 et la production
TF1, qui avait enregistré des audiences records, a dû gérer cette situation délicate. La société Alef Two a défendu sa décision, soulignant qu’aucun contrat n’avait été signé et que le remplacement de l’actrice n’était pas une décision prise à la légère. Cette affaire met en lumière les défis liés à la gestion des talents et des contrats dans le secteur audiovisuel.
Perspectives pour la saison 2
Malgré ces obstacles, la production semble vouloir poursuivre la série. La saison 2, bien que déjà en tournage, reste sans date de diffusion. Les fans espèrent une reprise rapide, tandis que le succès du pilote reste un indicateur de la popularité continue de la franchise.
L’affaire Catherine Jacob et la série R.I.P. Aimons-nous vivants illustre parfaitement les coulisses parfois tumultueuses de l’industrie audiovisuelle française. Entre litiges judiciaires, enjeux financiers et choix de casting, la série reste un exemple de la complexité de la production télévisuelle moderne. Si une saison 2 voit enfin le jour, elle pourrait confirmer le potentiel déjà démontré par le pilote en 2024 et ravir un public toujours attentif aux nouveautés de TF1.
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